Pères au cinéma, une longue histoire

Écrit par : Sarah Therrien

20 juin 2021

Photomontage Sarah Therrien - Crédits : (de g. à h) Père et fils ; Gaumont, Littre Bear, Max Films inc. Demain tout commence ; Vendôme Production. Deux jours avec mon père ; RTS, SRG SSR. Starbuck ; Caramel film. Retour en Bourgogne ; M2K Mile End. Le fils de Jean ; Fin Août Productions, Item 7, France 3 Cinéma.

Une seule journée dans l’année pour souligner l’importance des pères n’est certainement pas suffisante. Mais pourquoi ne pas utiliser ce prétexte pour rendre hommage à notre papa, qu’il soit rusé, improvisé ou pas comme les autres. Le Franco vous propose de voyager à travers plusieurs dimensions de la paternité avec cette sélection de longs métrages.

Père rusé

  • Père et fils (Disponible en streaming) 

Désespéré de revoir ses fils unis, Léo (Philippe Noiret) à l’âge de 70 ans tente l’ultime mensonge : il fait croire qu’il est atteint d’une maladie grave. De ce fait, ses trois fils ne peuvent refuser de l’accompagner au Québec pendant une semaine. Mais tout ne se déroulera pas comme prévu… Cette comédie franco-québécoise sortie en 2003 témoigne, même avec un ton léger, de l’importance de savourer et de saisir chaque moment avec son père. 

Père improvisé

Samuel, interprété par Omar Sy (Lupin, Intouchables), n’avait aucune idée qu’il était père jusqu’au jour où une ancienne flamme lui présente sa fille. Éternel adolescent, il se voit confier, malgré lui, la responsabilité de la petite Gloria. L’homme devra donc changer radicalement son mode de vie et apprendre à être papa. Un père imparfait et non conventionnel certes, mais qui aime inconditionnellement sa fille. Une comédie qui vous fera assurément rire. 

Père pas comme les autres

Robert (Jean-Pierre Gos), un vieil homme qui aime chanter, ne souhaite pas mourir à l’hôpital. Il décide donc de prendre la fuite par le balcon de sa chambre qu’il partage avec un sosie de Roger Federer. Son fils, inquiet et consterné, finit par le retrouver et l’accompagne lors d’une randonnée en montagne. Ils passeront deux jours ensemble à se reconnecter l’un à l’autre dans le magnifique paysage du Valais en Suisse

Père biologique

Ce long métrage du réalisateur Ken Scott (Les doigts croches) propose cette histoire à dormir debout. David Wozniak (Patrick Huard) découvre que ses dons de sperme, qui lui ont rapporté près de 25 000 $ à l’époque, sont aussi à l’origine de 533 naissances. 152 de ces enfants nés d’inséminations artificielles tentent de retrouver leur père biologique, connu sous le pseudonyme de « Starbuck ». Le personnage de David, de nature plutôt irresponsable, décide alors d’entrer en contact avec certains de ses enfants sans dévoiler sa réelle identité. Il jongle alors entre le rôle de père, d’ami et d’ange gardien. 

Père passionné

Unie par la passion de la viticulture, mais séparée par un passé de malentendus, une fratrie se retrouve après 10 ans pour pleurer la mort de leur père. Jean, Juliette et Jérémie doivent se mettre d’accord : vendre ou ne pas vendre le domaine familial, riche en vignes, mais aussi en souvenirs. Père distant, beau-père, nouveau père, ce film réussit avec nuances et subtilités à explorer plusieurs déclinaisons de la paternité. À prévoir lors de votre visionnement, une bonne bouteille de vin à consommer avec modération. 

Père-fils 

Mathieu, interprété par Pierre Delalongchamps, a grandi en France avec sa mère et son beau-père. Dans la trentaine, il reçoit un appel qui changera sa vie : son père biologique Jean vient de mourir. Il décide alors de se rendre au Québec pour assister à ses funérailles et tenter de découvrir qui était cet homme. Secrets, mensonges et rencontres, ce film vous captera par sa sensibilité et par ses acteurs. 

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