L’histoire d’un gars de la ville qui découvre la culture country

Écrit par : Mélodie Charest

9 avril 2021

C’est une pièce de théâtre, Cow-boy Poétré, qui a fait basculer Steve Jodoin dans le monde country. Aujourd’hui, il ne partage pas son amour de la culture cow-boy sur les planches d’une scène, mais au petit écran. Le 22 février dernier, le premier épisode de la saison 2 de Cow-boy urbain a été diffusé sur les ondes d’Unis TV. 

Steve Jodoin a rejoint l’UniThéâtre d’Edmonton au milieu des années 2000. Il est amené à jouer dans la pièce Cow-boy Poétré qui raconte l’histoire d’un triangle amoureux entre une chanteuse country, un Québécois et un Albertain. Il semble que l’histoire d’amour entre Steve Jodoin et la culture country n’a pas connu un destin aussi tragique.

C’est à cette époque qu’il rencontre Crystal Plamondon, un monument de la musique country en Alberta, qui participait à la production. C’est une révélation ! « Elle m’a initiée à son monde de cow-boy. J’ai plongé dans ce monde-là ! »

Pour le premier épisode de la saison 2 de Cow-boy urbain, Steve Jodoin est en selle sur son cheval le long du Iron Horse Trail ; une piste historique de 60 km qui lui prendra 3 jours à parcourir. Crédit: Courtoisie Unis TV.

En 2015, lorsque Marie-France Guerrette et lui fondent les Productions Loft, l’idée de faire une série documentaire sur la culture cow-boy était déjà bien enracinée dans son esprit. Ce projet, qu’il compare à une quête personnelle, l’a amené à produire la première saison en 2018, il revient cette année avec la saison 2.

Franco-albertain d’adoption depuis maintenant 20 ans, Steve Jodoin est tombé en amour de la culture western lorsqu’il interprétait un cow-boy dans une pièce de théâtre. Aujourd’hui, il revêt le mythique chapeau de cow-boy pour aller à la rencontre de ceux et celles qui font vivre cette culture dans l’Ouest. Crédit : Courtoisie Unis TV. 

Le « côté humain » de cet univers 

Le « cow-boy urbain », c’est lui. « C’est très clair que je suis un gars de la ville. J’ai grandi en ville ; je suis habitué d’avoir tout à proximité. Se ramasser sur de grandes terres au milieu de nulle part, ça amène un nouveau défi. Le cow-boy urbain, c’est ça : c’est un gars de la ville qui trouve son côté cow-boy. »

Steve Jodoin a visité la province albertaine, les États-Unis, mais aussi nos voisins de l’Est, la Saskatchewan, pour s’immerger un peu plus dans la culture cow-boy. Crédit: Courtoisie Unis TV.

Il n’est pas hermétique à la culture populaire et aux clichés qui entourent cet univers. « On pense aux cow-boys et on pense à ceux qu’on voit dans les films : ceux qui ressemblent à des bandits avec des fusils. On s’entend à un monde vraiment masculin, “tough”. Je voulais voir si c’était vraiment ça. Oui, ce sont des gens qui sont tough, mais c’est des hommes comme des femmes qui travaillent sur leurs ranchs. Ils vont se lever très tôt et vont se coucher très tard pour faire ce qu’ils doivent faire ».

Le tournage s’est même étiré jusqu’au Québec, au festival western de St-Tite. Crédit: Courtoisie Unis TV.

Il mentionne cette catégorie de cow-boy qu’il appelle les ranchers, ces éleveurs qui travaillent pour nourrir la communauté et leur famille. Il s’est donc donné comme mission de faire découvrir au grand public le « côté humain » de cet univers. « On se rend compte que c’est des gens très généreux pour partager leur histoire et qui sont incompris à cause de l’idée qu’on peut se faire d’eux ».

 Lors de cette deuxième saison de Cow-boy urbain, Steve Jodoin et son équipe de tournage se sont rendus à Calgary pour le tournage d’un épisode qui s’intéresse au mariage de la culture western à la communauté LGBTQ. Crédit: Courtoisie Unis TV.

La communauté francophone joue également un rôle dans cette culture en Alberta, mais aussi en Saskatchewan et au Manitoba. Il nous raconte cette histoire d’un aubergiste français qui a décidé de traverser l’Atlantique pour construire son propre ranch en Saskatchewan. Cinq générations plus tard, l’entreprise familiale bat encore de son plein tout comme la culture francophone.

« Une cerise sur le sunday »

Bien que la pandémie lui ait joué des tours lors du tournage de certains épisodes, l’investigateur en retient des bons souvenirs, mais surtout des nouveaux noms et numéros de téléphone dans son carnet d’amis : « ce que j’aime le plus dans cette émission-là, c’est les relations que je développe avec ces gens. (…) J’ai formé de belles amitiés, la série, c’est comme la cerise sur le sunday. »

Pour le premier épisode de la saison 2 de Cow-boy urbain, Steve Jodoin est en selle sur son cheval le long du Iron Horse Trail ; une piste historique de 60 km qui lui prendra 3 jours à parcourir. Crédit : Courtoisie Unis TV.

Pour cette saison, Steve a poussé sa capacité à relever des défis. Il parcourt les 60 kilomètres de la Iron Horse Trail en trois jours à dos d’un cheval. Il va même jusqu’à écrire une chanson country. Pour relever ce défi en particulier, il a dû faire appel à sa bonne amie, Crystal Plamondon. Une rencontre qui lui a permis de, certes, terminer sa chanson, mais aussi de s’émerger un peu plus dans « l’art western ».

Crédit: Coutoisie Unis TV.

Le deuxième épisode de la série est consacré à la place de la communauté LGBTQ. Un tournage que l’animateur qualifie de « moment très touchant ». Il a pu participer à son premier rodéo dans le cadre du Rodéo gay international de Calgary. Une façon de mieux démêler les cordes des préjugés entourant la communauté LGBTQ et de la culture country.

La saison 2 de Cow-boy urbain est diffusée sur les ondes d’Unis TV le lundi à 18 h. 

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