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le Jeudi 14 Décembre 2023 16:14 Éducation

Ateliers, échanges et récompenses pour les parents lors du colloque 2023 de la FPFA

Des parents francophones se sont réunis à Calgary et à Edmonton lors du colloque 2023 de la FPFA. Photo : Courtoisie
Des parents francophones se sont réunis à Calgary et à Edmonton lors du colloque 2023 de la FPFA. Photo : Courtoisie
(IJL - RÉSEAU.PRESSE - LE FRANCO) - La 36e édition du colloque de la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA), axée sur le thème «Ambassadeurs de la diversité», s'est déroulée simultanément à Calgary et à Edmonton le 25 novembre dernier. Cet événement visait principalement à offrir un espace d'échange bienveillant pour les parents, leur permettant de discuter des défis qu'ils rencontrent au quotidien et de récompenser certains bénévoles pour leur implication dans les écoles francophones.
Ateliers, échanges et récompenses pour les parents lors du colloque 2023 de la FPFA
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Mireille Péloquin, directrice générale de la FPFA, met en lumière l’importance de cette journée spéciale pour les parents. Photo : Archives Le Franco – Courtoisie

Mireille Péloquin, directrice générale de la FPFA, met en lumière l’importance de cette journée spéciale pour les parents. «Ça leur fait du bien d’avoir une journée qui leur est dédiée pour se ressourcer, rencontrer d’autres parents, créer des liens et se sentir moins seuls face à leurs défis quotidiens.» Elle confie, avec émotion, avoir observé plusieurs d’entre eux s’échanger leurs numéros de téléphone pour rester en contact. «Ça vaut son pesant d’or d’être témoin de ça», souligne-t-elle en évoquant combien ces moments sont inestimables.

Les défis rencontrés par les parents franco-albertains sont divers : certains font face à des obstacles d’intégration socioculturelle, tandis que d’autres ont du mal à faire intégrer la pratique du français dans leur vie quotidienne. Les ateliers offerts aux participants lors du colloque abordaient donc ces questions, mais aussi des sujets plus légers liés à la parentalité. 

Ce qui semble avoir particulièrement retenu l’attention des participants, explique Mireille, ce sont les panels sur la gestion du temps d’écran des enfants et la conciliation du sport et des études. «Ça a permis de remettre les pendules à l’heure. Ce ne sont pas des sujets qu’on aborde souvent, du moins pas de manière ouverte», évoque la directrice générale de l’organisme.

Le panel sur les écrans a été l’occasion pour les parents, à Calgary, de partager des astuces visant à encourager les jeunes à adopter des habitudes saines avec la technologie. «En général, ce qu’on semble dire, c’est que les bottines doivent suivre les babines. Les parents doivent eux-mêmes gérer leur temps d’écran s’ils veulent que leurs enfants en fassent de même», note Mireille Péloquin. 

Certains adultes optent pour une stratégie visant à restreindre l’usage des tablettes et des téléphones en soirée en les plaçant exclusivement au rez-de-chaussée ou dans un endroit particulier de leur maison. Impossible, ainsi, pour les adolescents de passer la nuit devant leur écran.

Ils sont plusieurs parents à avoir apprécié les ateliers portant sur la gestion du temps d’écran et la conciliation sport-études Photo : Courtoisie

Assurer la rétention des sportifs

C’était également la première fois que la FPFA offrait un atelier portant sur la conciliation entre le sport et les études, un sujet pertinent étant donné les défis de rétention auxquels font face les écoles francophones avec leurs élèves du secondaire impliqués dans des activités sportives.

«On voit beaucoup de jeunes quitter le réseau francophone pour s’adonner au sport ailleurs. C’est comme si les parents et les élèves pensent qu’ils doivent systématiquement changer d’école pour continuer la pratique du sport, alors qu’en vérité, ce n’est pas nécessaire, il faut juste avoir de la discipline et beaucoup de soutien», précise Mireille. Elle raconte que cette discussion a permis à plusieurs parents qui envisageaient un changement d’école pour leur enfant de reconsidérer cette solution.

Le seul hic de cette édition du colloque a été la participation plus restreinte à Edmonton par rapport à Calgary. Les inscriptions ont triplé cette année à Calgary, mais à Edmonton, l’affluence a été moindre. Selon la directrice de la FPFA, cela s’explique par le fait que l’événement se déroulait simultanément à la Journée d’accueil des nouveaux arrivants organisée par Francophonie Albertaine Plurielle (FRAP). «Ça a eu un effet sur nos inscriptions et c’est dommage parce qu’on aurait aussi voulu être présent à la Journée d’accueil, mais bon, il y a eu un problème logistique et la FRAP a dû choisir la même date que nous», se désole Mireille.

Hugo McLaughlin est l’un de ceux qui s’est vu décerner le prix Manon-Bouthillier pour son implication bénévole à l’École Notre-Dame-de-la-Paix à Calgary : Photo : Courtoisie

Des bénévoles dévoués 

La remise des prix Manon-Bouthillier et CNPF a cependant clôturé la journée «d’une belle façon». Le prix de la CNPF a été décerné au conseil d’école de l’École Père-Lacombe qui s’est distingué par sa contribution à l’épanouissement des élèves en créant un programme de soutien pour les sciences et les mathématiques.

Plusieurs parents ont aussi été honorés pour leur engagement bénévole remarquable. Hugo McLaughlin, vice-président du conseil d’école et membre de la Société de parents de l’École Notre-Dame-de-la-Paix (Calgary), s’est vu décerner l’un des prix Manon-Bouthillier pour ses réalisations remarquables dans plusieurs projets. «Je n’avais aucune idée que ça s’en venait, je l’ai appris une semaine d’avance. C’est une très, très belle reconnaissance et j’en suis très reconnaissant», dit-il.

Il raconte avoir, entre autres, facilité l’achat de ukulélés à prix réduit grâce à ses contacts dans la vente d’instruments de musique et trouvé un traiteur qui a généreusement offert le déjeuner de Noël aux enfants de l’école. «Mon rôle est surtout au niveau financier. Ça a été la même chose pour ce qui est de la construction de la classe extérieure qui a récemment été finalisée. J’ai trouvé des moyens de réduire nos coûts», explique-t-il avant de souligner l’apport égal de tous les autres membres du conseil d’école.

La classe extérieure, qui est équipée d’un tableau et d’une trentaine de places assises, permet aux élèves de suivre leurs cours en plein air. Selon Hugo, elle a déjà démontré son efficacité au cours des derniers mois. «Ils s’en servent beaucoup et les enfants adorent ça», affirme le bénévole dévoué.

GlossaireValoir son pesant d’or : Être d’une grande valeur