Les crêpes, un remède à la pandémie

Écrit par : Gabrielle Beaupré

2 mai 2021

«Je vois tous les jours, le sourire sur le visage de mes clients quand ils voient la crêpe que je leur sers, ils se régalent juste en voyant la belle préparation», dit Anthony Bertrand. Crédit: Courtoisie.

Depuis le 17 juillet 2020, Anthony Bertrand cuisine des crêpes françaises au Bountiful Farmer Market à Edmonton. Propriétaire du comptoir Crêpes La Grenouille, il en ouvrira un autre dans le Farmer’s Market à la fin avril ou au début mai dans le centre-ville d’Edmonton afin d’élargir sa clientèle.

Il se dit conscient que la situation actuelle n’est pas la meilleure période pour prendre des risques économiques et investir dans de l’équipement de cuisine. «Mais, comme je suis un peu têtu et aventurier, je me dis que si je suis capable de le faire pendant la pandémie, mes comptoirs fonctionneront quand elle sera derrière nous». 

L’idée d’être propriétaire d’une boutique de crêpes fleurit dans la tête d’Anthony depuis 2018. Il enclenche les actions pour mettre en vigueur son plan de restauration au début de l’année 2020. Début mars, il donne son préavis de départ à son emploi et quelques jours plus tard, le monde est mis sur pause. 

Une galette sarrasin au fromage de chèvre, à la noix de Grenoble, arrosé généreusement de miel. Crédit: Courtoisie.

Des plans bouleversés par la Covid-19

Anthony s’interroge alors sur l’avenir de son futur commerce de crêpes lorsqu’il voit plusieurs commerçants ayant une clientèle déjà établie mettre la clé sous la porte. «Voilà. Je suis assez têtu. Je me suis dit que je n’allais pas laisser une pandémie changer tous mes plans». 

L’ouverture du comptoir Crêpes La Grenouille dans le Bountiful Farmer Market s’impose comme la meilleure solution puisque par rapport à d’autres marchés, il lui permet de cuisiner sur place. De plus, il prend avantage de la clientèle de l’endroit et ainsi, il se fait connaître. «J’ai réussi à développer une clientèle qui apprécie énormément mes crêpes», dit-il avec fierté. 

La Berrybliss, lorsque les fruits rouges bio côtoient le coulis de framboise et la chantilly. Crédit: Courtoisie.

L’étincelle des crêpes

Il se souvient que l’idée de sa boutique de crêpes lui est survenue à Jasper. Il remarque que le choix alimentaire est limité. Par exemple, les collations proposées sont de la crème glacée, des frites, de la pizza, des sandwichs et des beignes

La complète, un classique de la crêpe sarrasin (appelée aussi galette). Du fromage emmental, un œuf, des champignons, et du jambon. Crédit: Courtoisie.

«Ce même jour, pendant que j’étais en train de manger ma crème glacée, j’ai entendu un couple de Québécois [qui parlaient fort en exprimant leur frustration] disant que ce n’était pas possible qu’il n’y ait pas de crêpes et de gaufres à Jasper». En entendant l’insatisfaction de ce couple, il a pensé: «Moi, je sais faire de super crêpes et je sais faire de très bonnes gaufres. J’en fais quand je reçois des amis [et ils les adorent]». 

L’assistant de sa grand-mère

Aussi loin qu’il se souvienne, Anthony a appris à marcher en même temps qu’il a appris à cuisiner des crêpes. «À cette époque, je faisais des crêpes avec ma grand-mère. Ce n’est pas moi qui les cuisinais. Je cassais juste les œufs».  

Aujourd’hui, la pâte à crêpe qu’Anthony utilise pour cuisiner son mets par excellence est une recette de sa grand-mère qu’il a peaufinée avec les années. Il utilise des produits bio et des produits locaux achetés aux marchés pour leur préparation. Avec Crêpes La Grenouille, Anthony souhaite apporter une nouvelle expérience culinaire à Edmonton. 

Il invite celles et ceux qui n’ont jamais mangé de crêpes à venir les découvrir. Et il convie aussi ceux qui en ont déjà dégusté au Québec ou en France à venir y goûter pour renouer avec le sentiment du voyage.    

 

Partager

Articles similaires