Herman Poulin, artiste local de Saint Paul qui accompagne les participants au projet Mosaïque
Au local de l’ACFA régionale de Saint Paul, les jeudis 16 et 23 avril derniers, une quinzaine de personnes issues de la communauté francophone se réunissent autour de l’artiste et sculpteur Herman Poulin. Dans la salle, des toiles, du matériel de peinture et des tissus sont disposés sur de larges tables préparées pour l’occasion. Autour de ces tables, toutes les générations se côtoient, des jeunes élèves de l’école du Sommet, en passant par des mères de famille, jusqu’aux arrière-grands-parents. Les participants se connaissent pour la grande majorité et sont présents pour participer au projet Mosaïque, organisé pour le centenaire de l’ACFA. Les participants sont présents pour deux sessions de trois heures, en soirée. Pour Sylvie Smyl, directrice de l’antenne locale de l’ACFA, « c’était un véritable enthousiasme » de participer à ce projet. Un engouement qui semble être partagé par la communauté, car Sylvie a dû accueillir plus de participants que prévu dans son local. Elle est accompagnée de sa collègue de l’ACFA régionale et d’Herman Poulin, présent pour accompagner et conseiller les participants dans leurs techniques artistiques.
Pour Sylvie Smyl, directrice de l’antenne locale de l’ACFA, « c’était un véritable enthousiasme » de participer à ce projet. Un engouement qui semble être partagé par la communauté, car Sylvie a dû accueillir plus de participants que prévu dans son local. Elle est accompagnée de sa collègue de l’ACFA régionale et d’Herman Poulin, présent pour accompagner et conseiller les participants dans leurs techniques artistiques. Herman prend la parole, il explique les consignes, et invite les participants à réfléchir collectivement, « Comment peut-on représenter la francophonie ? ». Le but est maintenant de dépasser la simple fleur de lys pour raconter sur la toile, les cultures et les histoires personnelles dans toutes leurs diversités autour de la francophonie. Pour Herman, cet atelier est un « évènement rassembleur ».
Herman Poulin présente l’atelier du projet Mosaïque à l’ACFA de Saint Paul (ACFA)
Pour autant, le projet Mosaïque va plus loin que ces œuvres personnelles. Dans toute la province, les organisations régionales de l’ACFA organisent ce type d’ateliers aux côtés de leurs artistes locaux et invitent la population francophone à participer. L’idée est de créer une œuvre d’art collective autour de la diversité des histoires personnelles.
Participante à l’atelier du projet Mosaïque à l’ACFA de Saint Paul (ACFA)
Une culture de la diversité
La francophonie albertaine est composée de populations fortement issues de l’immigration. 30 % de la population francophone albertaine a immigré dans la province et majoritairement pour des raisons économiques. On retrouve dans la population d’anciennes familles québécoises issues de l’agriculture, ainsi qu’une population africaine et européenne. C’est cette diversité de culture et de vie que l’ACFA souhaite ériger en force et en identité pour la minorité francophone. L’intérêt du projet est ainsi de représenter la diversité sociale, culturelle et générationnelle de la communauté francophone albertaine, qui s’étend sur 100 ans d’histoire.
Virginie Rainville, artiste et commissaire en chef du projet Mosaïque de la francophonie albertaine, est chargée de recueillir et sélectionner les 100 toiles provenant des communautés de chacune des villes participant au projet. Virginie exprime que, « pour l’instant, le résultat des toiles ressemble à des couvertures de livres d’histoires illustrés ». Maintenant, l’artiste en cheffe souhaite réaliser une œuvre au visuel chromatique, c’est-à-dire que les toiles seront exposées et assemblées en fonction de leurs dominances de couleurs. C’est donc à cet endroit que l’histoire personnelle peut s’intégrer dans le collectif. Virginie souhaite que la Nation s’incarne par sa diversité culturelle dans une œuvre globale, afin que l’œil du spectateur puisse se perdre dans le détail culturel du dessin. L’idée derrière cette œuvre doit être « extrêmement diversifiée autant dans sa provenance que dans ses thèmes choisis ».
Même si nous avons tous la langue francophone pour base, personne n’a la même culture, c’est ce que je voulais représenter
L’ACFA continue ses ateliers pendant les mois de mai et juin et invite la communauté francophone à s’inscrire afin de participer à cette œuvre collective. La prochaine session se déroule le 8 mai à Edmonton de 18h00 à 21h00, toutes les informations et les dates sont sur le site internet de l’ACFA, https://acfa.ab.ca/evenements/mosaique-de-la-francophonie-albertaine/.
Cet article a été rédigé par un collaborateur externe. Les propos qui y sont exprimés relèvent de la seule responsabilité de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de la rédaction.