Une certification, une carrière

Écrit par : Publireportage

6 mars 2022

  • Enfants heureux à l'école

Les certifications en éducation à la petite enfance (EPE) offertes au Centre collégial de l’Alberta ne sont pas seulement des diplômes. Ils sont aujourd’hui une promesse d’un emploi et d’une carrière dans un domaine passionnant et une communauté francophone accueillante. 

Marguerite Cissoko est aujourd’hui coordonnatrice des services de garde avant et après l’école à Saint-Albert (école La Mission). Arrivée en Alberta en 2016, elle a choisi de retourner sur les bancs de l’université pour effectuer une certification en éducation pour la petite enfance. «J’ai une licence en droit obtenu en Guinée, mais si je voulais continuer ici ou trouver du travail, cela aurait été compliqué, notamment à cause de la langue et la citoyenneté que je n’avais pas encore.»

Elle décide donc de «tenter une nouvelle expérience». Originaire de Conakry, elle a très vite compris que cette formation allait lui permettre d’apprendre un métier passionnant. «Je me souviens avoir inauguré le programme de la petite enfance en 2019. Le premier semestre, j’étais toute seule», dit-elle, amusée. Très vite, elle a pris ses marques et a pu finir sa certification de niveau 3 l’été dernier. «J’ai fait mes études en même temps que j’ai élevé mes deux enfants, que j’allais travailler, et tout cela, pendant la pandémie.» Une réussite qu’elle doit notamment, dit-elle, à la disponibilité de l’équipe pédagogique, mais aussi à la qualité des connaissances acquises.

Une formation sur mesure

Emmanuelle Sow fait partie des professeurs qui ont offert cette occasion à Marguerite Cissoko. «Je me souviens très bien de Marguerite, d’ailleurs nous continuons, même aujourd’hui, à travailler ensemble», sourit-elle.

Comme Marguerite, Emmanuelle sait combien cette formation est appropriée pour outiller les étudiants qui désirent se lancer dans cette carrière. Un éducateur, «c’est un professionnel, un expert. C’est tout un métier, c’est aussi un art». Elle ajoute, «ce métier, c’est beaucoup de polyvalence, de spontanéité, c’est plusieurs métiers à la fois. Tu es psychologue, ergothérapeute, cuisinier, orthophoniste, un aménagiste, t’es toute les métiers en un»..

«Ce métier, c’est beaucoup de polyvalence, de spontanéité, c’est plusieurs métiers à la fois.» Emmanuelle Sow

Marguerite Cissoko a particulièrement aimé son cours de deuxième année sur les relations organisationnelles, une plus-value pour tous ceux qui désirent un jour devenir directeur d’établissement ou ouvrir une garderie. «Ce cours te permet d’apprendre à gérer une garderie, à gérer les employés, les informations, les ressources. Tu ne te limites pas au rôle d’éducatrice.»

Emmanuelle Sow

Même si elle avoue avoir été un peu stressée lors des examens, l’étudiante devenue coordonnatrice sait qu’aujourd’hui encore, elle peut compter sur l’équipe pédagogique qui l’a accompagnée tout au long de son cursus. «Les enseignants étaient et sont toujours là pour nous. On profite de beaucoup de ressources et je dois dire que, lors du mon stage de deuxième année, j’étais déjà prête!» D’ailleurs, Emmanuelle Sow insiste sur l’importance de ces stages. Ils sont à la fois pédagogiques, mais offrent sans conteste l’expérience nécessaire aux étudiants.  «Toute l’équipe pédagogique communique énormément et notamment lors des stages des étudiants.» C’est d’après son expérience le moment où «l’on voit le résultat des apprentissages directement dans le milieu. On ajuste la formation en fonction des rapports de stages, on travaille en concert avec la Fédération des parents francophones en Alberta.» Une formation qui «ne finit jamais» tellement le monde de l’éducation en petite enfance francophone est «tissé serré».

Une certification en français qui invite à une belle carrière

Si Marguerite Cissoko a choisi cette formation en français au Centre collégial, c’est d’abord pour des raisons identitaires. «Le français, on le parle dans notre pays. On étudie en français, c’est plus facile pour moi de comprendre. Mais surtout, je n’oublie pas d’où je viens!»

«On étudie en français, c’est plus facile pour moi de comprendre. Mais surtout, je n’oublie pas d’où je viens !» Marguerite Cissoko

Un choix qui, aujourd’hui, lui permet de gravir les échelons très rapidement comme bon nombre de professionnels francophones.

«Travailler en français en Alberta te permet d’aller plus loin et plus vite dans ta carrière», assure Emmanuelle Sow, originaire du Québec. Elle insiste, «dans la francophonie albertaine, tout est à construire. Les personnes qui le désirent peuvent très vite devenir directrices ou créer de nouveaux projets en petite enfance».

Marguerite Cissoko

Emmanuelle Sow continue, «le domaine de la petite enfance est très petit et très soudé. On est très impliqué dans la communauté. Il y a vraiment une continuité dans cet environnement francophone».

Finalement, elle assure, «être professionnel de la petite enfance, ce n’est pas du 8 à 4, tu aimes ça ou tu n’aimes pas ça. Mais si tu aimes ça, tu y vas à fond».

Elle souligne aussi que ce cursus et l’expérience professionnelle qui s’ensuit peuvent être un tremplin pour aller chercher un baccalauréat en éducation ou en droit pour se spécialiser dans la protection des enfants. Marguerite Cissoko l’a d’ailleurs compris. Elle prévoit, dans les prochaines années, d’effectuer «un baccalauréat en enseignement pour toujours améliorer mes connaissances et peut-être devenir enseignante un jour».

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Finalement, Emmanuelle comme Marguerite le savent. Obtenir cette certification en éducation de la petite enfance au Centre collégial, c’est aussi acquérir plusieurs chapeaux en un. C’est offrir des outils efficaces et une belle polyvalence aux étudiants pour qu’un jour, ils puissent eux aussi voir le bonheur dans les yeux des enfants qu’ils accompagnent.

«Nous sommes là à chaque premier instant de leur vie. Nous leur apprenons à devenir autonomes et épanouis, dans un milieu sécuritaire. C’est le plus beau métier du monde», conclut Emmanuelle Sow.

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