Un groupe de musique francophone à l’accent suisse sur la scène d’Edmonton

Écrit par : Isaac Lamoureux

29 mai 2022

Une vue aérienne de la foule qui attend le groupe avec impatience. Crédit : Isaac Lamoureux
Le 4 avril dernier, le groupe Les Fils du Facteur, composé d’Émilien Colin et de Sacha Maffli, s’est produit à La Cité francophone. Plus de 50 personnes ont pris part au concert dans une ambiance chaleureuse. Entre comédie, musique et chansons, le public n’a pu retenir son enthousiasme et sa bonne humeur.

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En décembre dernier, le consulat général de Suisse à Vancouver a contacté Allen Jacobson, le gérant culturel de La Cité francophone, afin d’organiser un concert dans le Quartier francophone d’Edmonton. Inconnu du public edmontonien, Les Fils du facteur ont débarqué pour le meilleur à La Cité francophone sous l’égide du consulat et la bienveillance d’Allen Jacobson.

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La fête a commencé bien avant le spectacle lorsque le public et les artistes se sont retrouvés au Café Bicyclette pour partager de petites bouchées. L’idée autour de cette réception : un réseautage entre artistes francophones, musiciens, producteurs pour «établir et profiter d’un réseau francophone», explique l’organisateur. Il insiste sur l’importance de profiter des occasions pour développer son réseau, notamment avec des artistes francophones qui se produisent en Europe.

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Allen Jacobson présentant Les Fils du Facteur. Crédit : Isaac Lamoureux

Allen Jacobson présentant Les Fils du Facteur. Crédit : Isaac Lamoureux

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Après avoir commencé comme artistes de rue en Suisse, Émilien Colin et Sacha Maffli ont formé un groupe et parcouru le monde pour se produire dans les communautés francophones. Venus au Canada pour la première fois en 2018 pour un concert à Hamilton, ils se sont rendus par la suite dans de nombreuses provinces. «Trouver des communautés aussi éloignées au Canada, mais soudées autour d’une langue, c’est très impressionnant», assure Sacha Maffli.

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Dès son arrivée dans le Quartier francophone d’Edmonton, Sacha Maffli explique sa surprise devant la force de la communauté francophone locale. «On ne pensait pas trouver ça autant à l’Ouest», dit-il. Émilien Colin explique qu’ils aimeraient revenir à Edmonton lorsqu’ils auront plus de temps à disposition afin d’explorer la ville.

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Un public aux anges, un groupe euphorique

Selon Les Fils du Facteur et Allen Jacobson, appuyés par les multiples ovations, le concert s’est très bien passé. Allen Jacobson explique que c’était un spectacle de comédie, de théâtre, où la communion avec le public s’est faite très rapidement. Ce n’était pas juste de l’interprétation musicale. Le public en a profité à de nombreuses occasions pour interagir avec les artistes.

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«Le public a vraiment aimé cet aspect interactif», relate Allen Jacobson. Sacha Maffli explique qu’il n’aime pas les groupes qui se prennent trop au sérieux. Il veut faire participer les gens. Il veut être sur un pied d’égalité avec le public malgré la scène. «Je pense que les gens aiment se sentir intégrés dans le spectacle et pas juste de devoir regarder un concert, mais de vraiment y participer», dit-il.

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Sacha Maffli à la guitare et Émilien Colin au clavier. Crédit : Isaac Lamoureux

Sacha Maffli à la guitare et Émilien Colin au clavier. Crédit : Isaac Lamoureux

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«C’est toujours intimidant d’arriver dans un endroit qui est loin, avec un public qu’on ne connaît pas forcément, et on ne sait pas du tout à quoi s’attendre», dit Émilien Colin. Des questions et une certaine anxiété s’installent. «Est-ce que les gens vont parler français et nous comprendre?» Heureusement, cette belle participation du public a contribué à faciliter le travail du groupe.

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«Est-ce que les gens vont parler français et nous comprendre?» Émilien Colin

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Habitués à visiter de nombreuses provinces et un grand nombre de pays, les artistes savent que chaque concert est différent. La réaction et la participation de la foule dictent souvent le déroulement du spectacle. Par exemple, lors du spectacle à Edmonton, l’ovation debout à la fin était si puissante que le groupe est revenu sur scène pour un rappel.

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L’avenir est radieux

Avant sa tournée canadienne, le groupe a dû annuler un déplacement en Afrique du Sud en raison de la pandémie. Aujourd’hui, les conditions sanitaires s’annoncent propices à de nouvelles représentations et la richesse de la francophonie leur réserve un bel avenir.

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Parmi les destinations futures, Sacha Maffli dit que «le consulat suisse en parlait et disait qu’il y avait sans doute la possibilité qu’on revienne jouer à nouveau au Centre francophone d’Edmonton». Allen Jacobson explique que le concert a eu une telle résonance à ses yeux qu’il aimerait peut-être envoyer des artistes franco-albertains en Suisse dans les prochaines années.

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«C’est toujours important d’avoir bien des connexions avec des sociétés et des entreprises, peu importe votre poids culturel.» Allen Jacobson

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«Ce sera une réciprocité de ce qu’ils ont fait pour nous», dit-il. Il affirme cette volonté de pouvoir être connecté avec d’autres entités artistiques au Canada, mais aussi à l’étranger. «C’est toujours important d’avoir bien des connexions avec des sociétés et des entreprises, peu importe votre poids culturel.»

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Le groupe Les Fils du Facteur a vu le jour il y a sept ans. Une guitare et un accordéon à la main, les artistes ont arpenté les rues, les bars et les scènes avant de s’installer de nouveau en studio pour enregistrer leur plus récent album intitulé Jusqu’ici ça va. Leur musique poétique, née en Suisse, a depuis traversé les rivières, les lacs et maintenant les océans, car elle affirme, questionne, ironise avec empathie sur des thèmes universels. Éclectique et sincère, leur chanson française, mais suisse avant tout, a trouvé son public en France, en Belgique et au Canada.
Source : lesfilsdufacteur.com/presentation
Le consulat général de Suisse à Vancouver représente les intérêts de la Suisse et des citoyens suisses en Colombie-Britannique, en Alberta, en Saskatchewan, au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest. Il encourage activement les échanges dans des domaines tels que le commerce et l’investissement, l’innovation, l’éducation, la science, le tourisme, la culture et l’environnement.

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