Le Zoo de Calgary est aussi un acteur de la préservation

Écrit par : Chloé Liberge

15 juillet 2022

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La population de girafes réticulées a diminué de plus de 50 % au cours des 30 dernières années. Crédit : Chloé Liberge
Envie de découvrir les animaux de la savane? De faire un saut dans le passé à la recherche de dinosaures? Ou encore de flâner dans un jardin botanique? Rendez-vous au Zoo de Calgary où plus de 4000 espèces de la faune et la flore terrestres vous attendent. Les amoureux de la nature en prendront plein les yeux.

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Fondé en 1929, le Wilder Institute Calgary Zoo est la plus ancienne organisation caritative de l’Alberta et, depuis 30 ans, il œuvre pour la conservation de la faune sauvage au Canada, mais aussi à l’étranger.

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L’une de ses missions est, entre autres, de faciliter la reproduction d’espèces qui, aujourd’hui, éprouvent des difficultés dans leur milieu naturel. C’est le cas de la chevêche des terriers. Cette chouette, plus petite qu’un pigeon, vit dans les prairies de la Saskatchewan et de l’Alberta où elle est menacée.

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Alison Archambault, directrice de la marque et de l’engagement du zoo, certifie, «nous les aidons à se reproduire, nous les nourrissons, puis nous les relâchons lorsqu’ils sont plus grands afin qu’ils évitent la prédation».

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Elle met également en avant le programme américain pour les espèces menacées conçu par l’Association des zoos et aquariums américains (AZA) dont le zoo est membre. Ce plan assure donc la conservation d’animaux en voie d’extinction. Pour le parc animalier, cela concerne 46 espèces : pingouins, lions, lémuriens et gorilles des plaines de l’Ouest.

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Un dépaysement assuré pour ces primates qui vivent originellement dans les forêts équatoriales du Cameroun, de la République démocratique du Congo, de la République centrafricaine, du Gabon, de la Guinée équatoriale et de l’Angola.

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Voyager vers cinq destinations au même endroit

Avec une superficie de plus de 500 000 mètres carrés, ce parc animalier offre aux visiteurs trois grandes zones géographiques. Un parcours simple et efficace, le long du Chemin de la découverte (Discovery Trail).

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À l’entrée ouest du zoo, vous pourrez découvrir l’attendrissant panda rouge, le flamboyant tigre de Sibérie ou encore l’imposant dragon de Komodo dans une ambiance aux couleurs de l’Asie.

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Plus loin, sur votre gauche, une passerelle vous emmène à l’ère préhistorique. Un voyage dans le temps et dans les plaines albertaines, célèbres pour leur faune d’une autre époque. Tricératops et autres dinosaures sont aux aguets, immobiles et presque réels.

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1. Les Ontariens Aaron et Christine Gross aiment l’originalité du zoo, notamment la section dédiée à la préhistoire. 2. Catherine et Julie Bourgault, originaires du Québec, profitent régulièrement de leur temps libre pour se rendre au refuge animalier. 3. Avec des tricératops plus vrais que nature, les enfants sont heureux de retourner à l’ère préhistorique. Crédit : Chloé Liberge

1. Les Ontariens Aaron et Christine Gross aiment l’originalité du zoo, notamment la section dédiée à la préhistoire. 2. Catherine et Julie Bourgault, originaires du Québec, profitent régulièrement de leur temps libre pour se rendre au refuge animalier. 3. Avec des tricératops plus vrais que nature, les enfants sont heureux de retourner à l’ère préhistorique. Crédit : Chloé Liberge

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Vous poursuivrez votre visite entre les Rocheuses et les Prairies canadiennes. L’élan, le caribou, l’ours noir et le grizzli sont à l’honneur. En retrouvant le Chemin de la découverte, vers le sud, vous entrez dans la végétation luxuriante du continent africain, à la rencontre de ces fameux gorilles au dos argenté et autres girafes, zèbres et bien évidemment, «le roi des animaux», le lion.

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Et si vous êtes plutôt passionné des végétaux et des insectes, vous ne serez pas en reste. Les jardins botaniques du zoo vous attendent. Vous pourrez vous détendre au milieu d’orchidées et d’autres fleurs au parfum subtil. En levant les yeux, vous pourriez apercevoir de nombreux papillons à la tâche, la pollinisation s’effectuant dans cette douce atmosphère.

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Ces différents environnements plaisent beaucoup aux visiteurs. Aaron et Christine Gross, originaires de l’Ontario, ne diront pas le contraire. «Nous aimons le fait que chaque zone a sa propre formation géologique. Nous n’avions jamais vu ça dans un zoo avant», se réjouissent-ils.

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«Nous aimons le fait que chaque zone a sa propre formation géologique. Nous n’avions jamais vu ça dans un zoo avant.» Aaron et Christine Gross

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Un financement porté par une communauté de zoophiles

Pourtant, ces dernières années n’ont pas été de tout repos pour le centre animalier. Comme beaucoup d’organisations, la pandémie a affecté les dons et la programmation d’évènements qui aident au financement de l’établissement.

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Malgré la crise, Alison Archambault reste positive. «Nous avons eu beaucoup de chance d’avoir le soutien de notre communauté et nous sommes reconnaissants envers les personnes qui ont pu nous aider à traverser cette épreuve.»

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«Nous avons eu beaucoup de chance d’avoir le soutien de notre communauté.» Alison Archambault

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Le parc zoologique a ainsi dû se renouveler pour récolter des fonds. Grâce au programme ZooCare: Adopt a Species, les passionnés peuvent débourser 25$ en échange d’un certificat d’adoption. Alison indique que «cela peut répondre à un besoin de cadeau pour une fête d’anniversaire ou pour une personne spéciale, mais ça a surtout l’avantage de soutenir le zoo».

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Créer des liens avec les visiteurs

Avec des cafés, des aires de jeux pour les enfants, des boutiques de souvenirs, il y a de quoi s’occuper. C’est pour cette raison que certaines familles choisissent de se procurer un abonnement annuel. Catherine Bourgault est ravie de celui-ci, «c’est génial, car on peut venir se promener dans un endroit sécuritaire avec les animaux. Donc, c’est un bel endroit pour passer quelques heures avec ses enfants».

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«C’est un bel endroit pour passer quelques heures avec ses enfants.» Catherine Bourgault

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Originaire du Québec, Catherine vit à Calgary depuis trois ans et reçoit souvent la visite de sa mère, Julie. Étant fan du refuge animalier également, elle lui a offert un forfait, pour son plus grand bonheur. «C’est la troisième fois que je viens en trois semaines. Ma petite-fille adore et moi aussi», s’enchante la grand-mère.

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Une proximité qu’apprécie énormément la responsable du marketing. Elle considère le zoo comme «une chance pour les gens de voir les animaux qui sont dans leur environnement afin de leur rappeler pourquoi il est important de les protéger».

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Profitez d’un moment de tranquillité au milieu des plantes dans les jardins botaniques du Zoo de Calgary. Crédit : Chloé Liberge

Profitez d’un moment de tranquillité au milieu des plantes dans les jardins botaniques du Zoo de Calgary. Crédit : Chloé Liberge

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De plus, de nouvelles créatures devraient prendre leurs quartiers au zoo au cours de l’été. «Nous avons des bébés lémuriens et des bébés pandas rouges qui sont attendus et puis je suis sûre que nous aurons plein d’autres surprises», promet Alison.

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Gardez donc l’œil ouvert lors de votre prochaine visite au Zoo de Calgary.

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Pour prendre un abonnement ou rester au courant des dernières nouvelles du refuge animalier : calgaryzoo.com
Le Wilder Institute est l’organisme de conservation qui possède le Zoo de Calgary. Sa mission est d’effectuer des recherches qui visent à protéger la faune et la flore. Pour en savoir plus : wilderinstitute.org
Organisme sans but lucratif, l’Association des zoos et aquariums américains aide ses membres en leur fournissant des services qui améliorent le bien-être de leurs animaux. Si vous souhaitez en apprendre davantage sur leurs programmes ou voir la liste de ses membres : aza.org

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