Le stage professionnel, un grand pas vers l’emploi

Écrit par : Publireportage

19 mars 2022

Lorsque l’on parle de l’éducation à la petite enfance en français au Centre collégial du Campus Saint-Jean, on ne peut s’empêcher d’évoquer les stages professionnels qui accompagnent l’étudiant jusqu’à son diplôme. Rigoureux, intensifs, passionnants et souvent sur mesure, ils offrent une expérience professionnelle unique.

 

Sandra Hassan Farah, professeure-enseignante en éducation à la petite enfance au Centre collégial, aime rappeler le rôle essentiel des stages qui sont proposés lors de la formation afin d’acquérir la certification d’éducateur de niveau 2 (1 an) ou 3 (2 ans). «C’est une réelle mise en contexte avec pour chacun des stages des objectifs pédagogiques précis.» Rien d’étonnant lorsque l’on remarque que le finissant au diplôme aura un bagage de plus de 750 heures passées en stages pratiques.

 

Ancienne directrice d’un service de garde en Saskatchewan, diplômée en éducation, travailleuse sociale en France et à Djibouti, elle est, avec ses collègues, à l’origine du développement du programme proposé au Centre collégial.

Sandra Hassan Farah

«Créer un stage qui répond aux exigences du plan de cours validé par le gouvernement provincial prend du temps. C’est un travail d’équipe avec les professionnels de la petite enfance, de nombreux établissements, la rétroaction des étudiants et le tout dans une communauté tissée serrée.» Elle ajoute d’ailleurs que leur contenu est en constante évolution.

Des stages tout au long du cursus

Si l’objectif avoué de ces stages est de mettre l’étudiant en contact direct avec les enfants, il peut, dès les premiers jours, offrir certains défis. Nathalie Ouellet termine sa deuxième année, mais elle se souvient très bien de ses débuts.

 

«Lors de mon stage 1, j’étais super gênée, vraiment pas à l’aise avec le groupe d’âge [3 à 5 ans] dans lequel je me suis retrouvée», dit-elle avec le recul, amusée. «Heureusement, tout le monde est là pour toi. Il suffit d’être honnête envers toi-même, d’en discuter avec ton référent et les choses se placent.»

 

Ce premier stage, hebdomadaire, permet à l’étudiant de prendre ses marques, d’observer, de questionner. Il a ses premières interactions avec les enfants et l’équipe, qui se plie à l’exercice avec toujours beaucoup de plaisir. «C’est aussi le bon moment pour l’étudiant de savoir s’il aime vraiment cet environnement», ajoute Sandra Hassan Farah.

 

Nathalie Ouellet a fini les cours magistraux pour bientôt valider sa certification de niveau 2. Alors qu’elle entame son troisième stage, elle réalise l’importance de ces moments privilégiés avec les équipes sur le terrain. «Ces stages sont là pour approfondir ce que j’ai appris à l’école. Cela te permet aussi de fonctionner différemment avec les enfants; tes vieilles habitudes de mère restent à la maison», dit-elle, énergique. Et elle sait de quoi elle parle, maman monoparentale d’une fratrie de six, elle a aussi changé son approche avec ses deux derniers depuis qu’elle étudie.

Nathalie Ouellet

Alors que les stages 2 et 4 s’effectuent sur sept semaines à temps plein, l’étudiante avoue que son second stage en période de COVID-19 n’a pas été des plus faciles. Alors qu’il est censé offrir au stagiaire une plus grande autonomie, une grande interaction avec l’équipe, les familles et la communauté, elle a dû le faire en virtuel. «Au début, il y avait énormément de vidéos. C’était la période d’observation, j’ai développé des habiletés à créer des histoires, du contexte et avec le support de l’équipe professorale tout s’est finalement très bien passé.»

 

Aujourd’hui, elle effectue son troisième stage au Centre d’expérience préscolaire et parascolaire Gabrielle-Roy. «Je sens que je fais partie de l’équipe. Je prends beaucoup d’initiatives et j’adore ça. C’est le moment de mettre en application le curriculum L’Envol, favoriser le développement et l’autonomie des enfants, mais aussi leur bien-être par l’ergonomie de l’environnement dans lequel ils évoluent.» Elle insiste d’ailleurs sur la relation avec les parents des jeunes enfants dont elle s’occupe.

 

«Je sens que je fais partie de l’équipe. Je prends beaucoup d’initiatives et j’adore ça.» Gabrielle-Roy

 

«J’ai rencontré “une” couple de parents, ils sont habitués à voir des stagiaires. Je n’ai pas eu le sentiment de ne pas être à ma place, bien au contraire», dit-elle, enjouée. Elle ajoute que le rôle du parent au sein de la garderie est aussi très important.

 

Sandra Hassan Farah insiste aussi sur la relation entre les professionnels de la petite enfance et les familles. «Les familles apprécient énormément le fait que les stagiaires passent par les services de garde. Ils se rendent compte du sérieux de la formation et ont alors confiance en la relève.»

 

Si Nathalie Ouellet a pris un peu de retard dans sa formation à cause d’une grossesse, elle a hâte de commencer son quatrième stage. «J’aurais alors toutes les connaissances pour ouvrir ma garderie en milieu familial!»

 

 

Un dernier stage couvre la gestion d’un établissement, les réglementations et surtout toutes les normes de qualité imposées par le gouvernement, «un gros pavé!» explique Sandra Hassan Farah tout en relativisant les choses. «Peu importe où vous en êtes dans votre formation, les stages sont une porte d’entrée pour l’emploi.»

Une carrière se dessine

«Lors de tes stages, tu te fais connaître. La communauté francophone de la petite enfance est très solidaire, tout le monde se côtoie», explique Nathalie Ouellet. Elle insiste sur la disponibilité de l’équipe enseignante, sur la flexibilité à aménager les stages en fonction des défis personnels des étudiants et elle n’a aucun doute de trouver rapidement un emploi.

 

Celle qui se dit toujours à l’affût d’en comprendre davantage insiste, «ils [les professeurs] te donnent tous les outils, c’est à toi de les prendre!»

 

Lorsque Sandra Hassan Farah fait le bilan de ces derniers semestres, elle avoue que certains stagiaires «ont forcé mon admiration lors de leur apprentissage». Elle souligne leur capacité à très vite acquérir une maturité qui leur permet de «résoudre des conflits, prendre des directives» et finalement être prêts pour le grand bain. «Lorsque l’étudiant obtient un emploi à temps plein, c’est pour moi une réussite.»

 

«Lorsque l’étudiant obtient un emploi à temps plein, c’est pour moi une réussite.» Sandra Hassan Farah

 

Finalement, Nathalie Ouellet l’affirme, «pendant mon stage, lorsqu’un petit garçon a ses yeux qui deviennent grands comme des billes dès qu’il me voit, c’est du pur bonheur. J’ai trouvé ma vocation!»

 

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