Des parents se mettent au français

Écrit par : Vienna Doell

1 octobre 2022

Un nouveau cours, French for Parents – Enhanced Self-Guided French Course, est offert aux parents ayant des enfants inscrits dans un programme de français langue seconde ou d’immersion française. Ces cours, qui ont lieu durant six semaines, entre le 19 septembre et le 24 octobre 2022, apportent une certaine sérénité aux parents qui ne sont pas familiers avec la langue de Molière.

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Vienna Doell
IJL – Réseau.Presse – Le Franco

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Selon le site web de Canadian Parents for French (CPF) Alberta, ses vingt-sept sections régionales offrent «des activités scolaires, des programmes extrascolaires et fait la promotion de l’éducation au niveau local». Trish Rognvaldson, la coordonnatrice du marketing et du développement des sections régionales, dévoile : «nous avons offert des cours de français en personne pour les parents dans nos sections».

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Mais comme de nombreuses organisations, la CPF Alberta a dû s’adapter et offrir des cours virtuels en raison de la pandémie. Trish évoque les défis des cours virtuels et la limite «en nombre [de participants] et le temps» pour y participer. Elle précise que «si leurs horaires ne leur permettaient pas de se rencontrer à une heure précise, cela devenait difficile».

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Elia Dirand, l’animatrice et la créatrice du contenu de l’autoformation en ligne, ajoute que pour les cours virtuels, elle «a mis la limite à douze participants parce qu’il y a beaucoup d’interactions», une manière pour elle d’être disponible pour tout le monde.

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Pour l’autoformation, l’animatrice explique «qu’il n’y a pas forcément de limite» et, au moment de rédiger cet article, «vingt-deux participants» y étaient déjà inscrits.

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Un apprentissage accessible au niveau national

Ce cours n’est pas seulement offert aux membres de la CPF Alberta, mais aussi «aux membres de la CPF à travers le Canada», explique la coordonnatrice. Mais en raison des différents fuseaux horaires, il était plus difficile pour les parents d’accéder aux cours strictement virtuels. Les autoformations facilitent donc cette participation nationale.

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Néanmoins, durant ces six semaines, Elia offre «deux sessions en direct». «J’ai fait un pilote cet été avec quelques parents et j’ai pu m’apercevoir que c’est très constructif […] de créer le lien entre les participants», décrit l’éducatrice de langue française.

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Elia ajoute que pour ces parents inscrits dans tout le pays, «cela permet de créer un réseau où ils peuvent tous se connecter à une heure précise […] et on peut répondre aux doutes et questions».

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Qu’est-ce que les parents apprennent vraiment?

Elia Dirand dirige cette formation depuis deux ans et indique que «c’est pour les débutants… débutants». Elle ajoute que «l’objectif c’est vraiment de donner une base aux parents et une confiance».

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«L’objectif c’est vraiment de donner une base aux parents et une confiance.» Elia Dirand

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Pendant les premières semaines, les participants apprennent comment «être capable de se présenter, […] les membres de la famille […] et parler de ce qu’ils aiment faire».

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Par la suite, dans les dernières semaines, les cours offrent un contenu pratique afin de s’impliquer dans les activités scolaires. «Inviter quelqu’un à faire une activité, […] s’inscrire à une activité […] ou commander au restaurant», énumère la créatrice du contenu.

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Elle souligne d’ailleurs que les parents veulent «être capables de soutenir leurs enfants et ne pas se sentir complètement démunis quant à leur éducation».

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Afin d’aider les élèves avec leurs cours de sciences, de mathématiques ou d’autres matières scolaires et «être capable de transposer ces compétences-là, les bases sont quand même nécessaires», admet-elle.

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Au bénéfice de tous, Elia Dirand remarque que «c’est souvent des parents qui ont été déjà exposés [à la langue française]». Et puis «on est quand même dans un pays bilingue!»

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Un programme qui est apprécié

Le cours de niveau 1 ayant démarré à la mi-septembre, Trish Rognvaldson espère «développer le niveau 2, le niveau 3 et peut-être même plus». Et d’après la rétroaction positive des parents, il est fort probable que cela se réalise.

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Salma Al-Saquaf vit à Calgary et a été longtemps bénévole pour l’organisme. Elle «recommanderait sans hésiter Elia (et ce cours) à tous ceux qui souhaitent apprendre le français à tous les niveaux».

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Elle souligne la bonne approche d’Elia pour enseigner et interagir avec les étudiants. «J’ai aussi aimé la façon dont la classe a pu progresser de semaine en semaine.»
Un point de vue partagé par Sharon, une autre étudiante qui a déjà «suivi quelques cours de français qui étaient bons, mais Elia est incroyable et donne un excellent enseignement de la langue». Sharon ajoute que «le contenu est sensible et sa technique est très efficace».

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