Un espace consacré à l’art polyculturel

Écrit par : Vienna Doell

15 juin 2022

La porte menant à l’Espace Exploration avec des pièces de Matthew Cardinal. Crédit : Vienna Doell
Depuis 2003, le Centre d’arts visuels de l’Alberta (CAVA), situé dans le nord du quartier Bonnie Doon à Edmonton, accueille les artistes et les passionnés de la francophonie. Bien qu’il soit un peu excentré de La Cité francophone, «les gens connaissent le CAVA, ils savent que le CAVA existe», explique la directrice artistique, Fabienne Mamane-Virani.

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Le CAVA offre un lieu de promotion et de diffusion des arts visuels depuis 1997. Mais c’est en 2003 que les artistes ont quitté les locaux de La Cité pour un édifice situé au coin de la 91e Rue et de la 95e Avenue. Cet espace dédié aux arts visuels est né «de la volonté des artistes et des demandes de la communauté», explique Fabienne Mamane-Virani.

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Depuis qu’elle en est la directrice artistique, plusieurs artistes l’interpellent pour lui raconter des histoires du passé, de l’époque où Gisèle Boutin-Desjardins, la fondatrice, était présente. Selon ses dires, «elle était une personne forte et pleine d’ambition pour le CAVA, avec une vision qui a été claire et déterminée depuis le départ».

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«Elle a vraiment créé quelque chose à partir de rien, avec toute son énergie et savoir que plus de vingt ans après, c’est toujours là… c’est un succès», raconte-t-elle, enthousiaste. Toutefois, un tel espace n’existerait pas sans sa centaine de membres actifs. Ces derniers sont des artistes qui paient 50 $ par an pour avoir accès aux deux salles d’exposition du CAVA. De plus, les membres offrent des ateliers en ligne ou en personne. C’est une belle occasion pour donner des cours à la communauté et vendre leurs œuvres exposées au CAVA.

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Pendant que Fabienne fait le tour des salles d’expositions, elle nomme chaque artiste qui y est exposé. Des artistes que vous retrouverez bien sûr sur le site web du CAVA. «On accepte les gens qui ne parlent qu’un tout petit peu le français, mais qui ont un intérêt pour la francophonie», explique-t-elle.

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«On accepte les gens qui ne parlent qu’un tout petit peu le français, mais qui ont un intérêt pour la francophonie.» Fabienne Mamane-Virani

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Au-delà de ces expositions, Fabienne précise que toutes les formes d’art sont les bienvenues dans ce lieu. La polyculture est un élément essentiel de l’espace. Fabienne raconte que les vernissages les plus récents ont été accompagnés de représentations de danse ou de musique. Le but pour elle, c’est «d’essayer de croiser les thématiques afin d’avoir une dynamique un peu plus stimulante pour le public».

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Un café au CAVA pour siroter, se rencontrer et admirer

Récemment, la soirée pARTé, a été un succès grâce à cette palette culturelle d’artistes francophones présents dans la province, mais aussi aux jeunes talents en devenir.

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L’objectif, c’est avant tout l’accessibilité pour le public à une multitude de sensations. «C’est de croiser les arts, de l’ouvrir au public et de stimuler la créativité.» Fabienne souligne le fait que la francophonie «vient à vous si vous avez quelque chose d’intéressant à lui offrir aussi».

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Et quoi de mieux que la dégustation d’un café, un thé ou un autre breuvage pour profiter de ces murs habillés de couleurs et de formes. Car c’est effectivement la prochaine étape, un espace dédié où artistes, passionnés et étudiants pourront se côtoyer, travailler, lire et grignoter dans une ambiance harmonieuse et éclectique. «J’aimerais que les gens prennent un café et regardent l’art», dit-elle, passionnée.

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Fabienne espère que ce café «sera un espace de rencontre pour la jeunesse» et n’en oublie pas l’installation du WIFI pour celles et ceux qui voudront travailler. Ce projet sera possible grâce, entre autres, aux fonds distribués par le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA).

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Finalement, la maîtresse des lieux espère rendre le CAVA «plus vivant et plus accessible au public». Alors, ouvrez l’œil durant l’été, il se pourrait qu’il y ait une nouvelle place en ville pour faire vivre le français.

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