À l’assaut de la Cour suprême du Canada pour Rebecca Lang

Écrit par : Gabrielle Beaupré

20 juillet 2021

Rebecca Lang s'enthousiasme d'entamer un nouveau chapitre de sa vie. Celui d’assistante juridique à la Cour d’appel fédérale ainsi qu’à la Cour suprême du Canada. Crédit: Courtoisie

Nouvellement diplômée de la faculté de droit et certifiée de common law en français à l’Université de Calgary, Rebecca Lang s’apprête à faire ses premiers pas à la Cour d’appel fédérale et à la Cour suprême du Canada à titre d’assistante juridique. Son objectif est de devenir avocate. Elle aimerait pratiquer dans le domaine du droit de la santé et de la Charte canadienne des droits et libertés. 

Lors d’un cours de santé publique pendant sa maîtrise en sciences de la santé communautaire que Rebecca s’est sentie interpellée par le domaine du droit. Entendre que ce sont les lois qui aident les populations à rester en santé lui a fait prendre conscience que les lois l’intéressaient.  

Elle s’inscrit à la faculté de droit pour obtenir un Juris Doctor et complète un certificat de common law en français. Celui-ci lui donne l’opportunité de réaliser un stage sous la direction de la juge en chef de la Cour du Banc de la Reine, Mary T. Moreau. «Plus que j’en apprenais sur le litige et le travail des tribunaux, plus ça m’intéressait». 

Rebecca Lang a adoré son expérience à la Faculté de droit de l’Université de l’Alberta. «C’est vraiment un travail d’équipe. Beaucoup de mes amis sont aussi des gens avec qui j’étudie constamment à l’école». Crédit: Courtoisie.

Cet apprentissage sur le terrain lui permet d’approfondir son champ d’intérêt envers l’assistance juridique. Ainsi, lorsque vient le temps d’appliquer au dernier stage qui lui permettrait de devenir membre du barreau, Rebecca y voit la rare opportunité de commencer sa carrière à Ottawa comme assistante juridique.

Elle applique et obtient un stage comme assistante juridique à la Cour d’appel fédérale avec le juge Richard Boivin ainsi qu’à la Cour suprême du Canada auprès de la juge Sheila Martin. En août prochain, elle va déposer ses valises à Ottawa pour une durée de deux ans. 

Fondatrice d’une association étudiante

Bien que Rebecca fait le saut du domaine de la santé à l’étude du droit, elle reste imprégnée par la santé. Lorsque la future assistante juridique entame des démarches pour choisir sa faculté de droit, elle se rend compte que l’Université de Calgary n’a pas d’association de droit de la santé comparativement à d’autres écoles post-secondaires.

Également, pendant ce processus, Rebecca a rencontré la professeure agrégée Lorian Hardcastle de l’Université de Calgary. Spécialisée dans le droit de la santé, la professeure a été une grande ressource pour Rebecca autant dans son choix d’université que pendant son cursus scolaire. 

Dès la première semaine de cours en septembre 2018, l’étudiante s’est renseignée sur le fait de créer une nouvelle association étudiante. Elle relate vouloir mettre sur pied «une plateforme permettant aux étudiants de droit de l’Université de Calgary de mieux comprendre le droit de la santé». 

Elle se lie d’amitié avec trois camarades de classe. Ensemble, ils fondent l’association de droit de la santé de la faculté de droit de l’Université de Calgary. Au premier semestre d’hiver, l’association prend vie. 

Plusieurs intervenants dont des avocats viennent discuter de leur spécialisation ainsi que leur cabinet lors d’événements organisés par l’association. «C’est une façon pour que les étudiants puissent trouver un emploi dans un cabinet à Calgary [à la suite de leurs études]», note la fondatrice. Aujourd’hui, à sa sortie des bancs d’école, Rebecca se dit fière que l’Association du droit de la santé compte 80 membres. 

Une future avocate bilingue

Ayant une mère francophone et un père anglophone, le bilinguisme a toujours été présent dans la vie de Rebecca. Elle souligne: «Il n’y a pas beaucoup d’avocats bilingues, alors l’accès à la justice n’est pas égal pour les anglophones et les francophones hors Québec».

Avec son certificat de common law en français, elle va pouvoir représenter ses futurs clients dans les deux langues officielles du Canada et ainsi, contribuer à l’accès à la justice en français. 

Rebecca croit que la langue française «apporte une culture et des opportunités distinctes. La société est beaucoup plus riche avec les deux langues officielles». 

 

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