le Samedi 25 juillet 2026
le Samedi 25 juillet 2026 7:00 Chronique

À l’aventure, jeunes francos!

Enfin la fin des classes a sonné, les gros projets sont complétés, autant au travail qu’à la ferme et je peux fermer mon ordinateur le temps de quelques semaines.

À l’aventure, jeunes francos!
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Cette année le chemin des vacances nous amène jusque dans les Rocheuses à la Fête franco-albertaine! Je suis d’ailleurs certaine que je retrouverai certains d’entre vous entre deux campements.

Pour mes enfants ce sera une première occasion de camping et de plaisir en français. Une aventure qu’ils attendent avec impatience. Le plaisir en français, c’est souvent ce qui revient dans les discussions sur la survivance de la langue. Combien de fois a-t-on évoqué que l’apprentissage et l’amour d’une langue se passent
au-delà de l’académique ? Que le fait de taper le ballon, de danser ou de jouer aux cartes en français vaut mieux que les heures de classe pour développer le muscle francophone !

Je sais combien l’effet immersion est primordial. L’ayant moi-même vécu ( en anglais toutefois), grâce à un séjour dans la capitale nationale avec le programme Explore.

Quoi de mieux que d’expérimenter, d’explorer et de faire connaissance en français, là où il y a place à l’erreur, à quelques mots dans la langue de Shakespeare échappés ça et là, sans contrainte. Les rires, les sourires, les encouragements remplacent les barrières langagières. Quoi de mieux pour apprendre donc ? Est-ce que je mise sur la Fête Franco pour faire aimer le français à mes enfants ? Peut-être un peu oui. En fait, je souhaite que leur expérience allume l’étincelle, donne la piqure de notre riche culture, de notre langue colorée. Je mise aussi sur
notre prochain séjour au Québec, sur nos prochaines vacances à Hearst, avec les cousins, cousines, sur le voyage en France qu’ils feront un jour certainement pour les faire aimer notre langue. Autant d’occasions de tomber en amour avec la francophonie, peu importe les accents.

Amour de jeunesse ou langue qu’on apprend à aimer au fil des découvertes, l’apprentissage du français ou de n’importe quelle autre langue vraiment vient d’un coup de coeur littéral comme figuré.
Parce que jouer au soccer en français ou anglais, dévorer un smore ou une guimauve grillée, danser aux rythmes du trad ou du folklore n’a peu d’importance vraiment si le plaisir est partagé et décomplexé.

Au final ce que je souhaite de ce weekend à Nordegg c’est rien de plus que des vêtements imprégnés de l’odeur du feu de camp, des bottes couvertes de boue, des souvenirs plein la tête, de nouvelles amitiés et, si je suis chanceuse, un : Hey maman, quand est-ce qu’on y retourne !