le Vendredi 8 Décembre 2023
le Mardi 22 mars 2022 13:00 Francophonie PR

Les Francos-Albertain en misère, car leurs nécessités ne sont pas assouvies

Crédit : AR / Unsplash.com
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Rufine-Tyfaine Tompe - Jeune plume École Boréale - 9e année
Les Francos-Albertain en misère, car leurs nécessités ne sont pas assouvies
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Les Francos-Albertain en misère, car leurs nécessités ne sont pas assouvies

Imaginez devoir faire partie d’une minorité de francophones en Alberta. Vous avez moins d’avantages que les anglophones parce que c’est un milieu qui ne parle pas beaucoup le français. C’est-à-dire que vous avez moins de chance de retrouver des services dans votre langue maternelle.

Quels sont les défis et succès de diriger une école en tant que directrice?

Selon Sonia Coulombe, directrice de l’école Boréale à Fort McMurray, les épreuves qu’elle traverse sont causées du fait que ses élèves parlent toujours l’anglais après qu’elle leur explique que le français est une langue qu’ils devraient plus parler pour ne pas la perdre.

Malgré ces problèmes rencontrés, les succès au sein de son école sont plus grands. Ces élèves se sentent en sécurité, ils se sentent à l’aise pour s’exprimer et se sentent entendus. Elle dit que «ces élèves s’entraident et ils sont une grande famille».

Cependant, son plus grand succès est le fait qu’elle remarque que les élèves lisent davantage et elle est très fière d’eux. Un autre problème que les directeurs d’école éprouvent est de pouvoir accéder à des ressources qui vont pouvoir leur permettre de donner à leurs étudiants des livres francophones pour leurs études, des travaux, des affiches d’explication et plus.

Les problèmes que les francophones vivent en Alberta

La citoyenne de Fort McMurray mentionne que les plus grands problèmes qu’elle endure sont des services dans des hôpitaux. Elle dit qu’elle a des difficultés à rencontrer des médecins et à leur expliquer ce qui ne va pas, car elle ne parle pas couramment l’anglais et la plupart du temps, il ne lui donne pas de services en français.

D’autres problèmes auxquels font face les Franco-Albertains sont de recevoir des services au magasin, s’ils ne comprennent pas ou s’ils ont une difficulté à s’exprimer. Il n’y a pas d’église francophone s’ils veulent faire leur pratique religieuse, pas beaucoup d’écoles dans leur langue maternelle, etc.

Les francophones se sentent négligés et obligés d’apprendre comment se débrouiller dans une communauté anglophone. Ils ont beaucoup de travail à faire, car la plupart de leurs besoins ne sont pas atteints.

Pourquoi déménager dans un milieu anglophone en tant que francophone?

Malgré le fait que leurs besoins ne sont pas comblés, la plupart des francophones ont décidé de déménager dans un milieu anglophone pour des raisons d’emploi. L’un des travaux les plus payants est dans le secteur du pétrole. Ils sont nombreux en Alberta, mais c’est un milieu plus anglophone.

D’autres raisons en particulier pourquoi ils font cela, c’est pour donner la possibilité à leurs enfants d’apprendre deux langues et d’être bilingues. Cela donne à leurs enfants de plus grandes possibilités de travailler et ils vont pouvoir comprendre une langue autre que le français. C’est-à-dire qu’ils vont avoir moins de problèmes quand ils reçoivent des services en anglais en tant que citoyens bilingues.

Après avoir exploré les différentes problématiques liées au fait d’être une minorité francophone en Alberta, vous apprendrez qu’il y a beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages pour les francophones qui déménagent en Alberta au niveau linguistique.

Il y a des bénéfices, mais ce n’est pas assez pour que cette minorité de personnes se sentent assez confortables, entendues et que leurs exigences soient respectées puis comblées. Pourtant, le fait que les francophones avec enfants donnent la possibilité à leurs enfants d’être bilingues va beaucoup améliorer notre futur en tant que Canadiens et nos enfants à mieux s’adapter aux problèmes qu’on doit vaincre.

Que pensez-vous que le gouvernement provincial albertain devrait mettre en place pour bonifier l’expérience de cette minorité de langue?

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Comme ces articles ne sont pas signé par les journalistes du Franco, leur contenu n’a donc pas été vérifié de façon indépendante comme l’usage le veut.
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