La ville de Jasper impose un stationnement payant pour la première fois de son histoire

Écrit par : Jeunes Plumes

14 octobre 2021

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Le Franco, en collaboration avec le Conseil scolaire Centre-Nord, a lancé le projet: Plumes jeunesses au CSCN ! Des élèves de la 5e à la 12e année ont été invités à écrire des textes sur un même thème : les élections municipales.

Le but de ce projet est d’offrir aux jeunes une expérience pratique d’écriture dans un contexte réel en les affectant à rédiger un texte sous la forme d’un article.

Les élèves intéressés par le projet ont reçu une formation de l’équipe du Franco. Les meilleurs textes remporteront un total de 800$ en prix. Le Conseil scolaire Centre-Nord et le journal Le Franco sont heureux de s’associer pour ce projet qui encourage le relève locale en journalisme en Alberta tout en décloisonnant l’utilisation du français en dehors des salles de classe et dans l’espace public.

La municipalité de Jasper a installé des parcomètres payants le long des rues principales. C’était seulement une période d’essai pour la ville et l’expérience se termine bientôt. Essai ou non, c’est la première fois qu’un prix est imposé pour se stationner à Jasper.

À la fin de juin 2021, la municipalité de Jasper a instauré un stationnement payant le long des rues principales. Il coûte actuellement deux dollars et il s’applique à tout le monde de 9 heures à 17 heures, les sept jours de la semaine. C’est la première fois depuis 20 ans que la municipalité a imposé des frais pour le stationnement en ville.

Selon le maire de Jasper, Richard Ireland, la décision n’était pas seulement économique. Puisque le stationnement des voitures coûte de l’argent, il y a moins de chance que les gens restent à la même place pendant toute la journée. D’après M. Ireland, plus de va-et-vient devraient aider les entreprises à augmenter leur chiffre d’affaires au centre-ville. 

Quand j’ai demandé à Jennifer Cockrall, une citoyenne de Naramata, un petit village en Colombie-Britannique, si le stationnement payant l’arrêterait d’aller en ville, elle a répondu que non. Par contre, Mme Cockrall m’informe qu’avant de payer pour un endroit sur une des rues principales, elle va toujours voir s’il y a un stationnement gratuit qui est proche du centre-ville.  

«Si je paie pour deux heures de parking, je vais rester en ville pour deux heures. J’ai déjà payé, pourquoi pas?», me répond-elle quand je lui ai demandé si elle pensait que le temps limite sur le stationnement allait influencer ses achats. «Alors, ça se peut que je magasine un peu plus», continue-t-elle.

Parce que cet été était seulement un essai pour voir si le stationnement payant allait être profitable, la municipalité a décidé d’installer des panneaux qui fonctionnent à l’aide de codes QR pour permettre aux gens de payer leur place à l’aide de leurs téléphones. Mme Cockrall n’a pas un problème avec le fait qu’il faut utiliser son téléphone pour payer.  

«Avec la COVID, nous avons l’habitude d’utiliser la caméra sur nos téléphones pour lire ces codes.» Elle m’a informé que chez elle, il y a des SmartMeter, des boîtes qui sont souvent utilisées en ville pour les stationnements payants. Mme Cockrall a exprimé sa frustration envers ces machines quand elle m’a expliqué toutes les étapes et le temps qu’elle prend pour payer son espace dans la rue.

Paul Langevin est un citoyen à Jasper depuis plus de 20 ans. La seule fois qu’il a payé le stationnement à Jasper, c’était en aidant un touriste. Pour lui, le système de téléphone est long et un peu compliqué.

«Parce que l’homme n’avait pas l’application spéciale, ça nous a pris 5 à 10 minutes juste pour payer!» Pour M. Langevin, même l’option de payer en comptant n’a pas de sens. Dans ce cas précis, la municipalité demande aux citoyens de venir chercher directement un billet au bureau d’administration qui se trouve près de la voie ferrée. «Êtes-vous supposé payer en avance? Parce que ça ne nous aide pas quand nous sommes déjà stationnés», dit-il d’un ton exaspéré. Il serait ironique d’avoir une contravention en allant chercher son billet plus loin. 

Selon M. Ireland, la municipalité a décidé de mettre en place ce système pour trois raisons. Premièrement, il ne voulait pas investir trop d’argent en mettant en place des modes de paiement permanents. Le maire voulait garder une marge de manœuvre au cas où le projet-pilote n’est pas un succès. Deuxièmement, le paiement en ligne devient de plus en plus populaire. C’est maintenant la norme dans les grandes villes à travers le monde. Finalement, il ne voulait pas que les parcomètres prennent trop d’espace sur les trottoirs afin de promouvoir la distanciation physique entre les piétons en ces temps difficiles. 

La période d’essai pour le stationnement prend fin au milieu du mois d’octobre. À ce moment, la municipalité va analyser les rétroactions, positives et négatives, afin de décider du futur des stationnements payants à Jasper.

Shanti Langevin – École Desrochers – 10e année

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