le Samedi 18 mai 2024
le Vendredi 9 juin 2023 15:00 Publireportage

Des enseignants dédiés à la construction identitaire de leurs élèves

1. De gauche à droite Simon Brisebois, Robert Viens, Samuel Laroche, Sylvie Lebon. Photo  - Courtoisie
1. De gauche à droite Simon Brisebois, Robert Viens, Samuel Laroche, Sylvie Lebon. Photo - Courtoisie
Des enseignants dédiés à la construction identitaire de leurs élèves
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Du 27 au 30 avril 2023, quatre enseignants de l’Association des enseignantes et des enseignants francophones de l’Alberta (AEEFA) ont accompagné les jeunes dans leur démarche citoyenne comme acteurs du Parlement jeunesse de l’Alberta (PJA). Une démarche volontaire et un dévouement sans faille pour la nouvelle génération.

 Le dévouement du corps enseignant pour les évènements communautaires francophones est toujours un signal fort. C’est la preuve, s’il en était besoin, que leur implication dans la construction identitaire de leurs élèves se fait aussi en dehors des salles de classe.

 «Les enseignants sont très fiers d’avoir participé à cet évènement», indique Stéfane Kreiner, le président de l’Association des enseignantes et des enseignants francophones de l’Alberta, sans oublier de signaler que c’est loin d’être le seul évènement auquel les enseignants se dévouent. Il cite, entre autres, le GoAGA, les Jeux francophones de l’Alberta et le RaJe, mais aussi d’autres activités communautaires comme la cabane à sucre ou les journées sportives.

De l’école aux urnes

 Simon Brisebois, d’Airdrie, était le sergent d’armes du Parlement. Un rôle qu’il joue depuis maintenant de nombreuses années. Et autant dire que l’ordre et la sécurité étaient une nouvelle fois entre de bonnes mains. Néanmoins, c’est aussi l’engagement des élèves dans les débats lors du PJA qui passionne cet enseignant.

 «Je participe au PJA pour voir les jeunes prendre part à un débat d’idées. Que ce soit en tant que députés ou lobbyistes, ils doivent faire valoir leur point. Des fois, on rigole, mais, bien souvent, ça nous fait réfléchir à comment les enjeux débattus les [élèves] touchent de façon différente que nous, adultes». S’il aime accompagner les élèves, il voit en eux de beaux espoirs, «il y a aussi les journalistes qui font des analyses bien ciblées et souvent avec une touche humoristique. On se rend compte que l’on va être entre de bonnes mains plus tard».

 Car c’est bien de l’avenir qu’il s’agit pour les enseignants qui prennent de leur temps personnel pour accompagner ces jeunes dans leur rôle de citoyens. Samuel Laroche, à Edmonton, comme ses collègues, a préparé son rôle de greffier bien avant sa prestation afin d’être le plus pertinent possible pour faciliter ce débat d’idées dans lequel les jeunes parlementaires se construisent.

 «Le PJA permet aux élèves de développer leur confiance, leur leadership et leur travail d’équipe dans un milieu professionnel, tout en leur donnant la chance de rencontrer de jeunes francophones de tous les coins de la province. En tant qu’enseignants, c’est vraiment impressionnant de voir ce que nos élèves peuvent accomplir en dehors des murs de la salle de classe. C’est un évènement francophone extrêmement unique et nous sommes très chanceux d’y avoir accès chaque année», explique-t-il.

Et si les greffiers font fonctionner le gouvernement, les enseignants font fonctionner les évènements francophones au bénéfice des élèves», Stéfane Kreiner. Photo – Courtoisie

«Et si les greffiers font fonctionner le gouvernement, les enseignants font fonctionner les évènements francophones au bénéfice des élèves», assure Stéfane Kreiner. Sylvie Lebon, enseignante d’études sociales à Lethbridge, en sait quelque chose. «J’encourage mes élèves à participer aux activités qui développent leur sens critique. Le PJA pour les jeunes, c’est non seulement s’affronter sur des sujets de débats, mais c’est aussi un formidable moment de socialisation et de cohésion pour les jeunes francophones. Je suis très contente d’accompagner mes élèves pour qu’ils puissent vivre cette belle expérience.» 

Un bonheur aussi partagé par Robert Viens qui enseigne à Cold Lake et qui revêtait aussi son habit de greffier pour la fin de semaine afin d’aider les élèves à comprendre le processus démocratique pour «en faire des citoyens engagés», affirme le président de l’Association des enseignantes et des enseignants francophones de l’Alberta.

Un dévouement aux multiples facettes

 Stefane Kreiner insiste sur ces «longues heures de bénévolat» que les enseignants offrent à leurs élèves, leur école et leur communauté. Un dévouement inestimable selon lui afin d’accompagner et appuyer la construction identitaire des élèves dans un environnement minoritaire; «les enseignants ont toujours été là» et le resteront pour appuyer les causes francophones.

 Plus humblement, il souligne l’effort financier de 1000 dollars accordé par l’AEEFA au Parlement jeunesse de l’Alberta. Car si l’association commandite chaque année un évènement communautaire d’importance, c’était une première pour le PJA. Stefanie Kreiner tient finalement à assurer que l’Association des enseignantes et des enseignants francophones de l’Alberta et ses membres travaillent pour la pérennisation de cet appui essentiel à la communauté.