Vers les cimes des Rocheuses avec Pascale Robinson

Écrit par : Véronique Vincent

29 janvier 2022

Mots-clés :
  • Pascale Robinson et sa peinture des rocheuses

Pascale Robinson a grandi dans l’environnement pittoresque de Jasper. Étudiante des beaux-arts à l’Université de l’Alberta, la jeune artiste franco-albertaine de 21 ans est à surveiller. Ses tableaux et ses sculptures, inspirés par la nature et par son enfance dans les Rocheuses, sont à couper le souffle.

Ancienne élève de l’école Desrochers à Jasper, Pascale a suivi les trois cours d’arts visuels offerts au secondaire. «J’avais beaucoup d’expérience à dessiner et peinturer dans mon temps libre», explique-t-elle.

Dès l’âge de 11 ans, elle se voue à cette activité qui est devenue aujourd’hui une passion. «Mes parents blaguent souvent, relatant que si je n’étais pas à l’école ou en train de faire du sport, je peinturais!», partage Pascale.

«Mes parents blaguent souvent, relatant que si je n’étais pas à l’école ou en train de faire du sport, je peinturais!»

Le public peut admirer son talent sur son compte Instagram et surtout à la galerie d’art Mountains Gallery. Cette galerie a plusieurs succursales dans la région des Rocheuses, dont une dans le luxueux Fairmont Jasper Park Lodge où l’on peut retrouver plusieurs pièces de l’artiste.

Pascale Robinson pendant une résidence d’une semaine au Fairmont Hotel à Banff où elle a pu peindre sans interruption.

Pascale Robinson pendant une résidence d’une semaine au Fairmont Hotel à Banff où elle a pu peindre sans interruption. «C’était fantastique!» Crédit : Courtoisie

Chaque année, Pascale Robinson participe aussi à plusieurs expositions, notamment au Centre d’arts visuels de l’Alberta (CAVA), et à celles organisées par l’Université de l’Alberta.

Elle fait remarquer qu’elle n’avait rien «d’une enfant prodige», admettant que ses premières peintures étaient loin d’être exceptionnelles. «J’étais très fière du petit buisson que j’avais peint, dit-elle en parlant d’une cabane d’outils de jardinage qu’elle a peinte à 11 ans. Maintenant, je le regarde et je pense… c’est pas vraiment bon!»

Encore en sa possession, elle chérit pourtant la toile. «Je l’ai encore, car c’est après cette peinture que j’ai décidé que j’étais une bonne peintre et que je voulais être une artiste.»

Une progression artistique inspirée par la nature

Ses premières peintures ont été inspirées par la passion de sa mère pour le jardinage. «J’ai commencé par peindre des plantes, puis j’ai progressé avec des bouquets, des natures mortes, et finalement des paysages.»

Ayant grandi dans le parc national Jasper, c’est naturellement que ces paysages révèlent souvent des montagnes. D’ailleurs, Pascale ne peint que celles qu’elle peut visualiser. «Je grimpe moi-même sur ces montagnes pour y prendre des photos et ensuite les peindre.»

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Pendant ses études, la jeune peintre a exploré la sculpture et les différents éléments de la nature qui est pour elle une source infinie d’inspiration. Elle a beaucoup de plaisir à jouer avec ces éléments qui «sont confusants», comme le bois flottant qu’on retrouve au bord des rivières ou sur la rivière Athabasca, à Jasper.

«J’aime ce type d’élément, car, quand j’étais petite, je pensais que ces morceaux de bois tout blanc étaient des os», raconte Pascale. On retrouve en effet ces éléments de bois flottant, de fossiles et de plantes mortes dans ses œuvres universitaires. «J’explore ces éléments de confusion et de connexion à la nature.»

«J’explore ces éléments de confusion et de connexion à la nature.»

Future diplômée en beaux-arts au printemps 2022, Pascale se prépare à explorer et à développer davantage ses talents. «Je trouve que j’ai jamais assez de peintures pour accomplir tous mes projets!»

Elle avoue qu’en tant qu’artiste, son grand défi est de ne pas être perfectionniste et de se donner la permission d’investir du temps dans une peinture sachant qu’elle ne sera pas nécessairement réussie.

Cet été, elle pense retourner à Jasper et participer à un festival de murales. Un projet encore embryonnaire, mais prometteur.

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