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le Mardi 18 juillet 2023 19:11 Économie

Les délices distillés de Bridgeland, une expérience à savourer autrement

(IJL - RÉSEAU.PRESSE - LE FRANCO) - En ce début de saison estivale, la distillerie Bridgeland, à Calgary, a inauguré son économusée le 1er juin dernier. Elle cherche ainsi à se démarquer auprès des passionnés de tourisme gastronomique. Avec sa nouvelle bannière «Artisan à l’œuvre», l'entreprise offrira des tours guidés et des dégustations de spiritueux aux visiteurs qui veulent découvrir de près ses savoir-faire artisanaux.
Les délices distillés de Bridgeland, une expérience à savourer autrement
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Jacques Tremblay et Daniel Plenzik, en compagnie d’Étienne Alary (à gauche, CDÉA), de la mairesse de Calgary Jyoti Gondek et de Carl-Éric Guertin (droite, Société du réseau ÉCONOMUSÉE®), lors du lancement de l’économusée de la distillerie Bridgeland. Photo : Arnaud Barbet

Si quelques années se sont écoulées depuis l’ouverture de la distillerie située dans le nord-est de la ville de Calgary, la passion de son copropriétaire Jacques Tremblay n’a pas fléchi d’un iota. Ces jours-ci, l’entrepreneur se réjouit surtout d’avoir vu son brandy et son eau de vigne être reconnus à l’échelle internationale, remportant des prix d’excellence lors d’une prestigieuse compétition londonienne (Angleterre). Forts de ce succès, le Québécois d’origine et son partenaire d’affaires, Daniel Plenzik, veulent maintenant investir dans la mise en valeur marketing de leurs produits pour accroître leur notoriété auprès du grand public.

«On est vraiment fiers des résultats qu’on a eus aux concours parce que ça établit notre crédibilité et valide notre travail. Par contre, il faut continuer de pousser pour que les ventes soient au même niveau que la reconnaissance qu’on obtient. Il y a encore un potentiel d’amélioration de ce côté-là», explique Jacques. Pour stimuler leurs ventes, les deux collaborateurs entendent notamment fidéliser une clientèle «plus touristique», dit-il. 

L’intégration de leur entreprise au sein du réseau ÉCONOMUSÉE® s’inscrit parfaitement dans cette perspective. Ce concept, qui a fait ses preuves au Québec et en Europe, permet au public de découvrir l’histoire et les méthodes de travail des artisans.

(De dos à gauche) Jacques Tremblay présente son économusée à notre journaliste, Gabrielle Audet-Michaud. Photo : Arnaud Barbet

À la distillerie, par exemple, des panneaux d’information ont été ajoutés pour permettre aux visiteurs d’en apprendre davantage sur les procédures de distillation. Les touristes peuvent également se déplacer dans la salle de production en tout temps.

«On veut faire un bon coup de publicité et améliorer l’expérience client pour que nos visiteurs se souviennent de nous. On espère surtout que la bannière ÉCONOMUSÉE® va nous aider avec les touristes étrangers, que ça va nous mettre sur la “map”. Après tout, il y a des gens au Québec qui consacrent leurs vacances entières à visiter des économusées», soutient Jacques Tremblay.

Des profits qui se font attendre 

Bien que les spiritueux Bridgeland aient atteint une renommée mondiale et qu’ils soient maintenant distribués dans plus de 180 points de vente en Alberta, l’entrepreneur rappelle le jeu de patience auquel il a dû se soumettre dans les premières années d’activité de la distillerie. «Nos produits devaient être âgés pendant trois ans, sans qu’on ait de retour sur notre investissement. La majorité de nos ventes ont commencé il y a seulement une ou deux années», évoque-t-il. 

L’année 2023 pourrait être la première où l’entreprise parvient à équilibrer ses profits et ses dépenses, une étape importante. Et avec le potentiel qu’offre le projet d’économusée, l’année 2024 pourrait être encore plus lucrative. Déjà, des visites guidées d’une heure ont commencé à être offertes au prix de 23 $ les vendredis, samedis et dimanches. Selon Carl-Éric Guertin, directeur général de la Société du réseau ÉCONOMUSÉE®, ces visites motivent souvent les touristes à acheter des produits. Surtout lorsque des dégustations sont organisées comme c’est le cas à la distillerie.

La distillerie se spécialise dans la confection de brandy et de whiskey. Photo : Arnaud Barbet

«Quand une entreprise est outillée pour recevoir des touristes, ça se traduit par des visiteurs plus satisfaits et ça mousse les ventes. Ils apprennent à connaître une marque, ils développent un sentiment d’attachement et sont plus portés à acheter», analyse-t-il.  

Bien qu’il ne soit pas en mesure de quantifier les retombées économiques des entreprises lorsqu’elles se joignent à son réseau, le directeur général assure que tous les membres qui y ont adhéré au cours des dernières années ont vu «leurs chiffres d’affaires croître» de manière importante depuis. «Lorsqu’une entreprise rejoint le réseau, on lui donne un outil additionnel pour se faire connaître et faire du profit, mais c’est à eux d’utiliser notre marque pour attirer des visiteurs», ajoute-t-il.

Une cinquantaine d’invités étaient présents lors du lancement de l’économusée. Photo : Gabrielle Audet-Michaud

C’est en ce sens que la distillerie Bridgeland a mis en place sa collection «Artisan» en lien avec le thème «Artisan à l’œuvre» des économusées. Les copropriétaires espèrent que ces spiritueux confectionnés en quantité limitée feront le bonheur des touristes. «On va […] s’en servir pour tester le marché et recevoir le feedback des clients. Et comme c’est exclusif, il risque d’y avoir un espèce d’effet d’engouement», avance Jacques Tremblay.

L’entreprise de Calgary a reçu une subvention à hauteur de 72 500$ pour ajouter les éléments nécessaires à la création de son Économusée. L’autre moitié de la facture a été prise en charge par la distillerie.

Le réseau ÉCONOMUSÉE®, c’est avant tout la mise en lumière de savoir-faire artisanaux grâce à une visite interactive des lieux. Photo : Arnaud Barbet

Cinq économusées font actuellement partie du réseau albertain : 

  • La fromagerie Old School Cheesery de la famille Dupuis à Vermilion 
  • L’entreprise de vitrail Healing à la Source de Noëlla Somerville à Lac La Biche 
  • Le restaurant Twisted Fork de Debra Poulin à Saint-Paul
  • Paradis Valley Honey, l’entreprise apicole de la famille Paradis située à Watino
  • La distillerie Bridgeland de Jacques Tremblay et Daniel Plenzik à Calgary

D’autres adresses pourraient s’ajouter à cette liste. Le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA), dans son rôle de promotion du tourisme bilingue et francophone en Alberta, a reçu le mandat d’approcher d’autres artisans locaux pour les encourager à rejoindre le réseau, de sorte à créer un circuit à travers la province, explique le directeur général de la Société du réseau ÉCONOMUSÉE®, Carl-Éric Guertin.

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