« Il y a des jeunes qui sont devenus des mamans, des parents et dont les jeunes ont aussi participé à ce programme ou qui sont devenus bénévoles », constate avec ravissement Robert Suraki, le directeur général adjoint à l’AJFAS.
L’organisme propose donc depuis 25 ans à des jeunes entre 12 et 17 ans de participer pendant environ une semaine à un programme d’échanges. Ce printemps, au mois de mai, soit du 13 au 18, des jeunes Franco-Albertains étaient allés dans la région de Toronto, alors que du 3 au 8 juin, 18 jeunes avec 3 accompagnateurs d’Etobicoke sont venus leur rendre la pareille.
Logés à l’Université MacEwan, ils ont bénéficié de différentes activités, comme un atelier de peinture ou encore de la danse à La Girandole, avec en plus des visites, notamment à Fort Edmonton Park et, bien sûr, au West Edmonton Mall. Pour Robert Suraki, « c’est l’occasion de découvrir le Canada », d’autant plus que ces jeunes « sont issus de familles avec des revenus assez moyens », précise le directeur adjoint. L’autre objectif étant que les jeunes anglophones soient aussi en contact avec des jeunes francophones et qu’ils puissent apprendre quelques mots dans la langue de Molière.
Une visite au Fort Edmonton Park était au programme de l’échange AJFAS – LAMP CHC.
Tisser des liens entre jeunes…
Marie-Christie N’Guettia était l’une de ces Franco-Albertaines qui a eu le plaisir d’accueillir ses camarades ontariens. Outre les différentes visites avec eux, cette jeune de 13 ans – « bientôt 14 ! », précise-t-elle – a particulièrement apprécié d’avoir pu échanger avec eux lorsqu’il y a eu une rencontre dans les locaux de la FRAP.
Vérification faite auprès de celle-ci, il y a bien eu quelques échanges en français ! Il faut préciser que les jeunes Ontariens reçus sont issus, eux aussi, de la diaspora africaine et ne parlent pas couramment le français.
De l’avis de Marie-Christie, les ados ontariens ont apprécié les différentes visites à Edmonton, à commencer par le West Edmonton Mall, mais ils ont aussi aimé apprendre quelques techniques liées à la peinture.
Atelier de danse proposé par La Girandole à Edmonton.
…et entre organismes
Ces jeunes Ontariens ont été recrutés par le LAMP Community Health Centre de Toronto. Linda Frempong de l’organisme communautaire ontarien, explique que celui-ci « offre un large éventail de programmes et de services » auprès de jeunes âgés entre 10 et 29 ans, touchant tant les services médicaux que le développement personnel. Misant sur l’autonomie des jeunes, le développement du leadeurship et les activités éducatives, le séjour à Edmonton correspondait aux objectifs du LAMP CHC.
Bien qu’il fût impossible pour Le Franco de communiquer avec des jeunes d’Etobicoke ayant participé à l’échange, Linda Frempong assure que pour ceux-ci, « le plus grand enseignement a été de réaliser que leur monde et leur sentiment d’appartenance à une communauté sont bien plus vastes qu’ils ne le pensaient auparavant. » Selon elle, ils ont ainsi pu renouer avec des jeunes qu’ils avaient rencontrés deux semaines avant et se rendre compte sur place qu’ils se ressemblent et « qui, bien qu’ils parlent des langues différentes, comme le français et l’anglais, partagent des intérêts et des expériences similaires ».
Mme Frempong ajoute que lors d’un trajet en autobus vers une activité, « notre chauffeur nous a généreusement indiqué les principaux sites d’intérêt et nous a raconté brièvement l’histoire de la communauté francophone locale, ajoutant ainsi un contexte significatif à l’expérience ».
Bien que ce fut une première expérience entre le LAMP et l’AJFAS, pour Linda Frempong, l’échange a été un succès. Il a permis de rencontrer des membres de l’Alliance et d’en apprendre davantage sur les services offerts par l’AJFAS.
Notre équipe leur est reconnaissante pour leur chaleureuse hospitalité tout au long de notre séjour et pour avoir organisé diverses activités qui ont mobilisé nos jeunes tout en mettant en valeur les programmes et les soutiens offerts à la communauté francophone d’Edmonton.
Déclaration IA : Le présent article a été rédigé par un journaliste. Un outil d’intelligence artificielle a été utilisé pour appuyer la transcription des entrevues. Le journaliste a vérifié l’exactitude des propos.