le Lundi 15 juillet 2024
le Mardi 13 février 2024 18:52 Publireportage

Balado Le savoir et le dire

Le balado Le savoir et le dire : itinéraires de la recherche en français présente Gratien Allaire, Valérie Lapointe Gagnon, Sarah Dickson et Solène Mallet Gauthier. MONTAGE : ACFAS
Le balado Le savoir et le dire : itinéraires de la recherche en français présente Gratien Allaire, Valérie Lapointe Gagnon, Sarah Dickson et Solène Mallet Gauthier. MONTAGE : ACFAS
PUBLIREPORTAGE – Le savoir et la recherche en français ont un grand rôle à jouer dans la vitalité de la francophonie albertaine. Alors que certaines personnes ont retrouvé leurs racines francophones perdues, d’autres ont confirmé la légitimité de travailler en français. Dans l’épisode portant sur l’Acfas-Alberta du balado Le savoir et le dire, produit par l’Acfas, un chercheur et deux chercheuses francophones de l’Alberta racontent de quelle façon la recherche en français a permis à la communauté de resserrer ses liens avec sa langue, son histoire et sa culture.
Balado Le savoir et le dire
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Depuis la création de la section albertaine de l’Acfas en 1983, la recherche en français s’est enracinée dans la communauté francophone de la province. Elle trouve son ancrage au Campus Saint-Jean, seul établissement postsecondaire francophone de l’Alberta.

Ce premier épisode du balado Le savoir et le dire présente une discussion entre trois générations de chercheurs travaillant en Alberta qui peuvent attester du lien concret entre la recherche et la communauté francophone.

Le savoir et le dire : itinéraires de la recherche en français

L’Acfas et ses six sections régionales présentent le balado Le savoir et le dire : itinéraires de la recherche en français. La série propose un voyage d’ouest en est en six épisodes pour explorer les défis, les avancées et les espoirs de la communauté scientifique francophone au pays.

Tous les épisodes sont disponibles sur Acfas.ca et sur votre plateforme de baladodiffusion préférée.

Gratien Allaire était aux premières loges de la création de l’Acfas-Alberta dans les années 1980. Photo : Courtoisie Acfas

Des sentiers de recherche à défricher

L’historien Gratien Allaire était aux premières loges lors de la création du chapitre albertain de l’Acfas. Dans les années 1980, le Campus Saint-Jean mettait l’accent principalement sur l’enseignement plutôt que sur la recherche et «il a fallu un certain temps», se souvient-il, pour élargir le cercle de chercheurs francophones.

Avec le recul, il se réjouit de voir la vitalité de la recherche en français dans la province où il a commencé sa carrière. «Je trouve absolument extraordinaire que la petite graine qu’on a semée au milieu des années 1980 soit en train de donner ce genre de résultats là. C’est absolument fantastique.»

Valérie Lapointe Gagnon est professeure agrégée d’histoire à la Faculté Saint-Jean de l’Université de l’Albertaest l’actuelle présidente de l’Acfas-Alberta. Photo : Courtoisie Acfas

L’Acfas a non seulement contribué à la recherche, mais aussi à l’esprit de la recherche en français en Alberta. Pour Valérie Lapointe-Gagnon, professeure agrégée d’histoire au Campus Saint-Jean de l’Université de l’Alberta, l’Acfas a permis au milieu francophone de la recherche de documenter et de raconter l’histoire des Franco-Albertaines et des Franco-Albertains.

«Jusqu’à la fin des années 1980, il n’y a pas d’école primaire et secondaire uniquement en français. […] Il faut reconnecter avec le français, il faut créer des ressources en français, il faut écrire cette histoire. Et c’est beaucoup à faire pour un très petit groupe de chercheurs, mais l’Acfas va créer l’espace pour le faire.»

Reprendre contact avec ses racines

La recherche en français en Alberta a eu un impact politique, a façonné les institutions francophones de la province et a influencé, à plus petite échelle, des histoires personnelles.

Valérie Lapointe-Gagnon raconte comment l’accès aux archives a permis à une descendante de Dellamen Chevigny, cette pionnière franco-albertaine fondatrice du village de Plamondon, de reconstruire et de raconter en français l’histoire de sa famille. Cette étudiante fait partie de la première génération à renouer avec le français, alors que ses parents et ses grands-parents ne parlent plus la langue.

«On parle de diffusion et [mon étudiante] a lu cette nouvelle-là à son arrière-grand-mère, avant qu’elle décède. Elle comprenait le français et elle pouvait communiquer en français. Donc, on voit comment le français a sauté des générations, puis on voit comment cette diffusion-là a aidé à créer des ressources.»

Lors de ses études à la maitrise en études canadiennes, Sarah Dickson a constaté l’importance de poursuivre l’analyse de l’héritage et de la perception des francophones dans les documents historiques. Elle s’est intéressée à la représentation des Albertains dans les manuels scolaires avant la Seconde Guerre mondiale.

«Un Albertain, à l’époque, dans ces manuels, n’était pas une personne qui parlait français. C’était une personne qui parlait l’anglais. Et il y avait certains stéréotypes associés avec les francophones du Québec, mais on les voyait comme des personnes moins intelligentes», a remarqué celle qui se fait la voix de la relève en recherche dans ce premier épisode du balado.

Le vaste réseau de chercheuses et chercheurs francophones qui se trouvent maintenant sur l’ensemble du territoire de la province témoigne du dynamisme de l’Acfas-Alberta. Les trois invités du premier épisode du balado Le savoir et le dire confirment que la recherche en français en Alberta est bien vivante et que la communauté francophone de la province en ressort forte et dynamisée.

Type: Publireportage

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