La crise de la santé mentale chez les jeunes canadiens

Écrit par : Vous

19 septembre 2021

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Ces pages sont les vôtres. Le Franco permet à ses lecteurs et lectrices de prendre la parole pour exprimer leurs opinions. Fatima Karidio, étudiante au Campus Saint-Jean nous alerte sur les maux des jeunes canadiens.

Fatima Karidio – À titre citoyenne

Pour moi, cette élection, à la lumière de la pandémie, est une occasion pour les jeunes de s’exprimer sur ce qui est le plus important pour eux. C’est aussi l’occasion de prendre leur avenir en main.

Un enjeu que je surveille est l’importance accordée à la crise de la santé mentale au Canada. En effet, dans notre pays, la pandémie de COVID-19 a transformé la vie des jeunes et leur santé mentale sur divers aspects. 

Des situations telles que la perte d’emploi, la maladie ou le décès des proches, l’isolation et la réduction des interactions sociales ont eu comme effet l’aggravation ou le développement de troubles mentaux chez les jeunes. Ces réalités révèlent pour certains un réel besoin d’établir des efforts nationaux pour répondre à cette crise.

Avec le stress et l’anxiété liés aux incertitudes de la pandémie, une appréhension que j’évoque en ce moment, est le besoin que les jeunes Canadiens aient l’accessibilité aux outils et aux ressources en santé mentale.

Environ 40% de Canadiens rapportent que leur santé mentale s’est détériorée depuis le début de la pandémie ; parmi eux, 61 % avaient déjà une maladie mentale existante et 60 % étaient des personnes âgées de 18-24 ans (source : Canadian Mental Health Association et al., s. d., p. 1). 

Il est évident que la pandémie a eu des séquelles sur le bien-être de la population en plus des effets assez pernicieux, spécialement chez les jeunes adultes. Il est maintenant particulièrement important de commencer une intervention et de lancer des programmes pour combler ses besoins. 

Maintenant, plus que jamais, il y a un vrai besoin de hausser le nombre de services disponibles. Des facteurs tels que de longues périodes d’attente pour rencontrer un professionnel ou des coûts peu abordables, empêchent certains de recevoir le soutien dont ils auraient besoin. 

Ceci a des conséquences dans la vie économique, puisque les individus qui ne sont pas en meilleur état d’esprit sont plus susceptibles d’être au chômage, d’être moins productifs au travail, ou de manquer des journées de travail (source : Centre for Addiction and Mental Health, s. d.). 

Cela dit, en raison de son influence sur les autres sphères de la vie, il est certain que la santé mentale est plus qu’un dilemme individuel, mais plutôt collectif.

Présentement, le sujet de la santé mentale semble être de plus en plus abordé dans les médias et est un des enjeux listés dans les nombreuses plateformes politiques. Cela est déjà un signe prometteur pour l’avenir des jeunes dans ce pays. Toutefois, ces propositions doivent être matérialisées pour avoir un poids. 

Dans les jours à venir, il faudra observer le discours des chefs de partis sur la santé mentale

En tout, les jeunes jouent un rôle vital dans l’avenir du Canada, toutefois pour tirer les bénéfices de leur potentiel, il faudra assurer un état d’esprit qui leur permettra de performer de manière optimale.

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