Le Franco sacré journal de l’année au gala de la presse francophone 2022

Écrit par : Le Franco

14 octobre 2022

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Le mot de la direction

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À toute l’équipe du journal, ce prix est pour vous ce soir, ceux qui rédigent, corrigent, mettent en page et gèrent ce fabuleux journal qu’est Le Franco. Ceci est la preuve que vos heures de travail acharné ne sont pas inutiles. Mille mercis de la part du conseil d’administration et de tous nos lecteurs.

Virginie Dallaire, présidente du journal Le Franco

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Cette semaine, votre journal franco-albertain est sorti grand gagnant du gala des Prix d’excellence de la presse francophone 2022 en remportant le titre de journal de l’année.

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Ce gala organisé par Réseau.Presse vise à récompenser l’excellence parmi ses 24 journaux membres, d’un océan à l’autre. Une trentaine de personnalités et d’experts de l’industrie médiatique au Canada étaient parmi les jurys.

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Ce prix constitue la plus haute distinction que peut recevoir un journal francophone en milieu minoritaire, une reconnaissance nationale et une reconnaissance par nos pairs. Il confirme ce qu’on observe déjà alors que notre tirage a quintuplé en trois ans : les francophones en Alberta se réapproprient leur journal et peuvent en être très fiers.

Meilleur article et plus beau graphisme

Le Franco a également remporté le prix d’excellence pour l’article d’actualité de l’année avec l’article Chez nos voisins, des militants de tous horizons montent aux barricades signé par Marie-Paule Berthiaume. Son texte détaillé et magnifiquement illustré explore les coulisses du plus grand mouvement de désobéissance civile de l’histoire du Canada, la bataille de Fairy Creek. Toute l’équipe du journal félicite chaleureusement Marie-Paule.

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Enfin, le journal franco-albertain, qui était en nomination pour sept prix, a reçu le prix d’excellence générale pour la qualité graphique du journal. La maquette actuelle du Franco – colorée et engageante – a été conçue par Andoni Aldasoro. Toute l’équipe du journal se réjouit que son travail soit primé et remarqué partout au pays. Nous lui offrons toutes nos félicitations.

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Par ailleurs, ces prix reviennent aussi à Arnaud Barbet, notre rédacteur en chef, qui a brillamment conduit la transition éditoriale des dernières années. Je souhaite le remercier et saluer sa passion, sa détermination et son souci du travail bien fait. Un mot de remerciement s’impose aussi pour Valériane Dumont, notre directrice adjointe, pilier de l’équipe, vecteur d’excellence, sans qui nous serions loin de pouvoir aspirer aux prix que nous recevons aujourd’hui.

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Je tiens aussi à remercier chaleureusement toutes les plumes passées et présentes qui ont collaboré au quotidien pour informer et inspirer notre communauté par leurs écrits, sans oublier notre réviseure et son œil acéré. Sans leur travail, nous n’en serions pas là.

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Enfin, je souhaite remercier nos partenaires et nos annonceurs qui nous permettent d’exister et tout particulièrement les conseils scolaires qui ont renouvelé leur confiance avec le journal dernièrement.

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Et la suite?

Une refonte graphique primée, les premiers contenus Tik Tok en français produits en Alberta, la toute première application mobile pour un média francophone en milieu minoritaire, un tirage quintuplé, la mise sur pied du plus important concours de journalisme pour les jeunes en français en Alberta et, maintenant, le Journal de l’année. Que pouvons-nous faire de plus? Qu’est-ce qui attend donc Le Franco? Ce n’est pas les idées qui manquent.

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Or, ce que j’entrevois, c’est malheureusement une forme de stagnation. Le retour à la survivance. Toujours développer plus et mieux a ses limites devant la relative indifférence de certains acteurs clés de la communauté qui voient toujours ces pages comme une relique historique qui n’est utile que pour rejoindre quelques aînés néophytes du numérique, on me l’a déjà dit.

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Outre le soutien communautaire en déclin, ce sont aussi les maigres revenus publicitaires qui cannibalisent notre croissance. Le gouvernement fédéral se désengage des médias papier partout au pays. Les annonces d’Ottawa, et les revenus publicitaires qui en découlent, sont de plus en plus absorbés par les GAFAM et leurs grands serveurs en terres étrangères. L’argent coule à flot, oui, mais vers la Silicon Valley, au détriment du contenu d’ici.

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Il n’y a pas de médias d’information crédibles sans subvention. Dire la vérité n’est pas une business lucrative, particulièrement en Alberta où, encore cette année, plusieurs publications locales en anglais ont dû mettre la clé sous la porte.

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À ce titre, notons l’absence complète de soutien du gouvernement albertain dans notre industrie, ce n’est pas rien. Le Franco était en compétition dans ce gala avec des journaux, ailleurs au pays, appuyés par leurs gouvernements provinciaux ou territoriaux. On parvient néanmoins à produire ce qui a se fait de mieux au Canada. Imaginons un instant ce que des ressources supplémentaires nous permettraient d’accomplir.

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