Faire le point sur la situation linguistique au Canada

Écrit par : Vous

17 avril 2021

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Ces pages sont les vôtres. Le Franco souhaite donner la possibilité aux lecteurs d’exprimer leurs opinions. Cette semaine, Mona Fortier, ministre de la prospérité de la classe moyenne et ministre associée des Finances, a adressé ce texte au Franco pour vanter les mérites de la réforme de la Loi sur les langues officielles, notamment pour renforcer l’apprentissage du français au Canada. 

Pendant que nous luttions contre le virus en pleine pandémie, le 19 février restera à jamais gravé dans ma mémoire. Ce fut une journée historique pour notre pays ainsi que nos deux langues officielles. À cette date, notre gouvernement a déposé un plan avec comme objectif de moderniser la Loi sur les langues officielles. Cela est une étape importante en vue de déposer un projet de loi qui répondra aux réalités du 21e siècle en matière de langues officielles, une loi qui n’a pas été révisée en 50 ans.  

Étant une fière Franco-ontarienne, nos deux langues officielles et la défense des intérêts des communautés francophones en situation minoritaire me tiennent passionnément à cœur. Voici un des moteurs de mon engagement communautaire depuis un très jeune âge et qui a pris davantage de place dans mes implications comme leader communautaire au fil des ans. 

Mona Fortier accompagnée de Mélanie Joly. Crédit : courtoisie.

Je salue et félicite ma collègue, la ministre Mélanie Joly, pour le dépôt de ce plan qui répond clairement aux préoccupations et aux besoins des différentes communautés linguistiques à travers notre pays. Les Canadiens souhaitent que nous en fassions plus pour assurer la pérennité et la vitalité des deux langues officielles et que nous renforcions le français à travers le pays, pour qu’ultimement nos communautés demeurent épanouies et fortes.  

Nos deux langues officielles sont une richesse et une valeur ajoutée pour tous les Canadiens. Elles nous représentent, nous font vibrer et nous permettent de nous épanouir. Notre langue, c’est notre identité qui nous permet non seulement de rayonner localement, mais également à l’international. Nous jugeons que le moment est venu de faire le point sur la situation linguistique au pays. Je reconnais en toute humilité que le français a besoin d’être protégé et promu partout au Canada, y compris dans la province du Québec. Le plan proposé par ma collègue permettra entre autres d’octroyer de nouveaux droits en matière de langue de travail et de service dans les entreprises de compétence fédérale au Québec ainsi que dans les autres régions du pays à forte présence francophone.  

De plus, avec le dépôt de ce document de réforme, notre visée est d’améliorer, dans un avenir rapproché, l’accès à l’apprentissage du français, et en particulier aux classes d’immersion française partout au Canada. En travaillant de concert avec les provinces et les territoires, nous devons faciliter l’apprentissage de nos deux langues officielles pour toutes les générations.  

Des gouvernements libéraux successifs ont toujours cru que le gouvernement fédéral doit montrer l’exemple lorsqu’il est question de la protection des deux langues officielles. Cette proposition implique que les prochains juges à la Cour Suprême se doivent d’être bilingues. Il va de soi, plus de soutien aux fonctionnaires dans l’apprentissage de leur langue seconde doit être une priorité. Nous abordons ces deux dossiers dans notre réforme. 

Avec ces nouvelles mesures et le dépôt d’un projet de loi prochainement, nous nous assurerons de léguer un meilleur Canada aux futures générations.

 

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