L’Edmonton Fusion FC jongle avec les règles du confinement

Écrit par : Maxime Manieri

30 mai 2021

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Les jeunes de l'Edmonton Fusion FC se sont entraînés sur les terrains de l'école Maurice-Lavallée, par groupes de dix personnes maximum. Crédit : Courtoisie.

Face aux différentes restrictions imposées par la pandémie actuelle, les francophones passionnés de soccer souhaitent malgré tout pratiquer leur sport favori. Pour mener à bien cette mission, le club de la capitale albertaine s’appuie, entre autres, sur les outils informatiques.

Au 1er mai, l’Edmonton Fusion FC a démarré sa saison avec un premier adversaire de taille : le confinement. «Nous avons dû nous organiser pour proposer une offre aux 92 jeunes de 3 à 13 ans qui se sont inscrits depuis le mois de janvier», explique Joris Desmares Decaux, président du club de soccer à vocation francophone. 

Le casse-tête a commencé avec l’interdiction de se réunir à plus de 10 personnes en un même lieu. «Il a fallu qu’on procède à une réorganisation et trouver de nouveaux entraîneurs». Une denrée rare au sein de la communauté francophone albertaine. Le président s’est donc non seulement tourné vers des partenaires tels que la fédération de soccer, mais aussi les joueurs du club et certains parents bénévoles. 

Joris Desmares Decaux, président de l’Edmonton Fusion FC, fait en sorte que les jeunes puissent continuer leur pratique du soccer. Crédit : Courtoisie.

«Tout le monde n’a pas vocation à enseigner mais les quelques volontaires qui ont répondu favorablement à notre demande nous ont permis d’avoir suffisamment de groupes pour accueillir tout le monde», apprécie Joris Desmares Decaux qui, lui aussi, a dû se mettre au sifflet. 

Une fois cette mission accomplie, restait au Edmonton Fusion FC de trouver la place nécessaire pour respecter la règle des 2 mètres de distance entre chaque individu, imposée par la Province. La ville d’Edmonton lui a ainsi accordé des terrains supplémentaires, dans l’enceinte de l’école Maurice-Lavallée.

Des entraînements sur Zoom

Alors que tout semblait réglé, un nouveau coup dur est survenu avec l’annonce de la suppression des activités sportives à compter du 9 mai. «On a dû annuler nos sessions programmées jusqu’à la fin du mois», regrette le président. 

Pour résoudre cette énième problématique, l’Edmonton Fusion FC a mis en place une chose inédite dans l’histoire du club : l’entraînement en ligne. «L’objectif est de répondre aux demandes de beaucoup de parents qui nous ont demandé de maintenir leurs enfants en forme», détaille Joris Desmares Decaux. 

Dans leur salon ou leur jardin, les enfants écoutent attentivement les consignes de Steffany Nadeau. Crédit : Courtoisie.

Des sessions mêlant préparation physique et maniement du ballon sont ainsi programmées sur la plateforme Zoom. Chez les plus jeunes, cela se traduit par une chasse au trésor au sein de leur propre maison, en guise d’échauffement. Chacun d’entre eux s’est ensuite aménagé un espace et utilisé des accessoires domestiques pour s’entraîner. 

«On a adapté les séances en fonction de l’âge et du niveau de chacun, avec des groupes récréatifs et d’autres plus compétitifs», précise le président. Le tout se concluant par une série de questions/réponses, si les participants souhaitaient améliorer une partie plus spécifique de leur jeu.

Des jeunes disciplinés

Parmi les différents entraîneurs réquisitionnés pour que chacun puisse continuer à profiter de sa passion du soccer, figure la joueuse Steffany Nadeau. «Je pratique ce sport depuis longtemps mais c’est ma première expérience en tant que coach», explique-t-elle. 

Steffany Nadeau officie désormais en tant que coach, une nouvelle activité qu’elle entend poursuivre en français. Crédit : Courtoisie.

Elle aussi a dû procéder à certaines adaptations. «J’avais oublié le niveau que l’on a lorsqu’on est enfant», s’amuse-t-elle. Toutefois, elle assure que «les entraînements en ligne se sont super bien déroulés, j’étais moi-même fatiguée à la fin». 

Steffany Nadeau relève également que «grâce à l’école, les enfants sont habitués au Covid et à garder leurs distances». En attendant un retour à la normale, elle se voit poursuivre cette nouvelle activité : «j’aimerais continuer d’entraîner en français».

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