le Samedi 18 mai 2024
le Lundi 25 septembre 2023 18:00 Edmonton

Avec la rentrée, les programmes parascolaires reprennent du service

L'École Citadelle du Conseil scolaire Centre-Nord. Photo : Courtoisie
L'École Citadelle du Conseil scolaire Centre-Nord. Photo : Courtoisie
(IJL-RÉSEAU.PRESS-LE FRANCO) - La rentrée scolaire marque le retour en force des programmes parascolaires pour les jeunes francophones de la province et cette année ne fait pas exception. Le Portail de l'Immigrant Association (PIA) et Francophonie Albertaine Plurielle (FRAP) seront aux rendez-vous avec leur gamme variée de services pour soutenir les élèves du primaire et du secondaire sur le plan scolaire.
Avec la rentrée, les programmes parascolaires reprennent du service
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D’un bout à l’autre de la province, les nouveaux arrivants et les élèves francophones qui éprouvent des difficultés en français ou dans d’autres matières peuvent bénéficier d’un service de tutorat. À Edmonton, ce programme est piloté par la FRAP. «Nous avons des familles qui arrivent de camp de réfugiés. Parfois, ils ont passé quelques années sans pratiquer leur français ou sans avoir fréquenté l’école. Alors, nous, à travers notre programme de tutorat, on appuie les élèves qui ont besoin de mise à niveau», explique Ngena Ali-Ebenga, le directeur de la Coordination Régionale des TÉÉ des Prairies et Territoires du Nord-Ouest et des services aux écoles.

Les tuteurs de la FRAP fournissent leurs services tant dans les écoles secondaires que dans les écoles primaires de la capitale albertaine, que ce soit en ligne ou en présentiel. «Ce qu’on remarque, c’est que, dans les écoles élémentaires, c’est surtout la lecture et le français qui font défaut en première et deuxième année. À partir de la troisième année, on offre aussi de l’aide en anglais langue seconde», note Ngena. Les élèves du secondaire, eux, peuvent solliciter du soutien dans n’importe quelle matière de base. Tout dépend des besoins, assure le coordonnateur, que ce soit en sciences, en études sociales, en biologie, en chimie, voire en physique.

Le soutien offert aux élèves allège beaucoup le travail des enseignants, précise de son côté Sorel Mendou, une tutrice de la FRAP qui s’occupe, à Edmonton, de plusieurs jeunes immigrants à l’école primaire. «C’est un travail de collaboration. Lorsque j’arrive dans une salle de classe, l’enseignant va me dire que tel ou tel élève a un retard en lecture ou pour parler», mentionne-t-elle. 

La jeune femme prend ensuite la charge de ces élèves afin de les aider à combler leurs lacunes. Son but, les préparer à réintégrer la salle de classe avec les compétences nécessaires. Pendant ce temps, l’enseignant peut poursuivre l’avancement de la matière avec les autres élèves tout en évitant de s’interrompre régulièrement pour vérifier que tout le monde suit le fil de la discussion. «Ça fournit une grande aide aux enseignants. À chaque fois, ils me disent à quel point notre rôle de tuteur est capital», analyse Sorel. 

Les élèves, eux, adoptent souvent une attitude de méfiance lorsqu’ils amorcent le processus de tutorat. Mais en faisant preuve de patience, Sorel arrive habituellement à établir assez rapidement un lien de confiance avec les jeunes. «Quand je suis retournée dans les écoles à la rentrée, les enfants m’interpelaient par mon nom. C’est encourageant de voir à quel point ils sont habitués à ma présence maintenant», s’enthousiasme-t-elle.

C’est [les programmes parascolaires] offert à tous les jours et à tous les élèves qui en ont besoin», explique Fatou Diouf. Photo : Courtoisie

Accompagnement similaire dans le Sud

Du côté de Calgary, le PIA offre un service de tutorat similaire à celui de la FRAP, à l’exception du fait qu’il se pilote entièrement en ligne. «C’est offert à tous les jours et à tous les élèves qui en ont besoin. En gros, on offre un soutien spécialisé dans des matières que l’on définit selon les besoins des élèves pour les aider à développer leurs compétences et leurs résultats», explique Fatou Diouf, qui coordonne le programme de travailleurs en établissement. 

Mais en plus du tutorat personnalisé, le PIA propose également un service d’aide aux devoirs pour les élèves d’âge primaire du Conseil scolaire FrancoSud. Cet accompagnement vise à augmenter la persévérance et la réussite scolaire en offrant aux jeunes du soutien dans la réalisation de leurs devoirs et de leurs leçons. Cette année, les élèves du secondaire de l’École de la Rose sauvage pourront exceptionnellement bénéficier de ce service, ajoute l’agente de développement des programmes du PIA, Michèle Katuku. «J’ai été approchée pour qu’on aide les élèves du secondaire à la fin de l’année scolaire dernière, alors cela fera partie de la gamme de nos services cette année», dit-elle.

Un programme de mentorat pour et par les jeunes, baptisé «Les alliés du succès», fera, quant à lui, son entrée dans les écoles calgariennes à partir d’octobre prochain, signale Fatou. Cette initiative permettra aux élèves déjà établis dans les écoles de devenir des mentors pour les nouveaux arrivants. «On pense que ça va favoriser les échanges et le partage d’expérience, mais aussi l’intégration scolaire. Les plus vieux, ils sont déjà là, ils sont déjà intégrés et ils peuvent s’identifier au fait d’être nouveau», mentionne-t-elle.

«Ça [les programmes parascolaires] fournit une grande aide aux enseignants. À chaque fois, ils me disent à quel point notre rôle de tuteur est capital», analyse Sorel Mendou. Photo : Courtoisie

Glossaire – Solliciter : demander quelque chose