le Jeudi 18 avril 2024
le Mardi 20 février 2024 15:12 Arts et culture

Le Flying Canoë Volant à Bonnie Doon

De gauche à droite : Julien Szostak et Alex Lema posent comme voyageurs devant le Camp des Autochtones, dans le ravin Mill Creek. Photo : Aidan Macpherson
De gauche à droite : Julien Szostak et Alex Lema posent comme voyageurs devant le Camp des Autochtones, dans le ravin Mill Creek. Photo : Aidan Macpherson
Du 31 janvier au 3 février, le Centre communautaire d'Edmonton tenait la 12e édition du festival Flying Canoë Volant dans le quartier francophone d'Edmonton, proposant une panoplie d'activités à La Cité francophone, à l'école Rutherford et dans le ravin Mill Creek. Inspirée par les cultures canadienne-française, autochtones et métisse, cette célébration a attiré une multitude de visiteurs enthousiastes, séduits par ces installations hivernales scintillantes et majestueuses.
Le Flying Canoë Volant à Bonnie Doon
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Chloé Doyon, chanteuse de Saint-Georges-de-Beauce, au Québec, en spectacle au cabaret, à La Cité francophone. Photo : Aidan Macpherson

Le festival tire son nom de la légende de la chasse-galerie popularisée par Honoré Beaugrand, auteur et conteur québécois du 19e siècle. En plein hiver, un groupe de bûcherons décidés à rentrer rapidement au village pour retrouver leurs familles font un pacte avec le diable. Celui-ci confère à leur canoë un pouvoir surnaturel, celui de s’envoler et de filer dans la nuit jusqu’à destination. Malheureusement, à cet accord, le malin avait imposé quelques conditions que les bûcherons n’ont pas respectées. Ils avaient ainsi vendu leur âme au diable.

Les gens danse la gigue au Camp des Métis, dans le ravin Mill Creek. Photo : Aidan Macpherson

Lors du festival Flying Canoë Volant, des bénévoles ont fait vivre cette tradition sur des sentiers illuminés de lampes dentelées et multicolores. Habillés comme au temps des voyageurs et des coureurs des bois ou déguisés en loups et en créatures mythologiques, ils ont diverti les visiteurs du ravin Mill Creek. En même temps, dans le quartier Bonnie Doon, les festivaliers ont dégusté de la tire d’érable, se sont improvisés sculpteurs de glace, et ont profité du cabaret à La Cité francophone et ont visité bien d’autres installations artistiques à l’école Rutherford, dans une ambiance hivernale et festive.

(De gauche à droite) Scott et Vee Van de Sande font des sculptures de glace pendant un atelier de sculpture animé par Activate Arts Alberta à l’école primaire Rutherford. Photo : Aidan Macpherson

Les cultures canadienne-française, autochtones et métisse ont été mises à l’honneur pour le plaisir de tous.

GlossaireSurnaturel : Inexplicable de façon rationnelle, lié au divin, au spirituel

Roger Dallaire raconte une histoire à la Cabane du trappeur, dans le ravin Mill Creek. Photo : Aidan Macpherson

Devant La Cité francophone, un artiste sculpte, un canoë dans la glace. Photo : Aidan Macpherson

Dans la peau de Jack Frost, le général Hiver, John Ullyat, comédien local bilingue, amuse les foules qui parcourent les sentiers du ravin Mill Creek. Photo : Aidan Macpherson

Quelques jeunes enfants roulent de la tire sur la rue Marie-Anne-Gaboury, devant La Cité francophone. Photo : Aidan Macpherson

Trois tipis illuminés au Camp des Autochtones dans le ravin Mill Creek. Photo : Aidan Macpherson