Francothon, une belle année pour La Fondation franco-albertaine

Écrit par : Vienna Doell

13 décembre 2022

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Bénévoles, participants et autres personnages présents lors du Francothon. Crédit : Vienna Doell
Ce 25 novembre, La Cité francophone a des airs de ruche. De nombreuses personnalités de la francophonie se bousculent, mais aussi plusieurs anonymes sensibles à la communauté. Les médias sont là aussi; c’est le Francothon 2022! L’objectif est de récolter 225 000$ dollars et 500 dons. Les évènements organisés par le Campus Saint-Jean, le Comité Franco-Queer de l’Ouest, le spectacle de Chantal Marie et l’Onde Sonore rythment le succès de la journée.

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Vienna Doell
IJL – Réseau.Presse – Le Franco

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«Le Francothon, c’est un outil pour tous ceux qui ont un fonds et veulent le faire grandir», explique le directeur général de La Fondation franco-albertaine, Joël F. Lavoie. En partenariat avec la Société Radio-Canada (ICI Alberta), La Fondation organise la 9e édition du Francothon pour récolter des fonds pour la francophonie albertaine.

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ICI Alberta (Radio-Canada) en direct à La Cité francophone. Crédit : Vienna Doell

ICI Alberta (Radio-Canada) en direct à La Cité francophone. Crédit : Vienna Doell

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D’après le communiqué de presse publié par La Fondation après l’événement, le Francothon 2022 a permis «d’amasser 266 097$ grâce à 527 dons». Vingt des 527 dons sont venus de l’extérieur de l’Alberta, aussi loin que le Luxembourg et Paris. La médiane des dons est de 100$.

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Et bien que les dons «soient toujours les bienvenus» tout au long de l’année, de nombreuses personnes aiment venir à l’événement pour faire leurs dons en personne.

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Faire un don à fonds familier

Hector et Angéline Goudreau, du nord-est de High Prairie, participent à l’évènement pour donner à deux fonds qui leur sont chers et avec lesquels ils ont des liens familiaux, soit le fonds Thomas-Pomerleau et le fonds en mémoire de Marie-Rose-et-Laurent-Goudreau.

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Hector et Angeline Goudreau au Francothon pour faire des dons. Crédit : Vienna Doell

Hector et Angeline Goudreau au Francothon pour faire des dons. Crédit : Vienna Doell

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Le neveu de Hector et d’Angéline, Thomas Pomerleau, a été le premier récipiendaire d’une bourse de La Fondation à créer son propre fonds de dotation. Celui-ci fait partie du «grand cycle de générosité» qu’apprécie voir Joël F. Lavoie dans une communauté tissée serrée.

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Hector et Angéline partagent les histoires des membres de leur famille qui fréquentent en ce moment les établissements postsecondaires francophones. «On aime surtout supporter les étudiants», s’exclame Hector. Le fonds Goudreau offre notamment une bourse pour l’accès aux études postsecondaires à des étudiants de la région de Beaumont. «C’est important de supporter l’avenir de notre province et notre communauté francophone», décrit Hector.

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«On aime surtout supporter les étudiants.» Hector Goudreau

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Les nouveaux fonds sont toujours les bienvenus

La Fondation a plus d’une centaine de fonds et sept ont été créés depuis l’an passé. Joël F. Lavoie l’assure, La Fondation «n’a pas trop de fonds parce que chaque fonds touche les gens de différentes façons».

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L‘un d’eux est celui de «l’ACFA de Saint-Paul […], un fonds pour la francophonie de Saint-Paul». Selon le directeur général, dans les régions rurales, les francophones créent d’abord «un fonds pour leurs écoles». L’éducation est une priorité depuis toujours et «il y a des gens qui sont attachés à l’école et d’autres qui ne le sont pas», décrit le directeur général. Mais ce nouveau fonds, «c’est le fun parce que ça fait plusieurs années qu’on a un fonds pour l’école» et non pour «l’ensemble de la communauté».

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D’ailleurs, de nombreuses communautés ont plus d’un fonds, chacun d’eux ayant son importance «pour la bienfaisance dans la région».

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Des déserts philanthropiques

Joël F. Lavoie remarque qu’il y a encore des lieux et des organismes de la francophonie qui n’ont pas encore de fonds. «J’aimerais voir un fonds pour toutes les organisations!» Il nomme pêle-mêle La Girandole et plusieurs écoles francophones comme celles de Wainwright et d’Okotoks.

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«J’aimerais voir un fonds pour toutes les organisations!» Joël F. Lavoie

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Parmi les fonds de La Fondation franco-albertaine, un certain nombre offrent des bourses pour les élèves et les étudiants. Joël F. Lavoie estime qu’il faudrait en faire plus pour certaines d’entre elles qui touche à l’éducation en santé. Jusqu’à présent, La Fondation n’a qu’une bourse pour les sciences infirmières pour laquelle, comme Joël F. Lavoie le fait remarquer, il pourrait y avoir plus, car «les coûts de formation sont assez élevés».

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Une des bénéficiaires, Mamie Bukasa Ngabwa, est récipiendaire du fonds Éric-Préville en santé pour ses études comme aide-soignante au Campus Saint-Jean. Cette maman de deux enfants est extrêmement reconnaissante. Cette bourse a été un soulagement, «car les finances ne sont pas évidentes». Elle ajoute que «ça fait une grosse différence d’étudier dans une langue que tu comprends mieux». Elle espère donc continuer ses études aux Campus Saint-Jean dans le programme bilingue de sciences infirmières.

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Mamie Bukasa Ngabwa entarte Philip Worré lors de la collecte de fonds pour le Campus Saint-Jean. Crédit : Vienna Doell

Mamie Bukasa Ngabwa entarte Philip Worré lors de la collecte de fonds pour le Campus Saint-Jean. Crédit : Vienna Doell

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Pour Mamie, le Francothon lui a présenté «la grande communauté francophone de la ville d’Edmonton» dont elle était «ignorante». Elle a d’ailleurs participé activement à l’évènement puisqu’elle a été l’heureuse élue pour entarter Philip Worré, responsable des Relations extérieures au Campus Saint-Jean, au 30e don reçu par le fond du même nom. Au total le fonds du Campus Saint-Jean a accueilli 36 dons et reçu 3079$.

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