Promotion du programme Cap vers l’emploi dans les bureaux de Parallèle Alberta à Grande Prairie.
Parallèle Alberta en est un exemple éloquent. Chef de file du développement économique francophone en Alberta, en particulier en ce qui concerne l’entrepreneuriat, l’employabilité et le développement économique communautaire, l’organisme a senti le besoin d’ouvrir des antennes à l’extérieur de ses bureaux d’Edmonton et de Calgary. Depuis août 2025, se sont ajoutés des points de service à Lethbridge, Grande-Prairie, Fort McMurray et Red Deer. En ce qui concerne le nord-est de l’Alberta, un employé ambulant dessert notamment les communautés de Cold Lake, Bonnyville ou encore Plamondon. « Pour un organisme provincial, c’est essentiel », selon son directeur Étienne Alary. Pour lui, il est important d’être présent dans une variété de lieux, d’avoir une connaissance du terrain. C’est à quoi s’affaire la cinquantaine de personnes embauchées à temps plein par Parallèle Alberta.
Au cours de l’entrevue avec Le Franco, M. Alary répétera à quelques reprises que son organisme « n’est pas là pour s’imposer, mais pour offrir des services. » Pour collaborer notamment avec des chambres de commerce ou encore d’autres organismes franco-albertains comme la Francophonie Canadienne Plurielle (FRAP) et, bien sûr, l’ACFA. Cette présence en région permet de mieux faire connaître des programmes mis au point par Parallèle comme le tout nouveau Cap vers l’emploi, « qui offre un accompagnement stratégique destiné aux chercheurs d’emploi francophones souhaitant intégrer durablement le marché du travail albertain » comme il est indiqué sur le site de Parallèle. Étienne Alary en est certain, les services proposés viennent répondre à des besoins qui existent déjà au sein de la communauté. Et les antennes déployées permettent à son organisme de viser le long terme au sein des communautés.
Une présence essentielle
Ouverts en 2015 pour Edmonton et depuis environ 5 ans pour Calgary, les bureaux de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA) permettent aux francophones de l’Alberta d’avoir un meilleur accès à des services juridiques en français. Et très souvent, il est important que la personne soit sur place avec le conseiller juridique. C’est le cas par exemple pour une personne qui doit être assermentée. La directrice générale, Maria Vigneault, explique que l’AJEFA ayant une licence pour réaliser des assermentations et il est clairement spécifié que le service doit se faire en personne.
Évidemment, il a fallu démontrer au bailleur de fonds de l’AJEFA, Justice Canada, que l’ouverture de bureaux était plus que nécessaire pour remplir sa mission. Les chiffres de l’année 2024-2025 démontrent que la demande est là. Il y a eu près de 1 650 consultations, dont 60 % à Edmonton, 28 % à Calgary, le reste allant du côté du nord-ouest et du nord-est de la province. Il y a même des demandes provenant de l’extérieur de la province. C’est une hausse de 13 % par rapport à l’année précédente. Et tous ces services sont gratuits, que ce soit pour des consultations ayant trait au monde du travail, au droit de la famille, à des divorces, des testaments ou dans le domaine de l’habitation.
On couvre tous les domaines de lois
Si celle-ci concède qu’en tant que gestionnaire, ce serait plus simple d’avoir un seul lieu, ce ne serait pas cependant avantageux pour les clients : « Il faut qu’on sorte de notre zone de confort ! ». D’ailleurs, selon les chiffres du dernier rapport annuel de l’AJEFA, c’est près de 80 % des consultations qui ont été faites en présence et 71 % de l’ensemble des demandes ont été réalisées en français.
Contacts humains
« Que chaque nouvel arrivant ait accès aux services fournis par la CANAF. » C’est en ces termes qu’Esdras Ngenzi décrit l’un des objectifs du Centre d’accueil des nouveaux arrivants francophones (CANAF). Et pour y arriver, le directeur général est d’avis qu’il faut savoir desservir les communautés francophones là où elles sont. Outre Calgary, le CANAF a des bureaux à Brooks, Medicine Hat, Lethbridge et Canmore.
Le CANAF appuie les francophones dans leur processus d’établissement en Alberta. Il facilite leur intégration culturelle, sociale et économique ainsi que leur inclusion dans la société canadienne.
Pour ce faire, Esdras Ngenzi a la certitude que les nouveaux arrivants, en particulier ceux qui viennent de l’extérieur du Canada, ont besoin de contacts humains. Ceux qui viennent d’autres provinces ont un peu plus d’expérience.
Atelier donné par le CANAF à Lethbridge : comment naviguer le marché du logement ?
En dépit de ses cinq bureaux, afin de pouvoir couvrir tous les besoins, notamment dans des petites villes, le CANAF trouve important d’avoir des partenariats comme avec Parallèle Alberta. Et tout ça, dans une seule perspective comme l’explique M. Ngenzi : « Aider les gens à se prendre en charge. »