Le Musée Royal Tyrrell : Une destination de calibre international

25 juillet 2022

Selon le paléontologue François Therrien, c’est l’impact météoritique survenu il y a 66 millions d’années qui aurait poussé les écosystèmes, déjà instables à cause d’importantes fluctuations climatiques, au-delà de leurs limites et mené à des extinctions de masse, dont celle des dinosaures. Crédit : Royal Tyrrell Museum of Palaeontology.
Le Musée Royal Tyrrell de paléontologie se consacre à l’étude de la vie ancienne, principalement à l’ère des dinosaures. Ses fossiles attirent autant les chercheurs que les visiteurs du monde entier, curieux d’en apprendre plus sur l’histoire de la vie sur Terre.

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Le Musée se situe au milieu du parc provincial de Midland à Drumheller, dans une zone à la végétation minimale. Il repose au cœur des Badlands de l’Alberta où alternent collines aux pentes abruptes et vallées profondes.

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«Ça ressemble à un paysage lunaire, un environnement que les gens n’ont, bien souvent, jamais vu auparavant», explique le conservateur de la paléoécologie des dinosaures du Musée, François Therrien.

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Le Musée expose une quarantaine de squelettes complets de dinosaures. Crédit : Marie-Paule Berthiaume

Le Musée expose une quarantaine de squelettes complets de dinosaures. Crédit : Marie-Paule Berthiaume

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Géré par le gouvernement de l’Alberta, le centre de recherche du Musée emploie six paléontologues, dont François Therrien qui se concentre sur le comportement des dinosaures et les effets qu’ont eus les changements environnementaux et climatiques sur les formes de vie anciennes.

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«Chaque paléontologue a sa propre spécialité. Plusieurs d’entre nous étudient les dinosaures tandis que d’autres étudient les amphibiens, les mammifères, les reptiles marins et les tortues. Certains de ces animaux existent toujours aujourd’hui, mais plusieurs ont disparu», révèle-t-il en ajoutant que le Musée agit comme centre d’archives.

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Le Musée est entouré de plusieurs sentiers de randonnées et d’aires de pique-nique qui facilitent l’exploration des Badlands. Crédit : Marie-Paule Berthiaume

Le Musée est entouré de plusieurs sentiers de randonnées et d’aires de pique-nique qui facilitent l’exploration des Badlands. Crédit : Marie-Paule Berthiaume

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En effet, il explique que des chercheurs de partout dans le monde se penchent sur les fossiles albertains afin de les comparer à ceux qu’ils découvrent dans leur lieu d’origine ou pour étudier les spécimens uniques à l’Alberta.

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Fierté albertaine

L’Alberta est parmi les cinq endroits les plus riches en fossiles au monde avec le désert de Gobi en Mongolie, la Chine – particulièrement la province du Liaoning -, l’Argentine en Amérique du Sud et l’Utah aux États-Unis.

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«Les roches qu’on retrouve dans les Badlands se sont formées pendant l’ère des dinosaures, c’est pour ça que l’on y trouve beaucoup de fossiles de dinosaures», explique François Therrien.

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«Les roches qu’on retrouve dans les Badlands se sont formées pendant l’ère des dinosaures, c’est pour ça que l’on y trouve beaucoup de fossiles de dinosaures.» François Therrien

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Depuis 2021, le Musée est aussi reconnu parce qu’il détient cinq records du monde Guinness : l’animal ayant le cou le plus long de tous les temps (basé sur le nombre de vertèbres), le dinosaure cuirassé le mieux préservé, le squelette de tyrannosaure le plus complet, l’ornithomimidé le plus complet et le plus grand reptile marin.

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Programmation éducative

En plus des camps d’été destinés aux jeunes, le Musée offre plusieurs programmes éducatifs, dont certains en français. La programmation, en présentiel et en virtuel, vise autant les établissements scolaires qu’un public de tout âge.

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L’imposant Hall des dinosaures est considéré comme le «joyau du Musée». Crédit : Marie-Paule Berthiaume

L’imposant Hall des dinosaures est considéré comme le «joyau du Musée». Crédit : Marie-Paule Berthiaume

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Les visiteurs sont invités à faire du moulage de fossiles ou à participer à des expéditions guidées à travers les Badlands. «Les visiteurs peuvent effectuer des fouilles simulées comme de vrais paléontologues. Ils sont invités à creuser dans la roche, à l’aide d’un pinceau et d’un pic, afin d’y dégager des répliques de fossiles qui sont ensevelis», indique François Therrien, en ajoutant qu’on peut également en apprendre sur l’activité paléontologique en déambulant à travers les salles d’exposition.

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«Les visiteurs peuvent effectuer des fouilles simulées comme de vrais paléontologues.» François Therrien

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«Les visiteurs ont une vue sur le laboratoire de préparation où nos huit techniciens s’affairent à dégager les fossiles ramassés par les paléontologues dans les Badlands», dit-il. Il rappelle qu’un technicien au travail répond aussi aux questions sur le processus d’extraction et de nettoyage à l’intérieur même du Musée.

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Pour François Therrien, le Musée royal Tyrrell de paléontologie offre l’accès à un lieu de découvertes exceptionnelles qui permet aux visiteurs de «voyager dans le temps, à travers les treize galeries du Musée qui expliquent l’évolution de la vie au cours du dernier milliard d’années».

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