UNE ASSOCIATION BILINGUE RECYCLE ET DISTRIBUE LES APPAREILS ÉLECTRONIQUES

Écrit par : Salima Bouyelli

26 mars 2021

Tous les ménages aujourd’hui possèdent au moins un gadget électronique chez eux. Que ce soit un ordinateur, une tablette, en passant par le téléphone mobile, ces appareils ont une durée de vie limitée. ERA, une organisation à but non lucratif, s’est donnée pour mission de les réparer pour les redistribuer. Difficile à assumer en période de rentrée scolaire !

Pour l’association, l’environnement est une priorité. C’est pourquoi elle opte pour la règle des 3 R : réduction, réutilisation et recyclage. La principale activité de l’organisme est celle de remettre à niveau des appareils qui peuvent encore être réparés.

La société ERA, Electronic Recycling Association (ou Association de Recyclage Électronique) est une organisation à but non lucratif dont le siège social est basé à Calgary. Elle existe depuis 2004 et est implantée dans les grandes villes du Canada comme Vancouver, Edmonton, Saskatoon ou Toronto. « On fait de la collecte d’appareils électroniques chez les entreprises pour les aider dans la gestion des équipements », explique Sarah-Ann Gagnon, coordinatrice des donations depuis un an et demi.

Sarah-Ann Gagnon, coordinatrice des donations. Crédit: Salima Bouyelli

L’engagement bilingue de l’association, mais aussi « l’envie de redonner » ont motivé la Québécoise à quitter sa province pour s’installer en Alberta et élargir ainsi le réseau du Québec où la fondation y est installée depuis 3 ans.

Grande pénurie lors des rentrées scolaires

Un des principaux programmes de l’organisme aujourd’hui est le prêt d’ordinateurs portables. Il consiste à aider les familles et les étudiants durant la pandémie. « On a donné plus de 300 ordinateurs portables en juillet 2020, mais les donations se font sur toute l’année. Les organismes peuvent en faire la demande via notre site web » précise Sarah-Ann Gagnon.

L’entrepôt de Calgary déborde d’appareils électroniques. Crédit: courtoisie

Le grand besoin se fait ressentir surtout au moment des rentrées scolaires. « On recherche des ordinateurs portables et des cellulaires, car c’est pratique. Beaucoup de familles ont encore peu accès à ces appareils-là », lance Sarah-Ann en interpellant les particuliers et les entreprises à se débarrasser de leur matériel technologique qui sommeille dans les tiroirs.

Ce camion collecte le matériel technologique usagé. Crédit: courtoisie

La collecte et la réparation du matériel sont faites de façon très sécuritaire à l’aide d’une déchiqueteuse à disque dur et d’un logiciel. « Il y a deux entrepôts à Calgary. On utilise Blancco, un logiciel très réputé, pour effacer toutes les données contenues à l’intérieur des appareils », rassure Sarah-Ann.

Quelques dessins du concours organisé par ERA pour les classes de primaire. Crédit: Salima Bouyelli

Des programmes à visées caritative et éducative

Parfois, l’association reçoit des produits en parfait état de fonctionnement qu’elle redistribue à d’autres organismes caritatifs comme des écoles ou des groupes communautaires. « On priorise les organismes pour s’assurer que ça va aux personnes dans le besoin », précise la coordinatrice.

L’association organise aussi un concours de dessin autour du thème du recyclage et de l’environnement pour les élèves de primaire. Les vainqueurs remportent des ordinateurs. Quant aux plus grands, on leur demande de préparer leur événement de collecte de matériel informatique avec leur école ou leur entourage avec à la clé une bourse pouvant atteindre 10 000 $.

Du bénévolat en échange d’un ordinateur

Pour acquérir une expérience, l’association propose un programme de volontariat et le bénévole repartira avec un ordinateur une fois sa mission accomplie. Enfin, les jeunes ont l’opportunité de développer leurs compétences informatiques grâce à un programme dirigé par un professeur spécialisé.

Il n’est pas nécessaire d’avoir des compétences en informatique pour intégrer la fondation : « Je ne sais pas réparer les ordinateurs, je n’ai pas d’études spécifiques en technologie, mais on apprend beaucoup le boulot sur le tas », avoue la coordinatrice Sarah-Ann Gagnon.

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