Concours Plumes Jeunesse
Cette année, nous avons sélectionné six élèves pour faire partie du club journalistique Plumes Jeunesse du CSCN. Ces élèves reçoivent une formation offerte par le journal Le Franco tout au long de l’année. Chacun devra rédiger un article portant sur une thématique, une activité ou un évènement de son école qui sera publié dans la section Plumes Jeunesse entre décembre 2025 et juin 2026.
Le premier texte individuel est celui d’Ojong Tabot, en 11e année à l’École Alexandre-Taché. Elle a couvert le marché de Noël organisé à son école avec un angle lié à l’entrepreneuriat. La rédaction du Franco a fait quelques ajustements et corrections, mais son travail est remarquable. L’équipe du journal et Ojong Tabot vous souhaitent une bonne lecture!
Le marché de Noël s’est tenu dans la bibliothèque de l’école, transformée pour l’occasion en un espace convivial et dynamique. Quelques tables étaient disposées en forme de U, permettant une circulation fluide des visiteurs. Chaque table était décorée selon le produit vendu, ce qui donnait au marché une ambiance chaleureuse et mettait en valeur la créativité des élèves.
Le marché de Noël avait pour objectif principal de permettre aux élèves de vivre concrètement l’expérience de l’entrepreneuriat. Pour madame Pamela, enseignante à l’École Alexandre-Taché et impliquée dans l’organisation de l’évènement, «ce marché permet aux élèves de toucher du doigt ce que représente la création d’une entreprise».
Ce marché permet aux élèves de toucher du doigt ce que représente la création d’une entreprise
Les jeunes entrepreneurs se sont donné du mal pour offrir des espaces de vente colorés et attrayants. Photo : Ojong Tabot
Un marché pour apprendre à entreprendre concrètement
Elle explique que les jeunes doivent réfléchir à une idée, trouver un produit qui répond à un besoin et apprendre «comment faire un bénéfice». Cette activité leur permet ainsi de mettre en pratique les notions théoriques apprises en classe et de développer des compétences utiles pour leur avenir.
Un élément important du marché était l’exigence d’utiliser le français lors des ventes et des échanges.
Cette règle aide les élèves à développer un vocabulaire lié au commerce et à l’entrepreneuriat.
Madame Pamela souligne que vendre en français permet aux élèves d’être capable de présenter leurs produits «non seulement en Alberta, une province majoritairement anglophone, mais aussi dans d’autres contextes francophones». Elle ajoute que cette pratique aide aussi à mieux servir les clients qui parlent uniquement le français, en leur donnant «des explications claires sur les produits afin qu’ils puissent mieux les comprendre».
Le bilinguisme au cœur de l’expérience des jeunes entrepreneurs
Parmi les jeunes entrepreneurs présents au marché, Vicky, élève de la 11e année inscrite au cours d’entrepreneuriat, a participé à l’évènement en vendant des produits de beauté. Elle décrit son kiosque comme «plutôt simple», expliquant qu’ils vendaient «des packs avec des lip gloss, des pinces à cheveux, des élastiques et des bonbons», tout en offrant aussi la possibilité d’acheter chaque produit séparément. Ce concept accessible répondait aux intérêts des jeunes clients et facilitait les ventes.
Le bilinguisme a joué un rôle important dans le succès de son expérience au marché. Vicky explique que certaines personnes ne comprenaient pas toujours toutes les expressions en français. Le fait d’être bilingue lui permettait alors de traduire ou d’expliquer autrement, notamment lorsqu’un client connaissait un mot seulement en anglais. Cette capacité facilitait les échanges et aidait les clients à mieux comprendre les produits, ce qui rendait l’interaction plus efficace et plus agréable.
Enfin, le marché de Noël a offert à Vicky une occasion rare de vivre une expérience commerciale entièrement en français. En Alberta, il est souvent difficile d’interagir avec des clients en français, puisque la majorité des services se font en anglais.
Le marché lui a donc permis de s’exprimer en français dans un contexte réel, de communiquer avec des clients et de développer sa confiance à l’oral. Comme le souligne aussi madame Pamela, cet évènement sort du cadre habituel de l’école et devient un véritable espace d’expression, où les élèves peuvent échanger, démontrer leurs talents et développer des compétences essentielles pour leur avenir.Ainsi, le marché de Noël ne se limite pas à une activité scolaire : il représente un lieu d’apprentissage concret où l’entrepreneuriat et la francophonie se rencontrent, offrant aux jeunes francophones une expérience enrichissante et formatrice.
De la nourriture était aussi disponible à la vente. Photo : Courtoisie – École Alexandre-Taché
Glossaire – Lieu d’apprentissage : cadre physique ou virtuel (école, maison, Internet, entreprise) conçu pour acquérir de nouvelles connaissances ou compétences