La réalité des infrastructures scolaires en Alberta

Écrit par : Gabrielle Beaupré

26 avril 2021

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L’intérieur de l’école secondaire Michaëlle-Jean. Crédit: Courtoisie

Avec le jugement de la Cour suprême en juin dernier, le soleil devrait briller davantage sur le futur des infrastructures scolaires francophones. Cependant, il reste beaucoup de chemin à parcourir. Aujourd’hui, la réalité est que de nombreuses écoles se trouvent encore dans des bâtiments désuets loués à des conseils scolaires anglophones et dans des portatives. 

Tanya Saumure est la présidente du Conseil scolaire Centre-Nord. Crédit: Archives

La présidente du Conseil scolaire Centre-Nord donne l’exemple de l’école secondaire Michaëlle-Jean, se situant à Edmonton. « Cette école est louée Edmonton Catholic Schools et n’appartient pas au CSCN », rapporte Tanya Saumure. Elle regroupe les niveaux de 7e à la 12e année, mais elle a été construite pour accueillir les 7e à la 9e année. « Le gymnase n’est pas fait pour des enfants de 10 à la 12e année, il n’y a pas de grande cour d’école pour les élèves du secondaire, etc. ».

Elle souligne que le CSCN a reçu cette école puisque celle-ci ne convenait plus au Edmonton Catholic Schools. « C’est sûr que nous, on les prend puisqu’on a un devoir de donner l’éducation francophone à ceux qui le désirent, mais en même temps, l’école n’est pas équivalente [aux écoles anglophones] ». 

Réginald Roy, président de la fédération des conseils scolaires de l’Alberta, explique que reprendre de vieilles écoles des conseils scolaires anglophones est souvent la manière qu’à un conseil scolaire de démarrer une nouvelle école de s’établir dans une communauté.  

Les écoles portatives

Pour continuer à répondre à la demande des parents francophones de la province, les conseils scolaires s’adaptent comme ils peuvent. Face au refus de construction de nouvelles écoles de la part de la province, ils optent parfois pour la solution d’écoles portatives. 

Antoine Bégin, coordonnateur des communications pour le conseil scolaire FrancoSud, affirme que l’emploi d’école portative est utilisé comme solution temporaire permettant un toit à l’éducation. L’objectif final est ensuite d’obtenir la création d’un établissement neuf.  

« Les enfants sont très heureux d’aller à l’école, mais ils ont le droit d’aller dans une école comme tous les autres enfants anglophones ou d’immersion », souligne Tanya Saumure. Crédit: Courtoisie.

Il cite comme exemple l’école Le Ruisseau, fabriquée par des classes mobiles. Son déménagement est prévu pour 2022. Lors des cours d’éducation physique, l’établissement scolaire a un partenariat avec une autre école. En fait, les élèves vont dans une autre école afin d’utiliser le gymnase.  

Le CSCN publie ses priorités

Le CSCN a publié son plan d’immobilisations le 29 mars dernier afin de présenter au gouvernement ses besoins en infrastructures. Les priorités sont établies en 5 catégories : nouvelles constructions, agrandissements, modernisations, remplacements et solutions taillés sur mesure. 

Le gymnase de l’école secondaire Michaëlle-Jean est trop petit pour les élèves du secondaire. Crédit: Courtoisie.

Tanya Saumure, présidente du CSCN, indique que ce plan n’est « qu’un morceau du grand casse-tête puisqu’il y a beaucoup de démarches politiques qui doivent être faites pour le mettre en œuvre ». Celles-ci constituent à mettre en avant les défis du CSCN et ses besoins en matière d’infrastructures auprès de la ministre de l’Éducation, des députés provinciaux et fédéraux. 

La présidente invite les parents d’élèves à appuyer la cause puisque ceux-ci peuvent avoir une influence sur le gouvernement.

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