Polyfonik, inspirations musicales au féminin

Écrit par : Sarah Therrien

28 août 2021

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La cohorte entièrement féminine de Polyfonik a fait rayonner une fois de plus le talent franco-albertain. Malgré les restrictions qui ont empêché un vaste public, le concours musical fut diffusé en ligne le 23 juillet. «Une année record par le nombre d’inscriptions», mentionne Paul Cournoyer, coordonnateur au Centre de développement musical (CDM). Quatre d’entre-elles ont été retenues.

La musique pour changer des vies

«Quand je chante, je ne veux pas que les gens disent « Belle voix! », je veux pouvoir passer un message de paix et d’amour», explique Priscila Bieni, gagnante du concours.  Elle décrit son style musical comme ayant «beaucoup de couleurs, avec un message qui touche le cœur». Un message qui a d’ailleurs changé depuis un an ce qui coïncide avec sa conversion dans la foi «le style n’a pas changé, mais surtout les paroles et le but en tant que chanteuse», précise-t-elle.

La gagnante de Polyfonik 2021, Priscila Bieni décrit son style musical comme ayant «beaucoup de couleurs, avec un message qui touche le cœur». Crédit : Julianna Damer

La gagnante de l’édition 2021 de Polyfonik a particulièrement apprécié le parcours d’apprentissage, mais souligne que «ce n’est pas évident de faire un atelier d’écriture en ligne». 

Crédit : Julianna Damer

Des projets pour la prochaine année? «Lancer mon premier album et tout représenter ce que je suis dans cet album», conclut Priscila. 

Performeuse habituée

Amélie Préville connaît bien la scène musicale albertaine notamment grâce à ses participations au Galala, La chicane et à la Fête Franco. «Je suis dans la musique depuis pas mal toute ma vie, ma mère donnait des cours de musique chez nous», explique-t-elle. La jeune musicienne reçoit le Prix du public avec honneur, « c’est valorisant de voir que le public apprécie mon art. »

Amélie Préville remporte le Prix du public lors de Polyfonik 2021. Crédit : Julianna Damer

Polyfonik fut un défi d’adaptation pour Amélie, particulièrement «s’adapter à faire un show pour la caméra», alors qu’elle est habituée à recevoir l’énergie du public. 

Crédit : Julianna Damer

Mais qu’en est-il de son prochain projet ? «Mon premier single va sortir assez vite. Wild flowers est une collaboration avec Sympa César qui sera disponible sur toutes les plateformes», déclare-t-elle avec enthousiasme. 

Après Isabelle la Wonderful, voici Isa Cliche

Isabelle Cliche en est à sa deuxième participation à Polyfonik. «Cette année, la principale différence est qu’on ne s’est pas rencontré. Le spectacle à la fin fut la première expérience auditive des autres participantes», précise-t-elle. «Gagner Polyfonik pour moi ça ne change pas grand-chose, mais gagner la meilleure chanson c’est le plus important», confie Isabelle qui a remporté le Prix Ronald Tremblay pour sa chanson J’ai besoin d’air.

Isabelle Cliche a remporté le Prix Ronald Tremblay pour sa chanson J’ai besoin d’air.
Crédit : Julianna Damer

Isa Cliche décrit son style musical comme étant rock, folk pop, mais elle ne se limite pas ! «C’est pas parce que je ne l’ai pas fait que je ne le ferais pas », lance-t-elle en riant. Son plus grand rêve ? «Faire des shows de variétés en Europe», dit-elle sans hésiter. 

Crédit : Julianna Damer

Un processus psychologique d’abord et musical ensuite

«C’était la première fois que je chantais devant des personnes» souligne Émilie Ringuette. Celle-ci baigne en effet dans la musique «depuis toujours», d’abord dans l’instrumental au piano et plus récemment au chant. Polyfonik fut pour elle une chance unique de pouvoir travailler sa voix avec des coachs, comme Marie-Josée Ouimet. 

«C’était la première fois que je chantais devant des personnes», souligne Émilie Ringuette.
Crédit : Dawn Wickhorst

«Une fois arrivé [au spectacle] le stress montait, montait, montait», mais Émilie ajoute qu’une fois sa mère et son copain repérés dans l’assistance, elle put se détendre. «C’est comme si je chantais juste pour eux !» Des projets pour la prochaine année ? «Je veux continuer à écrire des chansons et continuer à travailler celles que j’ai déjà écrites. J’aimerais être capable de m’accompagner au piano et au ukulélé». 

Crédit : Dawn Wickhorst

Le vent dans les voiles pour le CDM

L’agenda du Centre de développement musical sera bien rempli pour les mois à venir. La Chicane albertaine proposera un album de compilations regroupant les performances des 9 jeunes artistes sélectionnés d’un peu partout dans la province.  Le Galala reviendra sous forme hybride, mélangeant captation et spectacle. Les jeunes et moins jeunes sont invité à s’inscrire dès la mi-septembre. À la fin août, le CDM ainsi que 8 des 10 artistes iront présenter l’album Hivernation au Festival d’été francophone de Vancouver. 

Plus de détails seront à venir !

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