La fin du printemps rime avec assemblées générales annuelles

Écrit par : Chloé Liberge

7 juillet 2022

Mots-clés :
Denise Lavallée, directrice générale de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA). Jérémy Lebon, directeur général de la Société cInéMAGINE de l’Alberta. Alphonse Ahola, directeur général de Francophonie Albertaine Plurielle (FRAP). Crédits : Courtoisie
Le mois de juin est souvent la période où les organismes décident de tenir leur messe annuelle. Réalisations de la dernière année, objectifs pour la suivante, élections de nouveaux membres au conseil d’administration, c’est l’heure du bilan.

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Chloé Liberge
IJL – Réseau.Presse – Le Franco

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Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA)

«Cela fait des années qu’on veut offrir des services sur place à Calgary», confie Denise Lavallée, directrice générale de l’AJEFA. Et c’est maintenant chose faite! En février 2022, l’AJEFA a ouvert un bureau satellite grâce à un partage de locaux avec le Centre d’accueil pour nouveaux arrivants francophones (CANAF). Florentine Ngarambe, agente juridique, y est présente pour répondre aux besoins des clients.

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Pour la nouvelle année financière, l’AJEFA a plein de projets en tête, tant pour les aînés que pour les jeunes. En effet, l’association envisage une tournée provinciale et souhaite, entre autres, organiser des ateliers et des sessions d’information destinés à un public plus âgé afin de les sensibiliser contre la fraude et l’escroquerie en ligne.

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Puis, en février 2023, le Sommet des débats sera de retour pour une quatrième édition. La directrice générale témoigne, «c’est l’unique chance pour les jeunes, qu’ils soient à l’école francophone ou en immersion française, de participer à une structure formelle du débat». En équipe de deux, les élèves du secondaire débattront autour de questions sociales, juridiques et politiques. Organisé en partenariat avec Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA), cet événement se déroulera au Campus Saint-Jean.

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La directrice générale l’affirme, «on veut continuer tous nos efforts pour la reconnaissance des droits linguistiques dans le système juridique».

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Quant au conseil d’administration, Me Elsy Gagné, avocate chez Calgary Family Law Associates, poursuit son mandat de présidente alors que trois nouveaux administrateurs ont été élus : Chantal Larocque et Grâce-Chloé Lumbala, deux étudiantes en droit, ainsi que Me Louis Corriveau, avocat à Red Deer. Pour en apprendre davantage : ajefa.ca

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Société cInéMAGINE de l’Alberta

«Redémarrer à plein régime pour pouvoir offrir un maximum d’activités et de films à nos membres», voilà l’ambition de Jérémy Lebon, directeur général de l’organisme qui appuie la promotion de la culture francophone cinématographique. Pendant la pandémie, cInéMAGINE avait dû freiner ses activités en raison de la longue fermeture des salles de cinéma et des restrictions sanitaires dans les établissements scolaires.

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Ainsi, cette reprise commencera dès le mois d’août avec des projections de longs métrages familiaux en extérieur à travers la province. Puis, l’automne marquera le grand retour de la Tournée Jeunesse après deux ans d’absence. En collaboration avec de nombreux cinémas basés à Calgary, Edmonton, Saint-Paul et Grande Prairie, cette activité permet aux écoles francophones et d’immersion française de faire venir leurs écoliers dans les salles obscures spécialement réservées pour l’occasion. Jérémy Lebon affirme, «cela montre aux élèves qu’il n’y a pas que des films anglophones au cinéma».

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Le mot d’ordre de cette assemblée générale annuelle est simple : garder espoir. Avec l’élection d’un nouveau président, Jean-Philippe Chemin, professeur au Lycée international de Calgary, Jérémy Lebon reste optimiste. «Je pense que cette année va être positive, à moins d’un nouveau variant», ironise le directeur général.

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cInéMAGINE propose de multiples activités au cours de l’année afin de soutenir et partager la culture cinématographique francophone en Alberta. Pour découvrir l’organisme : cinemagine.net

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Francophonie Albertaine Plurielle (FRAP)

Pour l’organisme sans but lucratif qui accueille les nouveaux arrivants francophones, l’année 2021 a été très occupée. Avec un budget doublé et des effectifs passant d’une vingtaine à une cinquantaine d’employés, le directeur général de la FRAP est fier. «Nos activités gagnent en ampleur et cette année va être tout aussi occupée que les années précédentes», promet Alphonse Ahola.

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En janvier dernier, un nouveau bureau a ouvert ses portes dans le nord d’Edmonton et ce n’est pas le seul! Le directeur général évoque l’inauguration d’un quatrième bureau à Red Deer en septembre et l’agrandissement de celui situé à Fort McMurray en août. Ces derniers offrent les mêmes services.

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Autre souhait du directeur général, «étendre notre travail du côté de l’inclusion, la diversité et le multiculturalisme». Grâce au financement de Patrimoine canadien, le programme Portail d’Accueil et Services d’Établissement (PASE), qui informe et guide les nouveaux arrivants francophones, va s’étendre. Celui-ci pourra aider les étudiants internationaux, les Néo-Canadiens et les détenteurs de permis de travail.

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De plus, avec l’appui du gouvernement provincial, les jeunes francophones pourront être aidés grâce au programme des travailleurs en établissement dans les écoles (TÉÉ) qui répond aux besoins des familles. Du secondaire à l’université, Alphonse Ahola souhaite, «accompagner les jeunes pour les informer ou les aider à trouver des emplois qu’ils pourront garder après leur formation».

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L’organisme a donc du pain sur la planche pour cette nouvelle année. «Je pense que la FRAP se porte mieux que jamais et nous croisons les doigts pour qu’elle continue à bien se porter», conclut Alphonse Ahola.

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Cette réunion a également vu du changement au sein du conseil d’administration. Trois membres ont quitté, laissant la place à trois nouveaux : Appolinaire Atangana, Khady Kone Abrahams et Filsan Ahmed Youssouf. Pour en savoir plus : frap.ca

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Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA)

2022, synonyme du grand retour des artistes sur les scènes albertaines et canadiennes. Et ce n’est pas l’organisme porte-parole de la communauté artistique et culturelle francophone de l’Alberta qui dira le contraire.

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Lors de son forum annuel des arts et de la culture, cette fois-ci sous le thème Célébrer le passé, se projeter vers l’avenir, le RAFA a rassemblé ses partenaires et le public pour discuter du renouvellement de son plan stratégique. La directrice générale, Sylvie Thériault, ne veut pas se laisser abattre par la pandémie. «Moi, je dis qu’on en a grandi», assure-t-elle.

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Le RAFA, qui fête ses 20 ans d’existence, a réussi à adapter toutes ses activités depuis la COVID-19. «On a réussi à maintenir notre programme en création artistique, donc c’était notre premier gros événement en présentiel», se réjouit Sylvie Thériault. Ce séminaire biennal, Entr’ARTS, offre du perfectionnement aux artistes professionnels et émergents de l’Alberta, du Nouveau-Brunswick, de l’Ouest et du Nord canadien. Des retrouvailles qui ont fait chaud au cœur d’après la directrice générale. «Cela s’est très bien passé, les gens avaient hâte de travailler ensemble.»

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L’assemblée générale annuelle du RAFA a également été l’occasion d’élire un nouveau président, Marcel Préville, et d’accueillir de nouveaux administrateurs, tous des artistes ou des travailleurs du monde de la culture. Sylvie Thériault en est ravie, «n’importe quelle personne ayant déposé sa candidature avait un beau bagage à apporter à notre organisme».

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Cela fait maintenant 20 ans que le RAFA est le porte-parole officiel des arts et de la culture francophone en Alberta. Voici la liste des nouvelles personnes siégeant à son conseil d’administration : Pénélope Gaultier, Fabienne Mamane-Virani, Sophie Gareau-Brennan, Gisèle Villeneuve, Robert Suraki Watum, Josée Thibeault et Julianna Damer. Pour plus d’information : rafa-alberta.ca

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Centre d’appui familial du Sud de l’Alberta

Enfants ou parents, au Centre d’appui familial, on valorise la famille entière. Avec plus de 8 000 participants aux évènements de l’année dernière, Mouna Gasmi, la directrice générale, est ravie de ce bilan. «On a pu présenter une variété très riche de programmes.»

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Parmi eux, beaucoup ont mis en valeur la jeunesse. Afin de les préparer à la vie d’adulte, des ateliers d’entrepreneuriat, de gestion d’argent ou pour faire une bonne entrevue ont été proposés aux 12 à 18 ans. Les plus petits n’ont pas été mis de côté pour autant. Création d’un camp d’été, ateliers de bricolage ou de cuisine, le but est simple : «soutenir la construction identitaire francophone de l’enfant».

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Le Centre d’appui familial continue aussi à prendre soin du bien-être des petits comme des adultes. Avec des cours prénataux qui appuient les parents avant l’arrivée de bébé ou des sessions de marche-écoute pour briser l’isolement, Mouna Gasmi souhaite assurer le confort de chaque membre de la communauté. C’est aussi pour cette raison que le Centre continuera à offrir ses activités en présentiel et en virtuel. Ainsi, même les personnes du sud de la province auront accès aux ressources du Centre.

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Avec l’élection d’un nouveau président, Habib Griri, ancien trésorier du conseil d’administration, la directrice générale tient à remercier son «équipe motivée, compétente et efficace grâce à qui ce travail a été fait». Elle conclut, «c’est une année de succès pour notre centre et on espère le voir continuer à rayonner dans la francophonie albertaine».

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Une nouvelle administratrice a également été élue au sein du conseil d’administration, Tulin Dinger. Pour en savoir plus : centredappuifamilial.ca

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Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA)

Entre l’inauguration de deux nouveaux économusées, l’accueil de nouveaux membres à l’Association bilingue des municipalités de l’Alberta ou la prestation d’ateliers sur la littératie financière dans les écoles, l’agenda du CDÉA a été rempli cette année.

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Mais Étienne Alary, son directeur général, ne perd pas de vue sa mission : «continuer de bien aiguiller, épauler et soutenir nos entrepreneurs francophones qui veulent se lancer en affaires ou qui veulent prendre de l’expansion».

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Parmi les nombreux projets, on retrouve celui du Réseau touristique bilingue du nord de l’Alberta. Grâce à l’investissement fédéral, ces routes bilingues pourront s’étendre au sud de la province. Cinq cents nouveaux attraits seront proposés. Musées, brasseries artisanales ou restaurants seront mis à l’honneur.

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Le CDÉA prévoit également de poursuivre le projet pilote de panneaux d’affichage bilingues à Lac La Biche et à Plamondon. Dans le rapport à la communauté, le Conseil témoigne l’engagement des deux municipalités «à ce qu’une bannière sur deux soit bilingue sur les rues principales». Une promesse que le directeur général apprécie. «On sent une volonté au niveau municipal alors on veut continuer à travailler cet aspect du bilinguisme.»

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Avec des changements au sein du conseil d’administration, le CDÉA sera occupé. Étienne Alary s’enchante, «on dirait que les années se suivent et se ressemblent».

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Le CDÉA est fier d’accueillir cinq nouveaux administrateurs pour leur premier mandat : Mélina Bégin, Marie Lanquetin, Isabelle Leblond, Alèthe Kaboré et Louise Ménard. Pour plus de renseignements : lecdea.ca

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Réseau santé Alberta (RSA)

Pour continuer à offrir un accès à la santé en français, le RSA se mobilise davantage grâce à un nouveau plan stratégique triennal, une vision et une mission renouvelée.
Depuis mars 2021, un groupe de travail ministériel a été formé à la demande du ministre de la Santé. Il s’est réuni à trois reprises au cours des derniers mois. Cela permet, d’après le rapport annuel de l’organisme, de «mettre en œuvre le plan d’action du ministère en lien avec la Politique en matière de francophonie du gouvernement de l’Alberta».

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Et puisqu’en Alberta, aucune loi provinciale n’oblige l’offre active de services de santé en français, son directeur général, Paul Denis, atteste que «si la province le fait, c’est parce que la communauté a réussi à la convaincre de rencontrer ses besoins».

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Il souligne également l’importance de ces réunions. «Il faut investir beaucoup de temps et d’énergie pour faire le réseautage afin de leur faire comprendre l’importance de la langue pour les services de santé.»

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Une participation qui a porté ses fruits puisque deux recommandations faites par le RSA ont été prises en compte dans ce plan d’action 2020-2023 du ministère de la Santé. La première est de créer et de faire connaître à la communauté francophone la liste des services en français existant dans la province et la seconde, de recenser les professionnels de santé bilingues et francophones.

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Le directeur général reste réaliste, «on n’arrivera jamais à tout faire en 100 ans, mais on a des objectifs et on va continuer à les suivre».

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Il n’y a eu aucun changement au conseil d’administration du RSA puisque les personnes dont le mandat venait à échéance ont toutes accepté de reprendre leurs rôles. Pour plus d’information : rsa-ab.ca

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