Un premier EP pour Sympa César

Écrit par : Gabrielle Beaupré

19 décembre 2021

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L’auteur-compositeur-interprète Sympa César. Crédit : Courtoisie

Connu sur la scène musicale franco-albertaine depuis 2016 grâce au concours Polyfonik, Sympa César a lancé son premier EP (Extended Play) le 5 novembre dernier. Intitulée Quand on s’appelle Sympa, cette œuvre est une invitation «à mieux le connaître» qu’il lance à son public. 

Ces quatre chansons rythmées et dynamiques sont, selon l’artiste, personnalisées. En effet, il y raconte des moments marquants de sa jeune vie. Dans la chanson Navire, il évoque notamment «la peur de devoir quitter mon chez-moi pour réaliser ses rêves de musique».

Après sa formation à l’École nationale de la chanson, Sympa César a l’intention de sortir son premier album. Crédit : Courtoisie

Une peur qu’il a su affronter puisqu’il est étudiant à l’École nationale de la chanson à Granby, au Québec, depuis août dernier. L’Edmontonien y continue de forger ses armes dans le métier d’auteur-compositeur-interprète. «J’adore ça!»

Il ajoute aussi que la date du lancement de cet album condensé est significative. «Le 30 novembre, c’est ma fête, alors je me fais un petit cadeau!»  

Grandir dans la musique

Bien qu’il évolue sur la scène musicale depuis cinq ans, c’était important pour l’auteur-compositeur-interprète de grandir en tant que personne et en tant qu’artiste avant d’enregistrer ce EP. «Je me trouvais un peu trop jeune pour raconter de grandes histoires. Je voulais aller chercher des compétences en écriture pour bien livrer mes textes.» 

Les évènements musicaux tels que Polyfonik, le Chant’Ouest (un concours musical pour les artistes de l’Ouest et du Nord canadien) et le Festival international de la chanson de Granby l’ont notamment beaucoup aidé à se développer musicalement. Il y a côtoyé beaucoup de professionnels de l’industrie qui sont issus de la francophonie canadienne ou du Québec. 

Le premier EP de Sympa César «n’est que le début!» Crédit : Courtoisie

Par ailleurs, Sympa César souligne que ses implications dans la communauté albertaine avec Francophonie Jeunesse de l’Alberta (FJA), le Comité FrancoQueer de l’Ouest (CFQO) et le Centre de développement musical (CDM) lui ont permis de se prononcer sur divers enjeux de société. «Dans la vie, je ne suis pas le genre de monde qui fait brasser des affaires», indique-t-il.  

Prendre la parole

Dans sa chanson Perdu dans le beat, Sympa César ose élever la voix en abordant le racisme, l’assimilation raciale et la brutalité policière. Cette chanson a été écrite lors des manifestations entourant le meurtre de George Floyd. 

C’est d’ailleurs la première fois de sa jeune carrière que l’artiste prend la parole face à ces évènements tragiques. Cette prise de parole coïncide même avec la sortie officielle de cette chanson revendicatrice. Nerveux sur le moment, il a été très ému par la réponse de son public. «Cette chanson a été très bien reçue.» 

Aujourd’hui, Sympa César est très fier de pouvoir partager ses émotions avec son public et affirme que ce «n’est que le début».  

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