L'académie Edmonton Fusion recrute des jeunes de 3 à 12 ans pour jouer au soccer en français

«Francophonie lève-toi, demande des comptes, tu mérites mieux»

Écrit par Vous

1 avril 2021

Mots-clés : ,

Ces pages sont les vôtres. Le Franco souhaite donner la possibilité aux lecteurs d’exprimer leurs opinions. Cette semaine, Bruno Bernard, un lecteur belge expert en francophonie publie ce texte pour appeler à une plus grande cohésion de la francophonie internationale. 

Bruno Bernard pense que la francophonie internationale devrait être plus efficace. Crédit : courtoisie

À quelques jours de la journée de la Francophonie 20 mars, je prends mon clavier et tape ces mots pour crier la souffrance que je perçois chaque jour à travers les échanges avec les francophones des cinq continents.

Ni les organismes francophones ni nos élites ne sont à la hauteur de l’espoir ou des chiffres qui entourent la réalité. Les budgets pour la fortifier et la maîtriser ne sont soit pas à la hauteur, soit mal utilisés. Où sont les cours en ligne pour les millions de francophones en Afrique, dans les Caraïbes, dans l’océan Indien ? La Canadienne, Madame Jean, fort critiquée n’est pas mieux suivie en termes de réalisation. Que dire de la Francophonie économique dont on parle depuis six ans et absente du programme des Universités francophones.

Il y a 500 millions de consommateurs dans l’espace de la Francophonie économique, car il faut faire la différence entre un locuteur francophone et un consommateur. Contrairement aux anglophones qui attachent de l’importance au commerce, les experts francophones se referment dans leur tour d’ivoire.

Que dire des chiffres statistiques de calcul des francophones sur Wikipédia ou dans les livres universitaires ? Tous sont obsolètes, ni réellement estimés ce qui fait la joie des anglophones. Où est le souci, me direz-vous, de savoir s’il y a 30 % ou 60 % de francophones dans un pays ? En fait, tout change, car les pays exportateurs et importateurs vont communiquer en français ou en anglais, aussi bien sur les étiquettes, les modes d’emploi, les tutoriels, les publicités, les fournitures médias, le culturel, les liens internet. Les GAFAM découpent les secteurs par langue donc chaque pays francophone clairement identifié donne de la visibilité pour toute la Francophonie.

Moins de réunions, moins de petits fours et plus de professeurs en ligne gratuits, plus de livres en ligne gratuits, plus d’échanges entre francophones, plus de visas de formations et d’études, plus de bourses, de billets d’avion, plus d’ordinateurs dans les écoles, plus de WIFI gratuit et moins de visites protocolaires.

La pandémie a montré que le virtuel suffisait pour travailler sans payer des hôtels, avions en classe affaires… Donnez des cours communs en ligne un jour par mois. Un cours de sciences ou de dessin sur différents continents renforce les liens pour toujours. Mutualiser les budgets et utiliser les subventions existantes en Europe, au Canada, à l’OIF et ailleurs pour organiser des projets innovants et porteurs d’échanges de la nouvelle génération. Miser plus sur la toile et la comprendre. Avoir des universités sur cinq continents qui cherchent et publient dans la langue maternelle de leurs chercheurs est un outil majeur de résultats et donc profitable à tous.

Pour que nos centres de recherche ne soient pas délocalisés, un français fort d’un milliard de locuteurs et de consommateurs permettra aux francophones de garder leurs atouts et de compter dans le futur. Les francophones du Nord doivent impérativement ouvrir leurs finances pour aider les dizaines de millions de francophones du Sud à avoir une équipe globale capable de rivaliser avec les autres groupes linguistiques.

Ce mois de mars est le mois de la Francophonie, le mois de la promotion de notre langue, brisons le carcan, réclamons le changement maintenant !

Partager

Articles similaires