Campus Saint-Jean : 14 000$ pour appuyer l’ACFA dans sa poursuite judiciaire

Écrit par : Gabrielle Beaupré

25 janvier 2022

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  • Le panneau d'entrée du Campus Saint-Jean
Le Campus Saint-Jean est la seule faculté francophone de la province, gérée par l’Université de l’Alberta. Crédit : Mélodie Charest

Dans le cadre de la campagne Sauvons Saint-Jean, l’Association des enseignants et enseignantes francophones de l’Alberta (AEEFA) ainsi que le Comité français ont remis 14 000$ à l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA). 

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«Ce geste, très généreux [des deux sous-groupes de l’Alberta Teachers’ Association (ATA)], nous a pris par surprise», commente avec reconnaissance Isabelle Laurin, directrice générale de l’ACFA.

«Ce geste, très généreux [des deux sous-groupes de l’Alberta Teachers’ Association (ATA)], nous a pris par surprise.» Isabelle Laurin

Pour le conseil d’administration ainsi que le personnel de l’ACFA, la solidarité du milieu de l’éducation francophone envers la cause du Campus Saint-Jean est incroyable. Cette contribution financière «nous donne une petite tape dans le dos et confirme encore plus l’attachement du Campus Saint-Jean!»

Réné Beauparlant. Président Comité Français

René Beauparlant, président du Conseil français. Crédit : Courtoisie

Cette somme aidera financièrement l’ACFA dans sa bataille juridique entamée en 2020 contre l’Université de l’Alberta et le gouvernement provincial. L’organisme porte-parole de la francophonie albertaine les accuse d’être responsables de l’état de précarité budgétaire du Campus Saint-Jean.

L’éducation française dévouée

À la fin de l’automne dernier, l’AEEFA et le Comité français ont été témoins du dévouement des conseils scolaires francophones de l’Alberta dans ce dossier. En effet, les conseils scolaires Centre-Nord, Centre-Est, Nord-Ouest et FrancoSud sont alors devenus codemandeurs dans le recours judiciaire entamé par l’ACFA en août 2020.

Leur action «nous a amenés à en parler lors de notre assemblée générale en décembre dernier», relate René Beauparlant, président du Conseil français. Les membres ont ainsi décidé de donner leur appui à l’ACFA en contribuant financièrement à la poursuite. Le montant versé par le Conseil français est de 6000$.

Stefane Kreiner. Président AEEFA

Stéfane Kreiner. Lors de la première journée d’école, «le Conseil scolaire Centre-Nord a donné des masques aux enseignants». Crédit : Courtoisie

«Le Campus Saint-Jean est aussi un lieu de recherche qui parle de notre réalité [en tant que francophones minoritaires], de nos défis et qui nous donne des outils pour les relever», accentue le président du Conseil français. Ainsi, si la province perdait ce lieu de recherche de haut calibre, «ça serait dévastateur pour elle et on ne veut pas que ça arrive».

Parallèlement, toujours en décembre, le conseil d’administration de l’AEEFA a eu la même discussion lors d’une réunion ordinaire. Il a aussi décidé de contribuer financièrement à la campagne Sauvons Saint-Jean en offrant la somme de 8000$.

«On est de fiers membres de la communauté francophone. Faire ce don, c’est démontrer qu’on soutient le Campus Saint-Jean», explique Stéfane Kreiner, le président de AEEFA.

«On est de fiers membres de la communauté francophone. Faire ce don, c’est démontrer qu’on soutient le Campus Saint-Jean.» Stéfane Kreiner

L’établissement d’enseignement postsecondaire est d’ailleurs très important pour la communauté enseignante franco-albertaine. Un grand nombre de ses membres en sont des diplômés et «nous accueillons beaucoup de stagiaires du Campus», souligne M. Kreiner.

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Face à deux goliaths

En employant un terme déjà prononcé par Sheila Risbud, la présidente de l’ACFA, Isabelle Laurin précise que l’organisme se bat contre «deux goliaths». Autrement dit, l’Université de l’Alberta et le gouvernement disposent de moyens financiers beaucoup plus élevés que ceux de l’ACFA.

Isabelle Laurin, directrice de l'ACFA

Isabelle Laurin, directrice générale de l’Association canadienne-française de l’Alberta. Crédit : ACFA

Déjà, en février 2021, il a été annoncé que le gouvernement provincial avait investi la somme de 1,5 million de dollars dans ce recours judiciaire. Cette somme équivaut au budget annuel de l’ACFA. «On n’est pas dans les mêmes dimensions budgétaires», déplore Mme Laurin. Ainsi, chaque sou disponible pour appuyer les frais juridiques de l’ACFA est important.

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