Vivre le plein air hivernal!

Écrit par : Véronique Vincent

27 novembre 2021

Mots-clés :
«La boutique Pure Outdoors à Jasper, c'est ma création de A à Z», explique Jean-François Bussières, fier d’être un tremplin pour les gens qui veulent découvrir les activités de plein air. Crédit : Véronique Vincent

Alors que l’hiver s’annonce sur les sommets et dans les plaines, de nombreux Albertains ont tendance à s’emmitoufler et à rester au chaud à l’abri des éléments. Jean-François Dupras, alpiniste, et Jean-François Bussières, expert en plein air, ont quelques petits trucs pour nous donner le goût de prendre l’air et de vivre l’aventure. Une escapade fraîche nécessaire au bien-être mental et physique de chacun d’entre nous.

L’alpiniste Jean-François Dupras, originaire du Québec, vit maintenant à Canmore depuis plus de 16 ans. Il  avoue que «c’est un temps de l’année changeant. Il fait noir plus tôt et il fait froid, les gens semblent découragés de passer du temps dehors». Il est persuadé que malgré cela, ce temps de l’année est fantastique pour faire du plein air, surtout dans les Rocheuses albertaines.

Il y a de nombreuses années, Jean-François Bussières, lui aussi originaire du Québec, est tombé en amour avec les montagnes aux alentours. Passionné du plein air, il a ouvert sa boutique Pure Outdoors à Jasper en espérant donner le goût à ses clients pour des activités telles que le ski alpin, la planche, le ski de fond, la raquette et le vélo de neige. 

Dans sa boutique, Jean-François Bussières est fier d’offrir des produits de location saisonnière et de proposer avant tout des produits canadiens comme des tuques de la Saskatchewan et des skis québécois. Crédit : Véronique Vincent

Dans sa boutique, Jean-François rencontre des clients de partout dans le monde. Certains n’ont jamais vu la neige auparavant. Pour lui, le gage de réussite d’une journée d’activité hivernale est sa préparation dans les moindres détails. «Souvent les gens se découragent parce qu’ils n’ont aucune préparation et n’ont pas de guide pour les assister dans leurs premiers pas», explique-t-il. 

À cause des premières difficultés, ces néophytes risquent de ne pas « tomber en amour avec l’activité». Jean-François Bussières s’attache donc à faire le point sur les connaissances, les expériences et les objectifs de ses clients afin qu’ils puissent profiter de leur journée et ressentir les bienfaits physiques et mentaux du plein air.

Des conseils pour profiter du plein air en hiver

Jean-François Dupras répète les règles fondamentales, en sachant qu’elles concernent aussi toutes les personnes qui veulent se promener en montagne durant les grands froids. Il insiste, «il ne faut pas succomber au summit fever. Il faut respecter ses limites physiques et mentales». 

Jean-François Dupras au sommet du mont Assiniboine. Crédit : Courtoisie

Il conseille au public d’être conscient de l’importance d’économiser ses forces et de savoir «quand tourner de bord». Même si l’on n’atteint pas le sommet, le vrai objectif est «de retourner chez soi sain et sauf».

En escaladant le mont Denali en Alaska, la plus haute montagne d’Amérique du Nord, Jean-François Dupras a compris l’importance de «chaque détail, chaque petite pièce d’équipement qui peut faire une différence entre la vie et la mort». Il souligne qu’il faut se préparer physiquement et mentalement, ce qui inclut de préparer son équipement, son itinéraire et connaître la météo. Comme mesure de sécurité, il recommande de partager son itinéraire avec quelqu’un de confiance.

Jean-François Bussières explique : «Être bien habillé ne veut pas dire être habillé chaudement, mais plutôt habillé avec des couches». Selon lui, «être bien vêtu veut dire pouvoir s’adapter aux différentes températures de notre environnement et de notre corps». Jean-François Dupras recommande de porter des couches de matériaux synthétiques et d’éviter le coton.

Jusqu’à présent, Jean-François Dupras, ici sur le champ de glace Brazeau, a gravi le mont Aconcagua en Argentine, le mont Denali en Alaska, le mont Kilimandjaro en Tanzanie et le mont Elbrouz en Russie. Crédit : Matt Perdeaux

«Il faut savoir s’adapter aux extrêmes», révèle Jean-François Dupras. Il continue, «sur le mont Everest, tu peux passer à une température de 20 degrés due à la réflexion du soleil sur la neige et soudainement dans une tempête de neige à -30 degrés». 

Il affirme, «en hiver, la préparation est encore plus importante». Il nous rappelle de vérifier les conditions routières, les conditions des sentiers et la météo avant tout départ.

Ne pas présumer de ses forces et profiter au maximum

Il est d’ailleurs sage de tenir compte du retour autant que de l’aller. «La majorité des accidents vont se passer à la descente», explique l’alpiniste. Il conseille de bien gérer son énergie pour en garder pour la descente. Il suggère aussi  d’apporter une lampe frontale dans son sac à dos et de la nourriture qui ne gèle pas facilement, au cas où on se retrouve dans la noirceur. 

Jean-François Dupras sur le mont Stanley, dans le parc national Kootenay. «La montagne m’a permis d’apprendre à me connaître, me découvrir – le plus que j’en fais, le plus que j’ai envie de me pousser.» Crédit : Courtoisie

Que l’on randonne dans les Rocheuses ou en ville, l’alpiniste assure qu’il faut se donner de petits objectifs pour prendre de l’air frais. «Même dix minutes à l’extérieur, cela fait du bien, peu importe si on se tient sur le sommet d’une montagne ou dans son parc communautaire.» Il insiste aussi sur l’importance de bouger, car comme il le dit, «moins on bouge, moins on a envie de bouger, c’est un cercle vicieux».

Lorsque ses clients lui remettent son équipement de location, Jean-François Bussières remarque que «les gens sont fatigués, mais ils semblent être en paix et bienheureux d’avoir fait de l’activité. Faire du plein air, ça libère l’esprit» même en hiver!

Jean-François Dupras amasse des dons pour gravir l’Everest et vaincre la maladie mentale. 

Site web : jean-francoisdupras.com

Facebook : facebook.com/MyLifeMyAventure

Instagram : instagram.com/maviemonaventure

Partager

Lire des articles sur un thème similaire

Articles similaires

La francophonie albertaine vous intéresse?

Nous aussi.

Abonnez-vous gratuitement à notre infolettre pour recevoir chaque deux semaines un concentré de nos meilleures histoires!