le Mercredi 10 juin 2026
le Mercredi 10 juin 2026 7:00 Éducation

« Conter » les votes !

 Bas de vignette : L’an dernier, ce sont des élèves de l’École Joseph-Moreau d’Edmonton, qui ont été les grands vainqueurs du concours CLCN. 
 — Crédit : gracieuseté PCB
Bas de vignette : L’an dernier, ce sont des élèves de l’École Joseph-Moreau d’Edmonton, qui ont été les grands vainqueurs du concours CLCN.
Crédit : gracieuseté PCB

Le concours Contes et légendes de chez nous (CLCN) revient pour une 8e édition. Une initiative du Pont Cultural Bridge, qui met à contribution, non seulement des élèves du primaire et du secondaire, mais également la population en général.

« Conter » les votes !
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À travers son concours Contes et légendes de chez nous 2026, Pont Cultural Bridge (PCB) poursuit une mission bien précise : promouvoir la langue française et transmettre des valeurs culturelles et communautaires aux jeunes francophones et francophiles de l’Alberta.

Selon Giscard Kodiane, directeur général adjoint de PCB, l’activité connaît toujours un bel engouement auprès des écoles et des groupes communautaires.

 Nous essayons, à travers cette activité, de faire la promotion de la langue française et des valeurs qu’on cultive surtout en commun

— Giscard Kodiane

Le thème retenu cette année est « Le livre, mon ami ». Chaque groupe participant doit donc réaliser deux productions distinctes, tournant autour de l’univers livresque : une prestation poétique, sous forme de poème ou de slam, ainsi qu’un conte ou une légende tous les deux mis en vidéo.

Le concours bénéficie cette année du soutien du Conseil scolaire Centre-Nord. Quatre écoles ainsi que deux groupes communautaires y participent.

Les jeunes ont déjà commencé à transmettre leurs vidéos aux organisateurs. « Chaque année, les enfants nous font de très belles prestations et nous sommes toujours satisfaits, souligne Giscard Kodiane. Nous sommes impressionnés par la production des enfants. »

Participation du public

Si, au moment de l’entretien avec M. Kodiane, il restait une seule journée pour faire parvenir à PCB ses vidéos, il reste cependant une partie non négligeable au concours : le vote du public.

Les vidéos sont diffusées depuis le 18 mai sur les plateformes de Pont Cultural Bridge, notamment sur YouTube. Les lecteurs du Franco – et les autres ! – peuvent donc visionner les créations littéraires et voter pour leur préférée jusqu’au 27 mai.

L’organisme affirme que plusieurs centaines de personnes participent habituellement au vote populaire chaque année. Les groupes gagnants recevront notamment des trophées, des médailles, des certificats ainsi que des enveloppes destinées à l’achat de livres.

Si le concours attire des participants fidèles d’une année à l’autre, de nouveaux groupes viennent aussi s’ajouter, selon M. Kodiane. « Cette année, nous en avons trois nouveaux », précise le directeur général adjoint.

Une première pour Gabrielle-Roy

À l’école publique Gabrielle-Roy d’Edmonton, une vingtaine d’élèves ont manifesté leur intérêt pour participer au concours Contes et légendes de chez nous organisé par PCB. Finalement, dix élèves ont été sélectionnés pour représenter l’école dont il s’agit de la première participation.

Pour Bebe Kambou, enseignant de quatrième année, cette première participation a été une belle surprise. Les élèves ont été répartis en deux groupes : un pour le conte et un autre pour la poésie. Le thème imposé, Le livre, mon ami, a inspiré les jeunes créateurs, qui ont imaginé eux-mêmes leurs textes.

« Les enfants étaient motivés à participer », souligne M. Kambou. « Moi, je ne suis pas vraiment intervenu. Tout simplement, ils ont travaillé, ils m’ont envoyé ça et j’ai essayé d’apporter quelques corrections. »

Le conte inventé par les élèves de Gabrielle-Roy raconte l’histoire d’un enfant qui n’aime pas lire, mais qui finit par découvrir le plaisir des livres. Quant à la poésie, elle explore également le thème de la lecture. L’enseignant précise que les jeunes ont pris l’initiative du projet presque entièrement eux-mêmes, ce qui a renforcé leur sentiment de fierté.

Même si les élèves croyaient d’abord participer à une activité en présence, l’expérience de réaliser une vidéo leur a permis de vivre quelque chose de nouveau. Un des groupes a même présenté son travail devant une classe de cinquième année de l’école.

Les jeunes attendent maintenant les résultats du concours avec impatience. « Ils m’ont demandé quand est-ce qu’ils auront le résultat ? », raconte M. Kambou. « Je suis convaincu qu’une fois qu’on aura les résultats, ça va encore motiver plus les enfants. »

L’enseignant affirme qu’il recommanderait sans hésiter l’expérience à d’autres écoles et souhaite déjà reprendre l’aventure si le concours revient l’an prochain. 

Cette année, on participait surtout pour donner le goût aux enfants. Et il y a déjà des élèves qui m’ont demandé s’il y aura encore ce concours l’année prochaine

— Bebe Kambou

Lexique

Slam : forme de poésie orale, très souvent en vers, rythmé et déclamé devant un public.

Déclaration IA : Le présent article a été rédigé par un journaliste. Un outil d’intelligence artificielle a été utilisé pour appuyer la transcription des entrevues. Le journaliste a vérifié l’exactitude des propos.