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Écrit par : Arnaud Barbet

25 mars 2021

PUBLIREPORTAGEJean-François Bussières, propriétaire de la boutique Pure Outdoors, à Jasper offre une panoplie de services pour tous ceux qui veulent toucher du bout des doigts l’aventure. Que vous soyez sur les traces des trappeurs en canoë ou celles d’Éric Guay, notre champion de ski national, ce passionné de plein air vous louera le meilleur matériel à des prix compétitifs. La cerise sur le gâteau : des conseils d’experts inestimables.

Arnaud B. en collaboration avec le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA)

« Je suis un homme d’eau et de plein air », raconte Jean-François, au bord de la rivière Athabasca, à quelques minutes de sa boutique. Originaire du Québec, au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Saint-François, il parcourt le fil de sa vie. Une vie tumultueuse et animée, à son image.

« J’ai fait mon secondaire au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, puis mon CÉGEP pour finalement entamer un baccalauréat en littérature française à l’Université de Montréal (UdeM). » Passionné de lettres, il réalise néanmoins qu’il doit très vite trouver une voie plus terre à terre. Il choisira l’assurance en complétant sa formation de courtier.

Point de vue sur la rivière Athabasca, au fil de l’eau. Crédit : Arnaud Barbet

C’est avec réalisme qu’il résume cette époque. « On est dans les années 90, au début, je suis souvent sur la route pour voir mes clients, j’appréciais mes fins de semaine en Estrie, à Charlevoix ! » Finalement, le tournant numérique a eu raison de sa prometteuse carrière. « Du jour au lendemain, on passe notre temps sur l’ordinateur, le travail quintuple. C’est devenu inhumain. Me voilà prisonnier », clame-t-il.

Jean-François a laissé pour quelques minutes son canoë sur la rive de la rivière Athabasca pour parler de lui. Crédit : Arnaud Barbet

Chicoutimi, Iquitos et le lac Maligne

« Il me fallait une sortie rapide côté jardin », s’amuse-t-il. Dès lors, il rejoint, à 31 ans, les bancs de l’Université du Québec à Chicoutimi. « C’était un baccalauréat en activité physique (spécialisation tourisme d’aventure) », dit-il en admettant que cela n’a pas été si facile. Il en profite aussi pour poser un pied au lac Maligne où il travaillera chaque été pour financer ses études et chaque saison par la suite.

Diplômé, il s’octroie quelques moments, entretient ses paradoxes et son goût de l’aventure. « Je ne “fitte” jamais dans le moule, j’aime les extrêmes. Au Maroc, je lis Agaguk d’Yves Thériault. L’action se passe près du cercle Arctique ! » Lorsqu’il part à Iquitos au Pérou pour l’association La Restinga, il ne parle pas un mot d’espagnol !

Personnage au grand cœur, il enseignera aux enfants de la rue, ceux-là mêmes qui ont décidé tant bien que mal de continuer l’école « pour deux repas par jour ». Une aventure sud-américaine qu’il renouvèlera sans oublier de parcourir le Rio Napo : 800 km de navigation pour rejoindre le fleuve Amazone. « Des rencontres d’une richesse inestimable ! »

À Jasper, un entrepreneur discret, résilient et visionnaire

Finalement, il décide d’investir dans une petite « shop » à Jasper, Skis Please. Moribonde à son arrivée, l’activité devient prometteuse à force de travail et de pugnacité. Il prévoit de s’agrandir en proposant aussi une offre estivale.

Jean-François est fin prêt pour la saison d’été, sa boutique aussi. Crédit : Pure Outdoors

Il ouvre finalement Pure Outdoors à l’automne 2015. Son truc, la location sur-mesure d’équipement de plein air, été comme hiver, à court et à long terme. Le tout est livré sur votre lieu d’aventure, à moins que vous ne préfériez visiter sa boutique à l’ambiance familiale et passionnée. Ne soyez d’ailleurs pas surpris d’y croiser Annie, sa compagne et Gabrielle, la « trouble-maker » qui du haut de ses 6 ans marche déjà sur les traces de son papa.

« Je suis le seul ici (à Jasper) à avoir mis l’emphase sur la location. Bien sûr, nous avons l’espace pour faire aussi de la vente, alors pourquoi se priver », indique-t-il en se rappelant les tracas du début. « Les banques ont ri de moi. La location, cela fait partie de la vente au détail, un investissement à risques. Autant dire que j’ai dû emprunter ailleurs à des tarifs exorbitants », explique-t-il.

La petite famille profite des quelques moments de répits pour naviguer. Crédit : Pure Outdoors.

De ces tracas, il en sort plus fort et rend hommage à sa famille adoptive et celle qu’il a fondée aujourd’hui qui lui donnent cette résilience inébranlable. Aujourd’hui, après 5 ans d’exploitation, son entreprise est pérenne, constituée d’une petite équipe toujours fidèle.

Une clientèle conquise

Grâce à la location, il aime croire qu’il a fait évoluer les comportements. « Pourquoi acheter, lorsque l’on peut avoir chaque année le meilleur pour la saison ? ». « Imparfait » dans la gestion de son empreinte écologique, il est heureux de contribuer à un changement des mentalités et de promouvoir une location responsable. « On aurait dû commencer il y a quarante ans, on aurait surement moins de plastique dans les océans et nos montagnes ! »

Finalement, cet homme passionné insiste sur ce qu’il fait de mieux. « Louer, c’est simple ! Par contre, il faut écouter le client, le lire, comprendre son niveau de compétences, ses besoins. Ainsi nous offrons toujours les meilleurs itinéraires, les meilleurs conseils, pour que son expérience soit, et reste, du pur plaisir », explique-t-il. Un gage de qualité qui rime avec succès.

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