#SauvonSaintJean, la perspective étudiante

Écrit par : Le Franco

7 août 2021

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Les étudiants du Campus Saint-Jean participent activement à la campagne qui pourrait mettre fin à l’insécurité de l’éducation postsecondaire francophone en Alberta

Véronique Vincent en collaboration avec Sithara Naidoo

La campagne #SauvonsSaintJean, menée par l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), s’épanouit et développe davantage d’initiatives pour les prochains mois. Les étudiant.e.s du Campus Saint-Jean (CSJ), représenté.e.s par l’Association des Universitaires de la Faculté Saint-Jean (AUFSJ) ajoutent un élément important à cette campagne : la perspective étudiante.

Maya Risbud-Vincent, étudiante en 4e année en éducation et conseillère sur l’AUFSJ.
«Mes parents ont lutté pour un secondaire francophone, et maintenant je vis la même chose pour le postsecondaire. On ne devrait pas se sentir en insécurité dans notre francophonie.»
Crédit : Courtoisie

Le sous-financement opérationnel et structurel chronique auquel le Campus Saint-Jean fait face depuis de nombreuses années s’est accentué notamment en 2019 et 2020, lorsque le Campus Saint-Jean a subi une coupure de 19% de ses cours.

«La campagne de l’été dernier avait pour but d’informer les gens de l’enjeu du CSJ. Ce qui a changé cette année est le fait que les étudiants étaient vraiment affectés par les coupures budgétaires et les cours annulés. La participation des étudiants auprès de la campagne est plus attentionnée que jamais, car nous ne voulons pas revivre l’année dernière», explique Eva Matei, conseillère de l’AUFSJ.

Une campagne qui se développe sur les réseaux sociaux

La campagne se passe majoritairement en ligne, notamment sur Instagram, Facebook et Twitter. Les réseaux de l’AUFSJ sont grandement utilisés afin de susciter la participation des étudiant.e.s dans la campagne de l’ACFA.

Eva Matei, étudiante en 4e année et conseillère sur l’AUFSJ, se charge de tout ce qui est visuel touchant la Campagne Sauvons Saint-Jean sur les réseaux de son association étudiante.
Crédit : Courtoisie

Le Instagram @AUFSJ mis au premier plan des témoignages des étudiant.e.s expliquant leur attachement à leur éducation postsecondaire en français. Eva et Maya Risbud-Vincent comptent refaire cette activité avec d’autres questions plus spécifiques liées aux enjeux du Campus. 

Eva explique que «nous allons prendre tous ces témoignages et les utiliser afin d’apporter la perspective étudiante auprès des politiciens.» C’est une campagne qui est loin d’être terminée, nous prévient Maya. C’est pourquoi un de leurs plus grands défis, partage Eva, est de «continuer la campagne avec la même force pendant tout l’été – de maintenir cette énergie.»

Chiara Concini, étudiante en 2e année en arts et vice-présidente externe de l’AUFSJ. «La réaction des étudiants me rappelle que cette campagne à un vrai impact sur de vraies personnes – c’est la source de motivation principale de #Sauvons Saint-Jean.» Crédit : Courtoisie

«Quand je vois différents organismes republier nos publications, ça renforce mon sentiment de communauté et ça montre aussi que ce n’est pas juste l’ACFA, mais une communauté entière contre le gouvernement provincial», partage Maya.

La survie du Campus Saint-Jean concerne tout le monde

«Je ne veux pas que les futurs étudiant.e.s doivent continuer à vivre cette insécurité», dit Maya. À présent, la campagne vise à mettre la pression sur le gouvernement fédéral afin de recevoir leur juste part du 121,3$ million alloué aux institutions postsecondaires de langue française en situation minoritaire. Le Campus Saint-Jean se trouve dans une réalité compliquée, car sans le soutien du gouvernement albertain, ils n’auront pas accès au financement fédéral. 

Joannie Fogue Mgamgne, étudiante en troisième année en arts et présidente de l’AUFSJ. «Quoique soit l’identité francophone, soit immersion soit français tardif ou autre, il y a une volonté d’étudier en français.» Crédit : Courtoisie

Chiara Concini, vice-présidente externe de l’AUFSJ, évoque la difficulté de «faire comprendre que le Campus Saint-Jean, et sa situation, influence la vie de tous les canadiens, le bilinguisme au Canada et l’opportunité de vivre en français.»

La présidente de l’AUFSJ, Joannie Fogue Mgamgne, encourage le public «de rester à l’affût de la situation». Afin de s’informer, les gens peuvent suivre et participer à la campagne sur les réseaux sociaux. Ainsi, il aura bientôt des lettres ouvertes à signer adressées aux représentant.e.s du gouvernement. Ces lettres sont importantes pour montrer que «ce n’est pas seulement une cause d’étudiant.e.s mais une cause qui touche toute la communauté».

Activité de la promotion de la campagne Sauvons Saint-Jean sur le compte Instagram de l’AUFSJ. Crédit : Capture d’écran -Courtoisie de l’AUFSJ

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