Grand jeté vers l’avenir

Écrit par : Sarah Therrien

27 septembre 2021

Julianna Damer est la directrice générale par interim de La Girandole depuis septembre 2020. Crédit : Archives Le Franco - Véronique Vincent

Et 5, 6, 7, 8 ! C’est le temps de regagner les studios de La Girandole pour la nouvelle saison de cours de danse qui s’amorce. «On espère vraiment pouvoir faire un spectacle en théâtre en avril», souhaite Julianna Damer, la directrice générale par intérim. Alors que les défis de la saison passée restent palpables,  La Girandole se tourne vers l’avant avec espoir et rythme. 

«Pour moi, c’est un succès de pouvoir voir les enfants s’adapter à tous les changements», lance Julianna en faisant référence à la saison mouvementée de 2019-2020. Alors que les studios ont dû fermer, l’équipe professorale a poursuivi en ligne. Elle offrait ainsi la chance aux enfants de continuer leur apprentissage. 

Les jeunes danseuses du groupe Les Alouettes s’entrainent à l’extérieur pour le spectacle annuel. Leur danse a été présentée à l’extérieur pour mettre en valeur leur costume de meneuse de claques. Crédit : Courtoisie – La Girandole

La directrice, malgré un bel optimisme reste lucide quant à la situation actuelle : «Avec les cas qui augmentent, on reste informé et on garde l’option ouverte pour la pratique des cours sur Zoom.» 

Retrouver la danse

Les plus jeunes pourront retrouver l’offre habituelle de cours. Ils pourront ainsi pratiquer la danse Canadienne française, la comédie musicale et le ballet/jazz. Pour les adultes, c’est le retour des cours de Zumba en formule hybride (en présentiel, mais aussi en virtuel), qui permet aux gens de l’extérieur d’Edmonton de s’inscrire. «J’encourage ça ! Si les gens sont à Falher ou à Saint-Paul, ils peuvent participer», s’enthousiasme la directrice. 

Olivia Leclerc enseigne à La Girandole depuis maintenant sept ans. Cette année, elle prendra en charge le cours de danse traditionnelle des 9-11 ans. «Cela fait une grande différence d’être en personne pour la gigue, qui est une danse percussive», précise-t-elle. 

Olivia Leclerc, lors de la production SaiZons (2017) de Zéphyr. Crédit : Mark Whittington

Il y aura au maximum neuf élèves dans les classes de danse, un effectif diminué qui est loin des habitudes de ceux qui les enseignent. Mais «ce n’est pas la fin du monde», rassure Julianna qui voit dans cette mesure sanitaire un bienfait pour celles et ceux qui vont y participer. Les élèves auront ainsi plus de place pour bouger et certainement un peu plus d’attention de la part de l’enseignante. 

Un effectif qui se bonifie et de nouveaux défis

Cette saison, deux nouvelles enseignantes se joignent à l’équipe, Aline Dupuis-Gervais et Rheannon Lockey. Alors que la première revient à La Girandole après plusieurs années d’absence, la seconde est une Edmontonienne ayant vécu en Ontario. C’est avec grande joie qu’elles sont accueillies par les autres membres de l’école de danse, ravis d’élargir leur équipe.  

Une jeune fille du groupe de Comédie Musicale qui chante lors de la session d’enregistrement des voix en partenariat avec le Centre de développement musicale. Crédit : Courtoisie – La Girandole.

Julianna Damer, elle, entame sa deuxième saison comme directrice de La Girandole, laissant dernière elle une année particulière, mais stimulante. «Je suis vraiment très heureuse. Tous ces défis ajoutent de l’intérêt à l’apprentissage d’un nouveau poste. 

Cela m’a poussé à penser les choses d’une nouvelle façon», explique-t-elle. La jeune femme, qui est aussi photographe, a particulièrement apprécié ce transfert au numérique. En effet, le fait de présenter la danse sous une formule virtuelle lui a permis d’exercer ses talents d’artiste visuel. 

Des nouvelles de la troupe Zéphyr

«Nous avons décidé de prendre une pause», explique Olivia Leclerc qui fait partie de Zéphyr depuis 2013. Une décision qui fait suite au manque d’oppportunité pour la troupe de monter sur scène durant la pandémie. 

Capture d’écran du spectacle annuel 2021, Rassemblés par la danse, présentant deux danseuses de Zéphyr Jr. Crédit: Courtoisie – La Girandole

Même si l’année a été difficile et qu’elle a poussé la troupe hors des projecteurs, les membres de Zéphyr prévoient un retour graduel avec notamment une participation aux festivals Deep Freeze et Canoë volant. 

Covid ou pas covid, «c’est bien d’avoir la danse ou une activité créative, autant pour les enseignants que pour les enfants», souligne Olivia en ajoutant «en ligne ou en personne, c’est bien de se retrouver et de se rassembler avec la danse».

Il est possible de s’inscrire aux cours de danse jusqu’à la fin septembre, tant qu’il y aura de la place !

Aux origines de la danse canadienne-française

La danse canadienne-française est un style traditionnel de gigue enseigné par La Girandole depuis ses débuts. En groupe, avec un partenaire ou seul, cette danse folklorique est inscrite dans l’histoire des Franco-Albertaines. En effet, depuis le XXe siècle, lors des fêtes, les familles utilisaient la danse pour célébrer une occasion spéciale. Si l’histoire vous intéresse, le document Historique des troupes de danse folklorique franco-albertaine préparé par la Société historique francophone de l’Alberta à la demande de La Girandole est pour vous. Il est disponible sur le site web de l’association.

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