Des bulles en français pour tous les passionnés de bandes dessinées

Écrit par : Gabrielle Beaupré

4 décembre 2021

Bonus Cimpaye Tshipamba (à gauche) lit toujours des bandes dessinées et, parfois, il est même accompagné. Crédit : Courtoisie

Pour les petits et les grands enfants de Calgary, Dessinoox vous fait voyager dans l’imaginaire des plus grands illustrateurs de la francophonie.  Avec plus de  800 albums, ce club de lecture deviendra à n’en pas douter un lieu de rencontres pour de nombreux bédéphiles. 

Mettre sur pied Dessinoox est pour son propriétaire, Bonus Cimpaye Tshipamba, une façon de contribuer à la francophonie. «Ici, nous sommes dans un milieu anglophone et la plupart des services qu’on a, c’est surtout en anglais, alors j’ai cru bon de mettre à la disposition des francophones un service de bandes dessinées.» 

Bonus Cimpaye Tshipamba (à gauche) lit toujours des bandes dessinées et, parfois, il est même accompagné. Crédit : Courtoisie

D’ailleurs, depuis deux ans, Bonus Cimpaye Tshipamba fait le tour des commerces et des ventes de bandes dessinées pour s’en procurer. Un projet qu’il a financé avec ses fonds personnels. Le montant de cet investissement reste inconnu, Bonus Cimpaye étant un homme discret. 

Ouvert au centre communautaire CKE, dans le sud de la ville, à quelques pas du parc Héritage, l’initiateur espère que son club de lecture deviendra à long terme un lieu de rencontres pour la communauté. «Un endroit où les francophones et francophiles peuvent venir lire, mais aussi socialiser autour d’un petit café et échanger en français.»

Durant les restrictions sanitaires, le centre communautaire était fermé. Un service de livraison et de location des bandes dessinées était donc offert pour une durée de deux semaines. Néanmoins, Bonus Cimpaye Tshipamba est fier d’avoir ouvert à nouveaux ses portes le 15 novembre dernier. 

Une façon de voyager 

Passionné du 9e art depuis son plus jeune âge, Bonus Cimpaye Tshipamba se souvient de la première bande dessinée qu’il a lue. «Benoît Brisefer, dit-il avec un large sourire. C’est une bande dessinée drôle qui mélange la force et la persévérance d’un jeune garçon». Cette série a été créée par Peyo, ce même auteur belge francophone de la série Les Schtroumpfs.  

Quelques séries de bandes dessinées faisant partie de son catalogue qui en contient 800. Crédit : Courtoisie

Pour Bonus Cimpaye, la bande dessinée a été une façon de voyager pendant son enfance. Habitant au Burundi, il se souvient que lorsqu’il ouvrait ses bandes dessinées, les images lui permettaient de voyager à travers le monde. «C’est comme si j’étais allé en Europe, dans la forêt amazonienne ou dans le Sahara alors que j’étais en Afrique de l’Ouest. Nous sommes même allés sur la lune avec Tintin [dans le 17e album de la collection et intitulé On a marché sur la lune].»

Aujourd’hui résidant à Calgary, il trouve plaisant de pouvoir avoir accès aux nouveautés dès leur sortie sur le marché. «Au Burundi, si une bande dessinée venait juste de sortir, elle arrivait 2-3 ans plus tard chez nous.» Il en profite donc pour agrandir sa collection, en «avoir le plus possible» et dénicher les nouveautés. «Je veux continuer à partager ma passion», déclare Bonus Cimpaye Tshipamba. 

C’est quoi le neuvième art ? 

Cette expression est née en 1964 pour désigner la bande dessinée.  Ainsi celle-ci arrive après les 6 arts classiques (l’architecture, la sculpture, la peinture, la danse, la musique, la poésie), le septième art (cinéma) et le huitième art (selon les avis, radio, télévision ou photographie).

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