La saison de hockey 2020-2021 vue par les fans

Écrit par : Gabrielle Beaupré

29 mai 2021

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Pendant l’hiver et ce printemps, les amateurs de hockey ont pu se divertir en regardant les parties de hockey du circuit Bettman (Ligue Nationale de Hockey). En raison de la pandémie, la saison a été écourtée à 56 rencontres et les divisions ont été remaniées. Les équipes canadiennes ont joué entre-elles, et les équipes américaines également. 

Québécois en Alberta plus fréquemment qu’autrement, ils sont partisans des Canadiens de Montréal. Avec les Canadiens tatoués sur le cœur depuis leur enfance, Jonathan Poirier et Frédérik Lambert suivent également les Oilers d’Edmonton. Quant à Mikaël Ouellet, il se tient à l’affût des nouvelles de la Ligue nationale de hockey (LNH), mais écoute seulement en entier les rencontres du Canadien.  

Mikaël Ouellet. «Je me dois d’écouter les parties intégrales du Canadien». Crédit : Courtoisie

Cette saison-ci, les trois hommes ont vu leur équipe favorite affronter plus fréquemment qu’en temps «normal» les Oilers d’Edmonton, les Flames de Calgary et les Canucks de Vancouver. Cependant, ils n’ont pas eu le même niveau d’appréciation quant à cette saison de hockey régulière qui vient de se terminer. 

Jonathan a été comblé. Il se souvient qu’il a toujours aimé voir les Canadiens jouer contre les équipes de l’Ouest. «C’est sûr que de voir 9 parties contre ces équipes à la place d’une ou deux normalement, j’ai trouvé ça très intéressant.» 

Quant à Frédérik, il a trouvé les premières parties attrayantes puisqu’il a pu regarder les Canadiens affronter des équipes qu’ils ne rencontrent pas souvent lorsqu’ils jouent dans la division Atlantique. Cependant, «plus tard dans la saison, je m’ennuyais de la rivalité. Un bon match des Canadiens contre les Bruins de Boston, par exemple».  

Frédérik Lambert (à droite) accompagné de son père à gauche et du gardien numéro un des Canadiens de Montréal, Carey Price (au centre). «J’ai grandi avec le hockey dans ma vie». Crédit : Courtoisie

Mikaël, lui-aussi, critique la saison de hockey version pandémique en raison de ce manque de rivalité entre les équipes de l’Est et de l’Ouest du Canada. De plus, il n’a pas aimé le fait que les équipes de la division Nord se soient toujours affrontées. «C’était trop redondant», souligne-t-il.  

La Covid-19, l’invitée de marque

Étant fasciné par l’univers du hockey, notamment du repêchage et des transactions, Mikaël évoque sa déception concernant le peu d’échanges entre les équipes américaines et canadiennes. Il remarque que la quarantaine obligatoire a fait avorter de nombreux échanges dans la ligue. 

Par ailleurs, la Covid-19 s’est invitée chez plusieurs équipes. De nombreuses parties ont été reportées comme celles des Canadiens de Montréal et des Oilers d’Edmonton. Frédérik assure que les Canadiens ont bien géré la situation puisque seulement deux joueurs ont attrapé la Covid-19.  

Il compare : «La plupart des autres équipes ont eu beaucoup plus de cas. Je pense même aux Canucks de Vancouver. Toute l’équipe a dû arrêter ses activités pendant presque un mois en raison de la Covid-19».

La fermeture des restaurants

Résidant à Calgary, Mikaël n’a pas souvent l’occasion d’aller écouter les affrontements du Canadiens dans les restaurants et les bars. En effet, ces derniers diffusent la plupart du temps, les parties des équipes locales de la province et plus particulièrement des Flames de Calgary. 

Jonathan Poirier (à droite) accompagné de sa femme. Dans sa jeunesse, il raconte avoir écouté beaucoup de parties de hockey avec son père. Crédit : Courtoisie

Cependant, lorsque c’est le temps des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, il adore s’y rendre pour écouter les parties de toutes les équipes confondues. Aujourd’hui, il trouve cela très désolant de voir les restaurants et les bars fermés. «Tout le monde dégage de l’énergie et il y a beaucoup plus d’ambiance que lorsqu’on est seul dans son salon». 

Jonathan a l’habitude d’écouter les parties de hockey chez lui, en compagnie de son beau-père et de sa femme, des partisans d’Edmonton. Lorsque les deux équipes s’affrontent, il s’esclaffe: «Chaque fois que les Oilers marquent un but ou que les Canadiens font un mauvais jeu, mon beau-père me taquine. Il y a une petite rivalité pancanadienne entre nous!» 

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