Les employés de La Fondation franco-albertaine : Colin Champagne, directeur philanthropique, et Pierre Landry Muhire, directeur administratif et responsable des bourses. Photo : Titti Freeman
C’est dans une ambiance chaleureuse, empreinte d’un véritable esprit de générosité, que s’est déroulée cette édition. De Calgary à Edmonton, en passant par plusieurs communautés rurales, les donateurs et les bénévoles se sont mobilisés pour soutenir la francophonie. Cette année, la collecte a atteint 1 069 338$, les fruits de 414 dons. Ces chiffres ont été dévoilés par voie de communiqué de presse le lendemain de l’événement.
Un résultat «inspirant» selon Colin Champagne, directeur philanthropique de La Fondation franco-albertaine. «On est allé bien au-delà de l’objectif de 300 000$. C’est la preuve que chaque don compte. Nous sommes très reconnaissants envers tous ceux qui ont donné à cette période de l’année, surtout dans un contexte économique difficile. Voir une telle générosité, c’est vraiment encourageant.»
On est allé bien au-delà de l’objectif de 300 000$. C’est la preuve que chaque don compte. Nous sommes très reconnaissants envers tous ceux qui ont donné à cette période de l’année, surtout dans un contexte économique difficile. Voir une telle générosité, c’est vraiment encourageant.
Isabelle Déchène Guay, présidente d’Accès Emploi. Photo : Titti Freeman
Un don historique
Le moment fort de cette édition reste le don exceptionnel de 700 000$ fait par Accès Emploi, une entreprise sans but lucratif qui s’occupait du centre d’emploi francophone desservant Edmonton et le nord de la province. Ce don est le plus important de l’histoire de La Fondation.
Isabelle Déchène Guay, présidente d’Accès Emploi, explique que ce don «est le fruit de plusieurs années de travail et d’une bonne gestion financière. Avec la dissolution prochaine d’Accès Emploi et la création récente de Parallèle [Alberta], nos fonds devaient être remis à un organisme sans but lucratif équivalent. La Fondation franco-albertaine s’est imposée comme le meilleur choix, car elle peut redonner à l’ensemble de la francophonie».
Antoinette Vani-Mistrzak, membre fondatrice d’Accès Emploi et ancienne directrice administrative. Photo : Titti Freeman
Antoinette Vani-Mistrzark, membre fondatrice d’Accès Emploi et ancienne directrice administrative, ajoute que «leur mission et leur vision sont essentielles pour la francophonie. Nous sommes fières de contribuer à des actions fortes pour la communauté». Elle rappelle que le don d’Accès Emploi servira à créer un fonds de dotation pour appuyer la philanthropie francophone, plus particulièrement l’administration et le développement de La Fondation franco-albertaine.
Nous sommes fières de contribuer à des actions fortes pour la communauté
Tracie Pospisil poursuit une maîtrise ès sciences en orthophonie, avec un certificat d’études supérieures spécialisées en orthophonie en milieu francophone à l’Université de l’Alberta. Photo : Titti Freeman
Des dons qui se transforment en bourses
Les dons sont versés dans les divers fonds de dotation dont les intérêts servent à soutenir diverses initiatives francophones. «Aujourd’hui, 130 fonds sont actifs, chacun dédié à une cause spécifique liée à la francophonie», précise Colin Champagne. Une partie des fonds est également destinée à de nombreuses bourses et aides financières pour aider les personnes de partout dans la province.
Tracie Pospisil a reçu la bourse du fonds Hélène-et-Léon-Lavoie bonifiée, cette année, par le fonds de la famille Lacombe pour l’IGLF. «Je suis vraiment reconnaissante d’avoir reçu cette bourse. Elle me sera d’une grande aide dans mes frais d’examen pour l’accession à la profession d’orthophonie», témoigne-t-elle. Tracie a profité de l’occasion pour remercier les donateurs qui œuvrent pour encourager la communauté francophone.
Je suis vraiment reconnaissante d’avoir reçu cette bourse. Elle me sera d’une grande aide dans mes frais d’examen pour l’accession à la profession d’orthophonie
Pour une francophonie ambitieuse et épanouie
«On est limité que par nos ambitions.» C’est ainsi que Colin Champagne résume l’avenir de la francophonie albertaine. En remerciant tous les acteurs pour leurs apports divers, le nouveau directeur philanthropique précise qu’«on peut aider la francophonie à se propulser dans l’avenir, à pérenniser ses acquis et s’épanouir à travers tous les secteurs pour le bien-être de toutes nos communautés. Il faut juste se donner les moyens de nos ambitions».
Le Francothon 2025 aura ainsi marqué les esprits par son record historique. Plus qu’une collecte, l’événement confirme la volonté collective de bâtir une francophonie albertaine forte, durable et tournée vers l’avenir.
On est limité que par nos ambitions.
La salle paroissiale de Saint-Thomas-d’Aquin a accueilli de nombreux francophones lors du Francothon 2025. Photo : Titti Freeman
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