Abir Aouini vous met au tapis sans contact

Écrit par : Delphine Mejean

4 novembre 2022

Mots-clés :
Abir Aouini, le BodyCombat est «un moyen d'échapper à leur quotidien dans la joie et la bonne humeur. En toute sécurité, bien sûr». Crédit Courtoisie
Avez-vous déjà entendu parler du BodyCombat? Venu tout droit de Nouvelle-Zélande, ce nouveau sport en vogue à travers le monde permet la pratique de plusieurs arts martiaux sans contact. Abir Aouini, instructrice passionnée, vous le fait découvrir à Calgary.

.

Il y a quelques mois, cette Tunisienne originaire de Bizerte, petite province située dans le nord de la Tunisie, a décidé de poser ses valises à Calgary avec son mari et leurs enfants. Elle espère y obtenir une meilleure qualité de vie et ainsi associer passion et vie de famille. Si elle a choisi le Canada, c’est d’abord pour les multiples opportunités qu’il offre aux immigrants.

.

Dans sa jeunesse, Abir a pratiqué le basketball pendant 14 ans et fait des études universitaires dans le domaine de la santé et du bien-être animal (prévention, diagnostic et analyses biologiques). Aide-vétérinaire dans son pays, elle a pu mettre en place et faire le suivi des campagnes de vaccination du bétail (ovins, caprins, bovins, etc.). Elle a aussi assumé des tâches administratives en santé animale.

.

En 2017, après être devenue maman, elle a décidé de reprendre son corps en main. Sportive et dynamique, elle a goûté au BodyPump (appartenant à un concept plus large d’entraînement global du corps (body training system) venu de Nouvelle-Zélande). Un cours de conditionnement physique permettant le renforcement musculaire complet, préchorégraphié et en musique. Elle a immédiatement adhéré à cette nouvelle façon de s’entraîner qui lui a permis de trouver un équilibre mental et physique.

.

À travers cette pratique, elle a vu son corps se transformer. Ne faisant jamais les choses à moitié, elle a décidé de devenir instructrice pour partager sa nouvelle passion avec le plus grand nombre et de se spécialiser dans une autre variante de ce sport, le BodyCombat.

.

Apprendre pour partager

Abir a dû valider de nombreux modules avant d’être diplômée. Parmi ceux-ci, on retrouve cinq éléments clés : la chorégraphie, la technique, la pédagogie, la communication et la création de la magie de la condition physique. Un parcours pas forcément facile.

.

«J’ai eu très peur de passer les examens d’instructeur, car je voulais vraiment réussir et je m’étais mis la pression toute seule.» Abir Aouini

.

«J’ai eu très peur de passer les examens d’instructeur, car je voulais vraiment réussir et je m’étais mis la pression toute seule. Mon mari m’a beaucoup soutenue et encouragée et lorsque la musique a commencé, j’ai tout donné.» Elle a pu obtenir sa certification et elle peut aujourd’hui enseigner ce sport qui la passionne tant.

.

Le BodyCombat, c’est quoi?

Le BodyCombatMC, c’est un programme d’entraînement physique basé sur les arts martiaux, mais sans affrontement. Il comprend des mouvements issus du karaté, du taekwondo, du kung-fu, du kick-boxing, du muay thai et du tai chi.

.

Chaque cours est chorégraphié sur 10 morceaux de musique très tendance, garantissant une expérience grisante, avec des résultats ultrarapides pour votre condition physique. De plus, sa pratique régulière offre de nombreux bienfaits.

.

Selon Abir, ce sport peut améliorer les fonctions cardiaques et pulmonaires et réduire les risques de maladies cardiovasculaires. Il tonifie et sculpte les principaux groupes musculaires tout en brûlant des calories. Mais ce n’est pas tout. Parce que ce sport est basé sur les arts martiaux, il permet aussi d’améliorer la coordination et l’agilité en renforçant la posture, la force abdominale et la stabilité.

.

Aujourd’hui, Abir donne des sessions de BodyCombat aux personnes qui désirent se libérer du stress et brûler 740 calories en 60 minutes! Ses prochaines sessions ont lieu au Centre d’appui familial du sud de l’Alberta et sont destinées aux jeunes et aux moins jeunes. Elle propose aussi un atelier pour les enfants d’un programme après-école dans deux établissements scolaires de Calgary.

.

.

Elle insiste d’ailleurs sur la pédagogie apportée aux enfants qui font connaissance avec ce sport. «Le plus gros défi concernant le cours donné aux enfants est de leur apprendre à ne pas reproduire les gestes appris lors de la session sur les parents ou les petits frères et sœurs, mais surtout de libérer leur énergie pendant le cours.»

.

Elle rencontre parfois des difficultés avec la barrière de la langue, car son niveau d’anglais est limité, mais elle se fait un point d’honneur à parfaire l’exécution de chaque mouvement. Elle veille au bon positionnement de chacun des participants et explique en détail la posture avant de lancer un enchaînement de quelques minutes. Sa plus grande crainte? La blessure d’un participant.

.

Finalement, Abir veut partager et faire aimer ce sport aussi aux adultes avec autant de plaisir qu’elle en éprouve. Elle veut leur apporter «un moyen d’échapper à leur quotidien dans la joie et la bonne humeur. En toute sécurité, bien sûr».

.

Partager

La francophonie albertaine vous intéresse?

Nous aussi.

Abonnez-vous gratuitement à notre infolettre pour recevoir chaque deux semaines un concentré de nos meilleures histoires!