Candy Cane Lane s’illumine

Écrit par : Isaac Lamoureux

10 décembre 2021

«Ironiquement, je n’aime pas que les gens se tiennent devant sa maison», dit Ming Tsai en posant pour une photo. Crédit : Isaac Lamoureux

Cette rue d’Edmonton s’illumine officiellement le 10 décembre et le reste chaque nuit jusqu’au jour de l’An. Ce spectacle féérique, qui a lieu chaque année, a une saveur toute particulière après les restrictions de 2020. Chaque habitant est à pied d’œuvre pour rendre sa maison la plus belle possible, parée de dizaines de guirlandes, et pour offrir aux visiteurs un spectacle inoubliable. À pied ou en traîneau, la visite de Candy Cane Lane est l’événement de Noël à Edmonton. 

L’année dernière, Candy Cane Lane a connu les affres des nombreuses restrictions liées à la pandémie. Cette année, ce sera différent : en effet, les visiteurs pourront à nouveau se promener dans la rue. Les résidents et les spectateurs sont impatients.

Panneau routier de Candy Cane Lane. Crédit : Archive (janvier 2020) – Anne-Marie Dumont

Géré entièrement par des bénévoles et des habitants du quartier, l’événement existe depuis la fin des années 1960. Située sur la 148e Rue, entre la 99e Avenue et la 92e Avenue, Candy Cane Lane est un lieu de divertissement et de jeux, mais ce n’est pas tout.

YEG Candy Cane Lane est aussi le deuxième plus grand contributeur à la banque alimentaire d’Edmonton. En effet, les visiteurs sont encouragés à apporter un don, des boîtes de dons étant installées tout au long du parcours. 

Deion Tarrabain, un résident de Candy Cane Lane depuis 25 ans, souligne l’importance de cette réouverture aux piétons. «J’aime vraiment quand les gens déposent de la nourriture pour la Banque alimentaire». 

Deoin Tarrabain posant avec la première décoration qu’il a installée. Crédit : Isaac Lamoureux

Cette tradition, mélange de plaisir des yeux et de solidarité, dure depuis plus de 50 ans et est très importante pour les habitants de la région et pour les personnes qui, dans le besoin, pourront profiter de ces dons faits par la population. 

Avec la pandémie de COVID-19, les fêtes de fin d’année n’ont pas été comme les autres l’an dernier sur Candy Cane Lane. En effet, l’hiver dernier, seuls les véhicules pouvaient parcourir la rue, mais cela n’avait pas empêché Deion Tarrabain d’installer toutes ses décorations. «Dans les bons comme les mauvais moments, vous continuez à le faire», dit-il fièrement.

Deoin Tarrabain sourit en admirant la première décoration qu’il a installée, avec Candy Cane Lane en arrière-plan. Crédit : Isaac Lamoureux

Non loin de là, Ming Tsai est un habitué de Candy Cane Lane depuis les 10 dernières années. Il se hâte déjà à la décoration de sa maison, alors que le calendrier de l’avent n’est pas encore entamé.

Les résidents commencent à déballer leurs décorations

La plupart des riverains commencent à installer les décorations sur leur maison au début de décembre, explique Ming Tsai. Ses décorations sont parmi les plus élaborées du quartier et chaque année, il lui faut en général huit heures pour finaliser le spectacle.

Plan large sur la maison de Ming Tsai pendant le montage. Crédit : Isaac Lamoureux

«Les célébrations ne sont pas si importantes», avoue-t-il en pensant à Noël. Cependant, sa mère, décédée il y a trois ans, était très enthousiaste à propos de celles-ci, alors il perpétue la tradition en sa mémoire en illuminant sa maison.

Compte tenu de la taille de l’installation de Ming Tsai, il note que ses dépenses en électricité augmentent. Il déclare d’ailleurs que les résidents de Candy Cane Lane ne sont pas payés ni subventionnés pendant l’événement. «Ce serait bien s’ils nous payaient pour ça, cela réduirait ma facture d’électricité.»

Chevaux tirant un traîneau. Crédit : Archive (janvier 2020) – Anne-Marie Dumont

L’augmentation de l’électricité est aussi notable pour Deoin Tarrabain même si son installation est plus modeste. En effet, il ne lui faudra que trois heures pour en venir à bout. Sa maison est généralement illuminée pendant une vingtaine de jours. Il ne s’inquiète pas de l’augmentation de ses dépenses d’électricité, car «c’est pour les enfants et la communauté!»

La raison de cet amour pour Candy Cane Lane et ses illuminations diffère d’un résident à l’autre, mais la tradition est indétrônable pour tous.

Des spectateurs impatients de voir les illuminations 

Les résidents de Candy Cane Lane ne sont pas les seuls à attendre avec impatience le début des célébrations. Une nouvelle citoyenne d’Edmonton, Kleio Hayward, qui vit ici depuis deux ans, connaissait l’existence de Candy Cane Lane avant même de s’y installer. 

Portrait de Kleio Hayward. Crédit : Courtoisie

En raison de la COVID-19, la jeune fille, née à Smithers, en Colombie-Britannique, ne se sentait pas à l’aise d’aller voir Candy Cane Lane l’année dernière. Aujourd’hui, elle a du mal à contenir son excitation. Elle est impatiente de voir les décorations que les résidents ont installées. Elle l’assure, «les lumières sont la meilleure partie de Noël».

Candy Cane Lane s’illuminera jusqu’au jour de l’An. Et pour les personnes qui désirent faire une promenade en traîneau, hâtez-vous pour réserver votre place sur le site Web de l’événement! 

Pour plus d’information :

YEG Candy Cane Lane : https://yegcandycanelane.com

 

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