Marie-Rose Grenier-Lavoie

Écrit par : Vous

17 juillet 2021

Voici une mini-biographie de Rose Grenier Lavoie, écrite par la famille Lavoie. C’est un exemple parmi une trentaine d’écrits encouragés par le Club 50 + région d’Edmonton (anciennement le Club des retraités d’Edmonton). Éloi DeGrâce, la personne-clé, appuyait les auteurs dans leur démarche. Ces écrits se trouvent sur le site de la FAFA, sous l’onglet Parler pour transmettre. 

Dolorès Cadrin, 

présidente du Club 50 + région d’Edmonton

Marie-Rose Grenier-Lavoie est née de l’union de son père Antoine Grenier et de sa mère Mathilda Marchand à Saint-Prime, au Lac-Saint-Jean, Québec, le 6 juin 1925. Paul Lavoie et Marie-Rose se marient le 5 juillet 1944. Dans la maison paternelle de Paul, Marie-Rose donne naissance à sept enfants: Christiane, Claudette, Rénald, Gilles, Édith, Clémence et Angèle. 

La famille Lavoie réunie. Crédit : Courtoisie

En 1954, Marie-Rose, Paul et leurs enfants quittent leur belle province pour s’établir dans l’Ouest canadien, à Saint-Isidore, région de Rivière-la-Paix en Alberta. Leur espoir était de partager leur culture, leur foi, leur langue et devenir pionniers de cette nouvelle communauté. 

Pendant les premières années, Marie-Rose et Paul ont défriché leur terre avec la collaboration de la Société des Compagnons, et construit leur maison avec l’aide de Léopold et Jean-Marie Bergeron, Valère Grenier ainsi que Louis-Joseph Laberge. 

Pendant l’hiver, Paul devait s’absenter de sa ferme agricole et laitière pour aller travailler au chantier des Compagnons ou pour la Compagnie de train N.A.R. Pendant son absence, Marie-Rose s’est occupée de la ferme avec l’appui de ses enfants. Après trois ans dans l’Ouest, c’est avec joie qu’ils ont accueilli Martin, le 8e des enfants, qui plus tard est devenu « Martin la Lune », le magicien connu entre autres pour la chanson Allez Ouest.

La ferme des Lavoie. Crédit : Courtoisie

Chez Marie-Rose et Paul, c’était toujours les grandes fêtes familiales, les rencontres avec la parenté ou de bons amis. La joie de vivre de Marie-Rose, ses mets savoureux et son amour pour la musique restent des souvenirs inoubliables pour nous tous. Marie-Rose, avec son ouverture d’esprit, nous amenait à de longues discussions politiques, sur la foi, des projets culturels ou communautaires, suivis de bons jeux de cartes en soirée.  

Marie-Rose était une personne qui s’occupait à faire valoir et partager ses talents créatifs et artistiques dont la lecture, l’écriture, le jardinage, le tricot, le tissage, la couture, la peinture, la natation et la danse. De plus, elle s’est jointe à une chorale et a joué de l’orgue à l’église pendant 15 ans. Parmi tous ces passe-temps, elle a trouvé le temps d’entretenir sa cour jusqu’à l’âge de 82 ans. 

Rose Lavoie parmi les fleurs, une de ses passions. Crédit : Courtoisie

À 42 ans, elle a eu un emploi à l’hôpital de Peace River où elle a su parfaire ses connaissances en anglais. À la suite, elle a fait la tenue des livres de comptabilité à la Coopérative pendant une dizaine d’années. 

Marie-Rose a joué un rôle très actif dans les organisations paroissiales. Elle a été secrétaire du Mouvement Lacordaire de l’Action catholique rurale en plus de s’impliquer au sein du Comité historique du 25e anniversaire de Saint-Isidore, du Mouvement culturel et des Dames de l’Unifarm. 

Elle a siégé sur différents comités et c’est dû à ses intérêts, son dévouement et sa persévérance qu’elle a aidé à mettre sur pied différents projets dans sa communauté, tels que la paroisse de Saint-Isidore, le Centre culturel, les Tisserandes, le Club du Bon Temps, le Carnaval et l’Alliance féminine. Elle s’est également dédiée au service de sa communauté, particulièrement à la cause des Franco-Albertains. En 2000, elle a reçu le prix Bénévole de l’année lors du 10e anniversaire de la Fédération des aînés francophones de l’Alberta. 

Le 29 décembre 1984, son mari Paul meurt soudainement d’une crise cardiaque. Étant une femme d’affaires et très débrouillarde, Marie-Rose s’est occupée de la ferme pendant 25 ans avec l’aide de son fils Rénald et de son épouse Véronique. Une autre tragédie est survenue lorsque Martin, son dernier fils, est décédé le 5 novembre 2003.

Paroisse de Saint-Isidore. Crédit : Courtoisie

En 2007, à l’âge de 82 ans, Marie-Rose se rapproche d’autres enfants qui demeurent dans la région d’Edmonton pour habiter au Centre de santé Saint-Thomas. Une des raisons de son déménagement à Edmonton est qu’elle voulait finir ses jours dans un centre qui offrait des soins en français. Pour faire ça, elle a quitté son fils Rénald, ses deux brus, sa parenté, ses amis, ainsi que la vie sociale qu’elle avait à Saint-Isidore.

Ayant toujours son esprit communautaire, elle continue à siéger sur le comité social, offre des cours d’exercices physiques pour les aînés et aide l’organisation des jeux de cartes pour les résidents du centre. Puisque Maman est fière d’avoir des artistes dans sa famille, elle a à cœur de participer aux activités culturelles dans la communauté francophone et à la paroisse Saint-Thomas-d’Aquin.

On reconnaît Marie-Rose pour sa compréhension, son respect, sa détermination, sa patience, sa discrétion et son intelligence. Tout au long de sa vie, et encore à 95 ans, elle continue toujours de transmettre en héritage ses valeurs à ses enfants, petits-enfants, arrières petits-enfants et à sa communauté. 

Marie-Rose est l’avant-dernière des fondateurs de Saint-Isidore qui vivent encore. 

La famille Lavoie

Juin 2021

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