L’audace se compte au nombre de vestes

Écrit par : Mélodie Charest

21 avril 2021

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Annabelle Roberts et Alexandra Sarlieve sont à la tête de l’entreprise Present Perfect et se présentent mutuellement comme des « workwife ». Crédit : Courtoisie

Cette native de l’Alberta a mis en place une pratique qui permet de faire de l’échec une force afin de poursuivre ses buts et ses rêves. C’est d’ailleurs grâce à cette technique qu’elle a réussi à faire fleurir son agence ouverte en 2013. Crédit : Félicien Delorme (Flammarion).

On compte plus de 600 différents muscles dans le corps, mais si on croit les dires d’Annabelle Roberts on devrait en compter un de plus : celui de l’audace. Son récent livre, La théorie de la veste : une méthode choc pour faire de l’échec une force, permet à tous ceux et celles assoiffés de réussites de développer ce muscle. 

Née à Edmonton d’une mère québécoise convertie au mormonisme et d’un « véritable cowboy » albertain, Annabelle Roberts a vécu le plus grand parti de son enfance au nord de la capitale albertaine. Elle commence ses études universitaires en communication à Calgary. Elle les poursuit à Toronto, mais elle ne les termine pas, ce qu’elle regrette. Ce qu’elle ne semble pas regretter, c’est d’avoir déménagé à Paris.

Sa mère ne lui ayant jamais transmis la langue de Molière, c’est dans la Ville Lumière qu’elle apprend la langue française, mais aussi à déployer à son plein potentiel son esprit entrepreneurial. 

Pendant son congé de maternité en 2013, Annabelle décide de lancer Perfect Present, son agence en communication qui se spécialise dans la formation de prise de parole. Il s’agit d’ailleurs d’une trace de son passé mormon qui place la prise de parole en public au cœur de leur messe. Le choix de lancer son entreprise était tout à fait naturel pour cette femme. « Je suis une entrepreneure ou une loser », se disait-elle.

La veste Chanel est à la mode 

Née en Alberta, Annabelle Roberts est l’auteure du livre La théorie de la veste : une méthode choc faire de l’échec une force. Crédit : Courtoisie

Dans le lexique franco-européen, se prendre une veste veut dire se faire rejeter. Annabelle en collectionne plusieurs au début de son aventure entrepreneuriale. Un jour, elle décide d’appeler l’entreprise de luxe Chanel pour proposer ses services. Elle parle encore de la réponse de la dame des communications avec les larmes aux yeux : un rejet. « Ç’a fait tellement mal ! Mais je ne suis pas morte ! Il n’y a pas mort d’hommes et je n’ai pas touché ma réputation ! » La première veste de Perfect Present était donc un luxe. 

Cette expérience de rejet l’a clairement fait grandir. Elle s’est même imposé un quota : trois vestes par jour en semaine et deux vestes les fins de semaine ! Elle partage sa pratique de l’audace et l’impose à ses employés. C’est probablement pour cette raison que l’agence a réussi à ouvrir un bureau en Chine. Aujourd’hui, l’agence compte même depuis quelques années la célèbre entreprise Chanel comme cliente.  

« On n’a pas tous les bras de Madonna »

L’audace est donc l’ingrédient magique de sa théorie et elle n’a rien à voir avec une peau de chagrin. La théoricienne compare plutôt l’audace à un muscle dans son livre La théorie de la veste : une méthode choc faire de l’échec une force. Elle lance, en entrevue, qu’« on a tous un système musculaire, mais on n’a pas tous les bras de Madonna ». Il faut donc exercer ce muscle et le rejet est son instrument le plus efficace. 

Annabelle Roberts est la fondatrice de Present Perfect, une agence de communication parisienne spécialisée dans la prise de parole, Crédit : Courtoisie

La théorie de la veste est donc un guide à tous ceux et celles qui désirent affronter la peur du rejet, mais aussi faire épanouir leurs ambitions. « Pour moi, l’ambition est ce qui fait tomber l’économie mondiale. Que tes start-up se développent ; que Kamala Harris peut être vice-présidente des États-Unis ; que Marie Curie a continué à faire ses recherches ! (…) L’ambition est une vertu, un pouvoir. On peut utiliser son pouvoir pour être Batman ou pour être le Joker ».

Le guide de 218 pages permet de passer de la théorie à la pratique. « Comment choisir ses tentatives de vestes ? Comment partager ses vestes avec ses flop friends et sa famille de la flop ? Comment monter sa confiance en soi ? Sachant que si vous attendez de vous sentir confiante pour agir de manière confiante, vous allez attendre longtemps ! » 

Le livre La théorie de la veste : une méthode choc pour faire de l’échec une force, paru chez les éditions québécoises Édito. Crédit : Courtoisie

Une surprise ? 

Sa théorie a « fait un carton » en France, après avoir donné des ateliers pour des start-up, des étudiants universitaires ou bien des femmes entrepreneures, Flammarion — maison d’édition qui a publié Victor Hugo de son vivant — lui propose d’écrire un livre. Annabelle ne cache pas sa surprise face à la popularité de sa théorie. « Pour moi, l’ultime motivateur, c’était une nécessité : celle de comprendre la peur du rejet et trouver quelque chose pour la surmonter pour créer une entreprise, créer un emploi, nourrir ma famille ».

Création d’une entreprise ou bien d’un emploi, mais la théorie de la veste lui a permis de créer des opportunités de réussites et d’épanouissements personnels. Ainsi, c’est le sourire aux lèvres qu’Annabelle raconte un courriel qu’elle a reçu de la part d’un lecteur qui a appliqué sa théorie. Sa collection de vestes lui a permis d’aller de l’avant, mais surtout de rencontrer « l’amour de sa vie ». 

 La théorie de la veste : une méthode choc pour faire de l’échec une force d’Annabelle Roberts est maintenant disponible en libraire. 

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