La Fête Franco-Albertaine au-delà du numérique

Écrit par : Gabrielle Beaupré

22 août 2021

Pendant la Fête franco-albertaine en 2007 à Jasper , la mascotte Gribbit avec Denise Lavallée, son mari Joël Lavoie, ainsi que leurs trois filles, Léa, Zoé et Roxanne. Crédit : Courtoisie

Depuis 1989, les Franco-Albertains de partout à travers la province se retrouvent annuellement pendant une fin de semaine pour célébrer leur francophonie. La 32e édition de la Fête franco-albertaine ne fera pas exception. Avec la thématique «Tire-toi une bûche», l’événement se tiendra en ligne du 27 au 29 août prochain. 

Bien que la fête franco-albertaine se trouve dans un format virtuel pour une deuxième année consécutive, son président, Guillaume Roy, relate que le comité organisateur a eu l’année entière pour organiser l’événement. Ce qui n’était d’ailleurs pas le cas l’année dernière, puisqu’il a fallu en quelques semaines passer au virtuel.

Afin de préparer les festivités, le comité organisateur s’est basé sur le mot «simplicité» et sur le cœur de la fête, c’est-à-dire celui de rassembler la francophonie albertaine le temps de quelques jours. «On veut créer un genre de party de francophones familial», précise le président. 

La première édition de la fête franco-albertaine à l’ère de la pandémie. Crédit : Courtoisie Fête Franco-Albertaine.

Cette année, comparativement à la dernière édition, presque toutes les activités seront offertes en direct et il y en aura pour tous les goûts. Elles sont au nombre de 18, six d’entre elles, notamment la cérémonie d’ouverture et de fermeture, ainsi que les spectacles de musique rassembleront tous les participants. 

Les autres seront axés sur les centres d’intérêt des plus petits aux plus grands. «On est allé dans toutes les branches possibles», relate Guillaume Roy.  

Il note avec enthousiasme que plusieurs activités, dont l’atelier de compostage, les ateliers de mixologie pour adultes et pour enfants ainsi que celui concernant la création de bougies n’ont jamais été donnés dans le passé. «On a innové cette année pour offrir un maximum à nos participants. C’est un événement virtuel, mais captivant». 

Un retour dans le passé

L’étincelle de la fête franco-albertaine a eu lieu en 1989. Employée d’été à la Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA) à l’époque, Denise Lavallée se rappelle que le groupe cherchait à initier une nouvelle activité qui pouvait plaire autant aux jeunes qu’aux adultes. 

Elle se souvient que Marc Lamoureux, également un employé d’été de la FJA, a proposé d’organiser une fin de semaine de camping familial où les activités seraient appréciées de tous. «C’est ainsi que l’idée à germer». 

Guillaume Roy souligne que tous «espèrent que l’événement David Thompson Resort sera de retour en juillet». Crédit : Courtoisie

La première année, l’événement s’est intitulé camping familial. Sa première coordinatrice était Denise Lavallée. Il s’est déroulé au Lac Skelton en hybride avec un autre événement plein air qu’organisait la FJA, le Clac au Lac

L’ancienne coordonnatrice se remémore que des activités sportives et culturelles ont été au programme dont une prestation de danse folklorique de la troupe la Girandole accompagnée de danseurs irlandais. L’événement avait réuni plus de 75 personnes. 

De par le plaisir des participants ainsi que son succès, la FJA a répété  l’événement l’année suivante avec l’aide de l’Association canadienne-française de l’Alberta et de ses premiers partenaires, la Fédération des parents francophones de l’Alberta ainsi que la Fédération des aînés franco-albertains. L’événement a alors pris le nom que vous connaissez tous aujourd’hui, la Fête franco-albertaine.  

D’une génération à l’autre

En 32 ans, Denise Lavallée a manqué une seule édition de la fête puisqu’elle était en-dehors de la province. Aujourd’hui, la fête franco-albertaine est devenue une tradition pour sa famille. «Ce sont mes adolescentes qui veulent y aller. Elles ont vraiment du plaisir et elles y sont bénévoles», s’esclaffe-t-elle. 

Sa juvénile, Zoé Lavoie, est aujourd’hui administratrice de la Fête franco-albertaine. Elle a été nommée par la FJA. Pour elle, ces festivités sont l’occasion de faire de nouvelles rencontres et de se réunir entre francophones et francophiles. 

Zoé Lavoie accompagnée de Carmen Campagne (à sa gauche) et de ses amies (à sa droite) Crédit : Courtoisie

Mère et fille disent que leurs souvenirs les plus mémorables de la fête sont les spectacles musicaux. «Il n’y a pas grand chose de plus fort que ça que d’avoir des centaines de personnes qui dansent et qui chantent ensemble avec des musiciens et des chansons de chez nous», pense Denise Lavallée. 

Zoé se souvient, lorsqu’elle était âgée de 15 ans, Carmen Campagne avait donné un spectacle à la fête. «Il avait été magique». Cette prestation musicale lui a fait revenir en enfance pendant quelques instants. «Même si c’est un spectacle pour enfants, on voyait plusieurs adultes et adolescents qui l’avaient écouté pendant leur enfance aller la rencontrer». 

32 ans après la première édition de la Fête franco-albertaine, Denise Lavallée est très contente d’avoir été témoin de l’expansion de l’événement. À ce jour, il est devenu «un rassemblement francophone auquel tout le monde tient».

N.B : À noter que la période d’inscription à la Fête franco-albertaine est terminée.  

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